Pharmacies Les médicaments bientôt en libre-service - brève

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18/01/08
Pharmacies

Les médicaments bientôt en libre-service


Jusqu'alors, le code de déontologie des pharmaciens empêchait la vente en libre accès des médicaments, même hors prescription. Dans trois mois, cette règle ne tiendra plus. Certains produits seront disponibles en linéaires.

Aujourd'hui, seule la parapharmacie - préservatifs, produits d'hygiène, pansements, cosmétiques, crèmes solaires ou substituts de repas - est en libre-service dans les pharmacies. La totalité des médicaments, délivrés ou non sur ordonnance, est forcément remisée derrière le comptoir. Et ce conformément au code de déontologie des pharmaciens, qui spécifie que le professionnel doit veiller à ce que les clients n'aient pas la possibilité de se servir eux-mêmes. Mais dans trois mois, les médicaments qui ne nécessitent pas de prescription du médecin pourront être vendus en libre accès. Ainsi en a décidé la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, en accord avec les représentants des pharmaciens d'officine.

Dans un premier temps, 200 produits auront le feu vert des autorités sanitaires pour être disposés dans les linéaires. Il s'agit d'antalgiques (paracétamol, aspirine ou ibuprofène), d'antitussifs, de médicaments ORL, dermatologiques ou ophtalmologiques, ou encore de spécialités indiquées en gastro-entérologie. Les patchs et gommes à la nicotine censés faciliter le sevrage tabagique seront également concernés. À terme, affirme Roselyne Bachelot, 3 000 médicaments devraient être « éligibles ». La ministre a également souligné que, même si le médicament est en vente libre, le pharmacien devra continuer à jouer son rôle de conseil auprès des patients (c'est indispensable pour des produits qui peuvent faire l'objet de contre-indications). L'information des clients sur certains médicaments sera aussi renforcée (une bonne nouvelle tant certains emballages manquent de précision). Enfin, cette mesure n'aura rien d'une obligation. Chaque officine pourra choisir de proposer ou non des médicaments en libre accès.

La ministre de la Santé attend de ce changement plus de choix pour les patients. Il est vrai que le libre-service permettra de mieux comparer les prix, souvent mal mis en évidence derrière le comptoir. En résultera-t-il une baisse des prix ? C'est aussi ce que souhaite le gouvernement, mais cela dépend également du bon vouloir des laboratoires pharmaceutiques.



Anne-Sophie Stamane

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