Obésité Leclerc dégaine le premier - brève

UFC - Que Choisir

 

Lire aussi


 Communiqué 


Obésité infantile Après l'annonce gouvernementale, aux parlementaires de se mobiliser ! 04/02/08

 Brève 


Charte nutritionnelle Pas pour du beurre 14/02/08

 Communiqué 


L'urgence sanitaire déclarée par le collectif « obésité : protégeons nos enfants » 7 propositions concrètes et consensuelles au gouvernement pour une loi dès 2008 04/12/07

 Communiqué 


Obésité infantile et publicités télévisées Seule une loi peut mettre fin au harcèlement alimentaire des enfants ! 18/09/07

>  Imprimer cette page
Consulter l'essentiel en nutrition


08/03/08
Obésité

Leclerc dégaine le premier


Conformément à la demande du ministère de la Santé, les magasins Leclerc vont supprimer dès juin prochain les confiseries pour enfants aux caisses. Une concertation est en cours entre associations de consommateurs et industriels afin d'évincer des programmes télé pour enfants la publicité pour les aliments gras et sucrés.



On le sait, Michel-Édouard Leclerc, patron des enseignes du même nom, est un habitué des coups médiatiques. Mais cette fois, il donne l'exemple, et ça mérite d'être souligné. Leclerc a décidé de supprimer, dès le 1er juin prochain, les sucreries et chocolats pour les enfants situés au niveau des caisses des supermarchés. Il est de ce fait le premier à satisfaire à la demande du ministère de la Santé qui, le 4 février dernier, avait fait de ce retrait un des axes de son action contre l'obésité.

Cette annonce s'inscrit d'ailleurs dans un contexte plutôt favorable. En effet, suite à la campagne menée par le collectif « Obésité : protégeons nos enfants » (1), des mesures susceptibles de freiner la progression de l'épidémie pourraient bientôt voir le jour. Un cycle de négociations vient ainsi de débuter entre industriels, distributeurs et représentants des consommateurs afin, précisément, de trouver un accord sur le retrait des confiseries aux caisses de l'ensemble des grandes surfaces. Mais pas seulement. Il s'agit également de s'entendre sur la suppression de la publicité pour les produits gras et sucrés pendant les programmes télévisés pour enfants. L'enjeu de ces discussions est de taille : deux millions de jeunes sont actuellement en surpoids ou obèses, et développent des pathologies en conséquence, comme le diabète ou les problèmes articulaires.

Les cantines scolaires ne seront pas épargnées. Car malgré la circulaire de 2001, l'équilibre alimentaire n'est toujours pas une priorité dans l'élaboration des menus. Le futur texte pourrait tout simplement devenir contraignant, obligeant les établissements à prendre au sérieux les questions nutritionnelles.

Au total, après 30 ans de passivité des pouvoirs publics, les signaux envoyés par le ministère de la Santé sont plutôt encourageants. Reste à les concrétiser. Et à s'attaquer à de nouveaux chantiers, comme la publicité sur Internet, ou la valorisation des fruits et légumes dans les magasins.

Des résultats accablants

Les résultats des audits réalisés pendant 3 mois dans 65 départements par le collectif "Obésité : protégeons nos enfants" sur la restauration scolaire et le marketing à destination des enfants souligne l'urgence d'une action gouvernementale :
- 45% des cantines du secondaire ne respectent pas les recommandations nutritionnelles,
- 82% des produits alimentaires pour enfants, mis en avant selon les techniques de marketing de 120 magasins de la grande distribution (brochures, caisses, têtes de gondoles, etc.) sont trop gras ou trop sucrés,
- 87 % des aliments promus par les publicités télévisées lors des programmes pour enfants, portent sur des produits très riches en matières grasses ou en sucre.




Anne-Sophie Stamane

(1) Composé des 6 associations suivantes : AFD, ANDRM, CCC, FCPE, PEEP, UFC-Que Choisir
BLOC INTROUVABLE : BP_ABOWEB0_con.inc

Recevoir gratuitement
notre lettre hebdomadaire

> En savoir plus

BLOC INTROUVABLE : BP_FORUM_con.inc