Brève
26 juin 2003
CD verrouillés
Le cryptage se lézarde
En instaurant des verrous sur leurs CD pour éviter tout piratage (QC n° 405), les maisons de disques auraient confondu vitesse et précipitation. Les systèmes techniques de protection adoptés ne sont «pas entièrement satisfaisants», a reconnu Hervé Rony, directeur général du Syndicat national de l'édition phonographique (Snep). Il s'agirait, selon la profession, de mesures provisoires qui seront améliorées pour éviter toute incompatibilité avec les matériels existants. Sony music a déjà pris les devants en annonçant qu'il n'y aurait plus de verrou sur ses CD. «Assimiler la copie privée, qui est un droit légal reconnu au consommateur, à du piratage constitue une pure crapulerie intellectuelle», s'indigne notre confrère Chorus (n°44, été 2003). Plutôt que de considérer le consommateur comme «un salaud de pirate», poursuit le magazine, les majors devraient regarder la réplique d'Apple aux États-Unis : plus de 200 000 titres en téléchargement à 0,99 dollar (0,90 euro) l'unité et plus d'un million de morceaux vendus en une semaine, dont la moitié des albums complets pour moins de 10 dollars (9 euros environ).






