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Editorial

Union européenne

Peu à cheval sur la traçabilité

img_alainbazot Alain Bazot
Président de l'UFC-Que Choisir

Plus de trois ans déjà que le scandale des lasagnes au cheval a éclaté… Et l’étiquetage de l’origine des viandes dans les produits transformés, un temps promis, est toujours à l’arrêt ! L’enquête de l’UFC-Que Choisir souligne que les progrès sont bien maigres au rayon de la transparence : 74 % des plats cuisinés à base de poulet, 57 % de ceux à base de porc et 30 % à base de bœuf ne font pas la moindre mention de l’origine des viandes qui entrent dans leur composition. Le laxisme des pouvoirs publics européens envers une réglementation en la matière est inacceptable. Aucun argument sérieux ne peut s’élever en obstacle à l’instauration de cette mesure. L’effet patriotique ? Pas plus que sur les viandes brutes pour qui la mention de l’origine des viandes est obligatoire ! L’effet inflationniste ? Absolument pas : les produits indiquant l’origine des viandes ne sont que 0,7 % plus chers que ceux qui ne la mentionnent pas (soit seulement 1,5 centime de plus pour un plat de lasagnes). En enfourchant ses arguments, le lobby de l’agroalimentaire semble avoir eu, jusqu’à présent, raison de l’intérêt des consommateurs. Il est grand temps que les institutions européennes enlèvent leurs œillères et, enfin, avancent au grand galop sur une mesure réclamée aujourd’hui par 70 % des consommateurs européens.


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