| 06/10/08 Disques durs externes Simple à installer et de plus en plus abordable, un disque dur externe constitue une solution intéressante pour prolonger l'espace de stockage de son ordinateur. Portable ou transportable, accessible en réseau ou pas, capable ou non de lire des fichiers multimédias... à chacun de choisir en fonction de ses besoins.
Photos, vidéos, fichiers musicaux, jeux, logiciels... les données numériques s'accumulent si rapidement qu'elles se sentent parfois à l'étroit dans le disque dur d'un ordinateur. Un disque dur externe permet d'étendre, simplement et à coût maîtrisé, son espace de stockage. Il suffit de connecter le périphérique à l'ordinateur pour pouvoir y glisser des données.
Un disque dur externe est assez compact et son poids dépasse souvent le kilo. Ces unités de mémoire ne sont donc pas vraiment des produits nomades, même si elles restent transportables. Leur capacité de stockage va de 320 Go à 2 To (1) pour des prix variant de 150 à 500 euros. À ne pas confondre avec la mémoire « tampon » (ou mémoire « cache »), de 8, 16 ou 32 Mo, qui ne sert à qu'à optimiser les performances (et ne saurait constituer un critère de sélection). La taille des plateaux qui le composent leur sert de nom générique : on parle de disques durs 2,5 pouces et 3,5 pouces. La vitesse de rotation des disques durs 3,5 pouces atteint aujourd'hui 7 200 tpm (tours par minute), ce qui assure un bon débit d'écriture et de lecture des données. Cette performance oblige toutefois les constructeurs à intégrer une alimentation électrique, ce qui contraint à disposer d'une prise électrique à proximité. Plus légers (autour de 200 grammes), et donc plus appropriés au transport, les disques durs externes portables disposent eux de plateaux de 2,5 pouces. Ils offrent des capacités plus restreintes, de 160 à 500 Go, pour des prix variant de 65 à 200 euros. Leurs plateaux tournent actuellement à une vitesse de 5 400 tpm, offrant de facto un débit légèrement inférieur aux disques « fixes », mais qui permet d'éviter le branchement sur secteur lors de l'utilisation : la connexion à l'ordinateur, via un port USB ou autre, suffit.
USB, Firewire, eSATA
La connectique présente sur le disque dur est très importante : d'elle dépend la vitesse de transfert des données depuis et vers l'ordinateur. Tous les modèles disposent d'un connecteur USB 2.0, qui offre un débit (théorique) de 480 Mbit/s. Un port Firewire, 400 (400 Mbit/s) et/ou 800 (800 Mbit/s), est néanmoins conseillé. Encore mieux, le port eSATA, qui offre de meilleures performances (2 400 Mbit/s), tend à se généraliser. L'idéal est de choisir un disque dur intégrant ces trois types de connectique. Silencieux et bien aéré
Un disque dur externe de bureau, généralement allumé en permanence, ne devra pas faire trop de bruit en fonctionnement. Le bourdonnement de certains modèles équipés d'un ventilateur de refroidissement peut en effet devenir très gênant au bout de quelques heures. Afin de pouvoir placer au mieux le disque dur externe sur l'espace de travail, les câbles fournis doivent être assez longs. Un mètre apparaît être un minimum pour un raccordement avec un ordinateur placé sous un bureau. Les fabricants tendent à généraliser les supports permettant de placer les disques durs verticalement. Sur un bureau, le gain de place est alors évident. Équipés ou non d'un ventilateur, les modèles « carrossés » d'aluminium sont généralement plus coûteux mais assurent un meilleur refroidissement du disque dur. Ils se destinent à un usage prolongé et intensif. Pour des utilisations ponctuelles, un boîtier en plastique suffit. Disque dur multimédia...
On trouve dans le commerce des disques durs dits « multimédia », qui permettent bien sûr de stocker des fichiers, mais savent également les lire. Il suffit de transférer ses photos, ses vidéos ou encore ses fichiers MP3 sur le disque, puis de connecter celui-ci sur son téléviseur ou sa chaîne hi-fi pour les visionner (ou les écouter). Les modèles aujourd'hui disponibles offrent une capacité de stockage de 320 Go à 1 To. Leur prix est sensiblement plus élevé que celui des disques durs de bureau, entre 200 et 600 euros. Les formats de compression courants sont généralement pris en charge (MP3 et AAC pour la musique, DivX pour la vidéo, JPEG, BMP et parfois même PNG pour les images). Un conseil si vous disposez d'un écran plat : veillez à ce que le disque comporte une prise HDMI pour profiter d'images en haute définition, en plus des connectiques citées plus haut. Par ailleurs, la présence d'une antenne sur le boîtier indique que le disque dur est compatible wi-fi : vous pourrez y déposer des fichiers depuis votre ordinateur sans connexion filaire (si, bien sûr, l'ordinateur est lui aussi compatible wi-fi). ... ou disque « réseau »
Il existe enfin des disques durs « réseau » (des NAS, Network Access Storage), que l'on peut partager entre plusieurs ordinateurs en les connectant à un routeur. Comme tout élément de réseau (ordinateur, mais aussi imprimante partagée, par exemple), ce type de disque dur possède une adresse IP (Internet Protocol). Plusieurs ordinateurs peuvent y accéder grâce à une connexion Ethernet, ou sans fil via un réseau wi-fi. Une interface de gestion permet en général de configurer ses paramètres (droits d'accès, etc.) depuis son ordinateur. De 500 Go à 2 To, leurs capacités sont variables et conditionnent en partie leur prix, compris entre 100 et 600 euros.
1. 1 To = 1000 Go.
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