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Le ministre de l'Industrie monte au front

Dans un entretien publié le 19 mai par le quotidien Le Parisien-Aujourd'hui en France, le ministre de l'Industrie, Patrick Devedjian, met en garde les opérateurs en affirmant que « les prix sont trop élevés, l'offre de services n'est pas assez diversifiée et la pénétration du marché est largement insuffisante. Je veux voir une évolution notable d'ici à la rentrée de septembre. » Et le ministre de poursuivre : « Je veux une baisse réelle du prix des SMS. » Une exigence que Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, avait déjà formulée il y a quelques mois.


Par ses déclarations, le ministre de l'Industrie vient à son tour conforter la légitimité de l'action de l'UFC-Que Choisir, en première ligne sur le front des tarifs abusifs des SMS. En face, les trois opérateurs de téléphonie mobile (Orange, SFR, Bouygues Télécom) résistent : ils n'ont toujours pas baissé le prix de base d'un SMS. Depuis 1999, année d'ouverture de ce service, il reste scotché à son niveau historique de 0,15 euro (0,12 euro HT). Or, selon une étude de l'UFC-Que Choisir diffusée fin 2003, le coût technique et commercial d'un SMS n'est que de 0,02 euro, ce qui représente une marge nette de 80 % pour les opérateurs. L'UFC-Que Choisir considère dès lors que le prix public devrait tourner autour de 0,05 euro.


SFR a été le premier opérateur à réagir aux déclarations de Patrick Devedjian. Dans l'après-midi même de la déclaration du ministre de l'Industrie, l'opérateur a publié un communiqué annonçant une baisse du prix unitaire du texto à 0,10 euro. Mais pour la majorité des abonnés SFR, ce tarif ne sera applicable que... du lundi au vendredi de 22 h à 8 h, à partir du 1er septembre prochain ! Le reste du temps, son coût unitaire restera donc fixé à 0,15 euro.


Arnaud de Blauwe

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