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PRESTATIONS TOURISTIQUES mardi 8 juillet 2008 Voyage en ligneSix compagnies épinglées Les pratiques commerciales de 6 compagnies aériennes et d'un voyagiste ont été mises en cause par la Commission européenne : tarifs opaques, pratiques déloyales, clauses illégales : tout y est.
Ryanair, Air Berlin, Air Baltic, SkyEurope, Aer Lingus et Brussels Airlines. Elles sont 6 compagnies aériennes à avoir été épinglées par le médiateur en charge des questions de consommation du Danemark. A cette liste s'ajoute un voyagiste : Seat24. Ces 7 sociétés sont accusées entre autres d'afficher sur leur page d'accueil des tarifs attractifs qui ne correspondent en rien à la réalité. Contrairement à ce que prévoit la réglementation, de nombreuses taxes sont ajoutées par la suite (taxe d'aéroport, taxe de bagages, taxe pour paiement par carte bancaire...), faisant considérablement gonfler le prix. Le plus souvent, il faut que le client atteigne la fin du processus de commande pour connaître enfin le prix qu'il va réellement payer. Le médiateur danois dénonce par ailleurs le fait que certaines compagnies ajoutent d'office des options (des assurances facultatives, par exemple) qui seront payées par le consommateur à moins qu'il ne prenne l'initiative de les supprimer. Une mesure considérée comme déloyale et qui augmente le risque de payer des services dont on n'a pas besoin ! « Consommateurs escroqués » Si cette étude a été réalisée sur les sites danois des compagnies aériennes, ces constats peuvent être étendus à tous les pays de l'Union européenne. Et d'ailleurs, jeudi 3 juillet, la commissaire européenne chargée de la protection des consommateurs Meglena Kuneva a soutenu l'initiative du médiateur danois, dénonçant des « problèmes graves et persistants » sur les sites Internet de certaines compagnies aériennes. Il y a deux mois, déjà, la Commission européenne avait dénoncé le fait qu'un tiers des consommateurs réservant leur billet d'avion sur Internet étaient « escroqués, induits en erreur ou mal informés ». De nombreux sites avaient été accusés d'afficher des prix qui ne reflétaient pas la réalité, d'introduire dans les contrats des clauses irrégulières ou de mettre en avant des offres qui n'étaient pas disponibles. Bruxelles avait menacé de prendre des sanctions si la situation ne s'améliorait pas, mais, pour des raisons juridiques, avait décidé de ne pas révéler les noms des compagnies incriminées. Le médiateur danois, lui, ne s'est pas embarrassé de telles formalités. Tant mieux pour les consommateurs qui pourront ainsi faire preuve de plus de vigilance, en espérant, à terme, que ces compagnies rentrent dans le droit chemin.
Cyril Brosset
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