| 26/11/07 CopropriétéRecord de charges En 2006, la hausse des charges de copropriété a été plus forte qu'en 2005. Cinq postes expliquent cette progression : le chauffage, le coût d'intervention des sociétés extérieures, les travaux d'entretien, les assurances et les honoraires des syndics.
Comme chaque année, l'Observatoire national des charges de copropriété, piloté par la Confédération nationale des administrateurs de biens (CNAB), a passé au crible l'évolution des charges. Résultat sans surprise : en 2006, elles ont de nouveau flambé, cette fois de 5,7 %. C'est plus qu'en 2005, et c'est au-dessus d'un rythme déjà soutenu de 4,8 % par an depuis 2002. En moyenne, propriétaires et locataires s'acquittent de 21,1 euros par mètre carré. En cause, la hausse de 13,8 % des dépenses de chauffage, bien sûr, liée au prix de l'énergie. Mais pas seulement. Deux autres postes pèsent de plus en plus lourd dans les charges. L'intervention des sociétés extérieures a ainsi coûté 17 % plus cher l'an dernier, pendant que les travaux d'entretien, imposés par de nouvelles règlementations et par la mise en sécurité des immeubles, ont grimpé de 10,4 %. À noter : les assurances générales augmentent de 3,2 %, et les honoraires des syndics de 3,3 %. Ces derniers, récemment critiqués pour l'opacité de leurs tarifs, devraient dans les prochains mois se conformer à des pratiques plus transparentes. Ces chiffres ne sont toutefois que des moyennes, souligne l'Observatoire. En clair, les charges de copropriété n'évoluent pas de façon homogène sur le territoire. La pression est nettement plus forte à Paris et à Chartres (+9,7 %) ou dans le Sud, à Montpellier ou à Perpignan (+6,7 %), qu'à Strasbourg (+3,7 %), Marseille (+3,2 %) ou Saint-Étienne (+1,3 %). Dans certaines villes importantes, la tendance s'est même inversée. À Nantes, les charges diminuent de 6,7 %, à Toulon, de 6,4 %, et à Chambéry, de 4,8 %. Mais ces baisses sont consécutives à de très fortes augmentations enregistrées les années précédentes.
Anne-Sophie Stamane
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