| 27/11/06 Numéros surtaxésL'Arcep s'en mêle enfin L'Arcep souhaite réformer le secteur des numéros surtaxés, qu'elle juge opaque. Elle lance pour cela une grande consultation sur le sujet
Fournir aux consommateurs une information claire sur les tarifs des numéros surtaxés, c'est la moindre des choses. Pourtant, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) constate une « grande disparité (voire opacité) tarifaire » dans les services (prévisions météo, réservation de billets, assistance technique...) accessibles par des numéros à 10 chiffres commençant par 08 (exceptés ceux débutant par 087), ceux à 4 chiffres commençant par 3 ou 1 ainsi que les numéros en 118 réservés aux services de renseignements. Pour clarifier les choses, l'Arcep souhaiterait réduire et harmoniser le nombre de paliers tarifaires disponibles, et surtout faire en sorte que soient clairement détaillés le prix de la communication et celui du service. Et ce n'est pas tout. L'Arcep entend aussi obliger les opérateurs à acheminer tous les numéros surtaxés pour éviter que des services soient inaccessibles depuis certains téléphones. Le contrôle de ces services pourrait enfin être renforcé. L'Arcep envisage en effet de relancer le Conseil supérieur de la télématique et le Comité de la télématique anonyme (CST-CTA) pour veiller à l'application de règles déontologiques de la part des professionnels, et de mettre à disposition des utilisateurs des moyens de filtrage comparables aux logiciels de contrôle parental sur Internet. Pour l'Arcep, la réglementation n'est plus adaptée à la situation actuelle, notamment par le fait de la multiplication du nombre d'opérateurs. Surtout, l'Arcep estime qu'un « risque sérieux d'insatisfaction se développe au sein des consommateurs » et pourrait remettre en cause le développement de ces services qui ont généré 650 millions d'euros de revenus au deuxième trimestre 2006. En fait, cela fait longtemps que les consommateurs se plaignent des numéros surtaxés. Outre un manque d'information sur les tarifs, ils critiquent surtout leur généralisation à outrance. Les numéros surtaxés sont bien souvent incontournables pour joindre les assistances techniques ou les services après-vente (même lorsque le client appelle pour résoudre un problème dont il n'est pas responsable), mais aussi pour contacter une administration ou avoir accès à certains services (réservation de billets, commandes par téléphone...). Dans un avis récemment remis au gouvernement, l'Arcep recommande d'ailleurs que les abonnés qui appellent l'assistance téléphonique de leur FAI (fournisseur d'accès à internet) puissent le faire en composant un numéro gratuit et non un numéro payant ou surtaxé.
Cyril Brosset
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