| 13/01/08 Assurances annulationFormule pas magique Souscrire une assurance pour être remboursé de son billet d'avion en cas d'annulation du vol pour cause de grève peut être tentant. Go Voyages s'est immiscé dans cette brèche. En pratique, son assurance dédiée couvre les grèves sauvages, rarissimes dans le transport aérien, et les grèves décidées après l'achat du billet.
Opportuniste, Go Voyages, spécialisé dans la vente de vols secs, vient de communiquer sur son assurance Gocashback, lancée il y a près d'un an. Il est vrai que la fin de l'année écoulée a été marquée par des grèves dans le transport aérien. Or, selon les conditions générales de cette assurance, le billet d'avion est remboursé - « dans les 72 heures » - si le vol est annulé à la suite d'une grève qui n'aurait pas donné lieu à un préavis (en pratique, les « grèves sauvages », fort rares, sont dès lors prises en charge). Il l'est aussi en cas de faillite de la compagnie ou si le passager annule son séjour « à la suite d'un retard de plus de 7 heures occasionné par une mauvaise météo, une défaillance de l'avion ou un autre problème lié à l'aéroport (grève, attentat...) ». Vendue 33 euros par personne pour les moyens courriers et 39 euros pour les longs courriers, la formule Gocashback est en fait incluse dans un « paquet » d'assurances comprenant la garantie « annulation toutes causes (raisons professionnelles, médicales ou personnelles) », vendue seule au prix de 20 ou 26 euros, et la garantie « rapatriement + bagages + retard d'avion », à 16 ou 20 euros. Mais attention, quand on réserve sur Internet, l'assurance Gocashback est pré-cochée. Conséquence, si l'on n'y prend garde, elle est facturée alors même que l'on n'a pas voulu la prendre ! L'expérience montre cependant que la mise en oeuvre des diverses garanties annulation n'est pas toujours simple, l'assureur estimant que le client ne rentre pas dans les conditions strictement prévues au contrat... parfois bien floues. Dans ce cas, toute clause ambiguë doit être interprétée en faveur du consommateur (article 1162 du code civil). Une règle qu'il ne doit pas hésiter à invoquer s'il se voit opposer un refus de garantie.
Arnaud de Blauwe
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