| 08/09/07 Numéros surtaxésLes petits pas du gouvernement La médiatisation de l'audit sur le coût pour les usagers des numéros surtaxés imposés par les administrations et les organismes sociaux a produit ses premiers effets. Le ministre du Budget vient d'annoncer que les services téléphoniques placés sous sa responsabilité seront facturés au prix d'une communication locale. La mesure est à l'étude pour l'ensemble des services publics.
Après le Crous de Paris, deux services téléphoniques placés sous la responsabilité de Bercy vont abandonner leurs numéros surtaxés en « 0 820 » à 0,12 euro la minute. Dans un communiqué, Éric Woerth, ministre du Budget, assure ainsi que Centre Impôt Service et Info Douane Service, qui reçoivent 1,3 millions d'appels par an, seront bientôt accessibles au prix d'une communication locale. Son entourage ne sait cependant pas encore à quelle date le changement aura lieu. Il n'est pas précisé non plus si les nouveaux numéros seront des numéros spéciaux du type « 0 811 » ou des numéros géographiques classiques. L'information est importante car les « 0 811 », s'ils sont bien tarifés au prix d'une communication locale à partir d'un téléphone fixe, coûtent plus cher dès lors qu'ils sont appelés d'un mobile. Cette première annonce est la conséquence directe de la médiatisation, cette semaine, d'un audit commandé par la Direction générale de la modernisation de l'État, qui dénonce entre autres le coût excessif pour les usagers des numéros spéciaux qui prolifèrent aussi bien pour joindre l'assurance maladie que les caisses d'allocations familiales, certains hôpitaux et les Assedic. Précisément chargé de la modernisation de l'État, Éric Woerth ne pouvait évidemment pas faire la sourde oreille. Mais au-delà de la décision concernant le Centre Impôt Service et Info Douane Service, rien de concret n'est en vue pour les autres administrations. La « réduction des coûts des appels téléphoniques » dans l'ensemble des services publics n'est qu'à l'étude. Autant dire que la fin des numéros surtaxés dans les administrations n'est pas pour tout de suite. Et que la gratuité des services sociaux prévue par la loi n'est pas au programme. Sur ce point, le ministre a simplement demandé la révision en faveur des « populations les plus fragiles » de la liste des numéros totalement gratuits, qu'ils soient passés d'un fixe ou d'un mobile, actuellement réservée aux numéros d'urgence.
Anne-Sophie Stamane
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