| 01/09/07 Numéros surtaxésLe Crous donne l'exemple Face à la grogne, le Crous de Paris a décidé de remplacer le numéro surtaxé qui permettait d'accéder au service de renseignement des étudiants par un numéro facturé au tarif local. Les étudiants dont la note de téléphone a flambé seront même remboursés. Tout un symbole à un moment où la plupart des organismes publics adoptent des numéros surtaxés.
Dépenser plusieurs euros pour obtenir un simple renseignement, c'était jusqu'à présent le sort des étudiants parisiens qui souhaitaient suivre l'état d'avancée de leur demande de bourse ou de logement, ou simplement obtenir des réponses à leurs questions auprès d'un conseiller. Il y a encore quelques jours, le Centre régional des oeuvres universitaires et sociales (Crous) de Paris obligeait en effet les étudiants qui souhaitaient le joindre à composer un numéro commençant par 0892, facturé 0,34 euro la minute, voire plus lorsque l'appel est passé depuis un téléphone portable, ce qui est très souvent le cas. Résultat, certains étudiants pouvaient se voir facturer plus de 10 euros pour obtenir un simple renseignement. Face à la grogne, le Crous vient de décider de faire machine arrière. Un numéro indigo, facturé 0,09 euro les 56 secondes de communication, doit entrer en fonction dans les plus brefs délais. Au Crous, on reconnaît que l'initiative n'était pas opportune. « Ce numéro surtaxé a été mis en place il y a 2 ans pour financer le nouvel accueil mis en place, permettant d'accéder à un serveur vocal et à des opératrices, explique Jean-Luc Hembise, le directeur adjoint du Crous de Paris. Au bout de quelques mois, voyant que cette initiative était mal perçue, nous avons fait en sorte que le service soit également accessible à partir d'un numéro classique. Malheureusement, à cause d'un manque de communication entre nos services, nous avons continué à mettre en avant le numéro surtaxé sur nos brochures. » Finalement, le Crous a préféré raccrocher définitivement le numéro en 0892. Les étudiants dont la note est trop salée pourront même se faire rembourser sur présentation de leur facture de téléphone. À l'heure où les administrations imposent les unes après les autres ces numéros surtaxés qui alourdissent la facture des usagers, cette décision ne passe pas inaperçue. Mais il n'est pas sûr que les autres services de l'État décident de se passer de cette manne financière.
Cyril Brosset
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