19/10/04 Prix dans la grande distributionIl faut éradiquer les marges arrières
Le rapport de la commission Canivet ainsi que l'analyse du Conseil de la Concurrence rendus publiques ce jour confirment qu'il existe une causalité directe entre l'augmentation des marges arrières et la spirale inflationniste dont les consommateurs sont les premières victimes. L'UFC-Que Choisir appuie l'idée d'une définition légale de la coopération commerciale mais pense qu'il sera difficile de faire l'économie d'un encadrement strict du niveau des marges arrières. Il est possible et souhaitable de déterminer un plafond de marges arrières déterminé secteur par secteur. Ensuite, il est nécessaire de rétablir les conditions d'une saine concurrence sur chaque zone de chalandise. A l'échelon local, il n'est pas sain de laisser les enseignes constituer des positions dominantes. A ce propos, une étude récente de la DGCCRF démontre que seule la présence d'enseignes concurrentes sur une même zone de chalandise permet au libre jeu de la concurrence de s'exercer normalement. Il sera donc nécessaire d'aller au-delà d'un simple contrôle renforcé des concentrations à venir et d'examiner l'état de la concurrence zone par zone. Ce n'est que dans ces conditions que la proposition majeure d'assouplir le calcul du seuil de revente à perte par la réintégration des marges arrières aura un impact positif et durable. Dans le cas contraire, cet assouplissement pourrait constituer un simple « blanchiment » des marges arrières dont une grande partie relève de pratiques douteuses voire illégales.
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