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Guide d'achat

Smartphones

L'iPhone a-t-il du soucis à se faire ?

Avec un smartphone, on peut certes téléphoner, mais également jouer, installer des applications très diverses, surfer sur Internet, regarder la télé et échanger des courriels. À condition d'y consacrer un certain budget.

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Comme il a démocratisé l'ordinateur individuel à la fin des années 1970, Apple a, avec son iPhone, suscité l'intérêt du grand public pour les smartphones. Ces téléphones, que l'on qualifie d'intelligents car sont dotés de fonctions évoluées, étaient auparavant réservés aux professionnels en manque de courriels lors de leurs déplacements. Désormais, tous les constructeurs proposent des modèles plus ergonomiques qu'à leurs débuts. Les opérateurs mobiles, de leur côté, ont intégré l'accès à Internet et l'échanges de courriels dans des forfaits adaptés (lire encadré). Le grand public s'intéresse donc au multimédia mobile.

Bien choisir son smartphone, c'est déjà faire le tri entre les différents formats proposés par les constructeurs. Bien qu'il y ait eu des améliorations notables, la technologie veut que cette famille de téléphones soit plus encombrante que la plupart des mobiles simples.

Il faudra choisir entre un écran tactile ou non tactile, et entre un « vrai » clavier à petites touches ou un clavier qui apparaît à l'écran (tactile) lorsqu'on en a besoin. On le manipule alors au doigt ou à l'aide d'un stylet, même si ce dernier a pris un coup de vieux ces derniers temps.

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Les différents systèmes d'exploitation

Le deuxième critère à prendre en compte est invisible de l'extérieur. Il s'agit du système d'exploitation, c'est-à-dire du logiciel qui anime le terminal (l'équivalent de Windows ou Mac OS sur un ordinateur). Les cinq principaux aujourd'hui sont Android (Google), Blackberry (RIM), iPhone OS (Apple), Symbian (Nokia principalement) et Windows Mobile (Microsoft). Parallèlement, certains constructeurs tentent l'aventure Linux (un système ouvert) ou sortent des modèles équipés d'un logiciel propriétaire (Bada chez Samsung, par exemple). Le choix d'un système reconnu assure la pérennité de son environnement (lire encadré).

Sur le plan technique, il faut encore s'assurer que le smartphone qui a retenu votre attention dispose d'une puce 3G au minimum. Cette technologie offre des débits (1) assez rapides pour utiliser agréablement le terminal, en navigation comme en réception de courriels, et permet de recevoir la télévision de manière fluide. La 3G+ (HSDPA) fait encore mieux (1). Mais un terminal qui se contente de l'Edge, comme on en croise encore parfois, se révèlera insuffisant. Veillez également à la présence d'une puce wi-fi, qui offre une alternative aux réseaux de téléphonie mobile pour se connecter à Internet.

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L'application TomTom sur iPhone et l'application Google Navigation sur Android

La mémoire, désormais, ne pose plus problème. Les modèles à mémoire interne, comme l'iPhone, offrent au moins 8 Go d'espace de stockage ; pour les autres, les cartes mémoires affichent des prix très corrects (environ 10 euros pour 4 Go). Agrandir son espace de stockage n'est donc pas très onéreux. Cela permet de profiter de toutes les fonctions multimédia, comme l'appareil photo (optez pour un capteur de 3 Mpixels minimum) ou le lecteur MP3. À celles-ci s'ajoute désormais le GPS. Un smartphone permet de s'orienter en voiture ou à pied avec Google Maps (installé par défaut dans la majorité des modèles). Les acteurs traditionnels de la navigation routière (TomTom, Navigon, etc.) ont lancé des applications qui permettent de remplacer les GPS de voiture. Elles sont téléchargeables sur les boutiques en lignes, mais payantes ; il faut compter environ 70 euros pour Navigon ou TomTom pour iPhone. Nokia Maps (pour les téléphones Nokia exclusivement) et Google Navigation (pour les téléphones sous Android) sont gratuits.

Disposer de toutes ces fonctions en poche a un prix : un smartphone coûte logiquement plus cher qu'un téléphone mobile simple. Sans subvention des opérateurs mobiles, il faudra débourser 500 euros au bas mot. Et l'accès au multimédia requiert un abonnement d'environ 50 euros par mois (avec 2 heures de communications). Un budget conséquent qu'il faut avoir envie de consacrer à son téléphone, tout multimédia qu'il soit !

Gare à l'illimité !

Les opérateurs mobiles proposent tous désormais des forfaits incluant l'accès à Internet, les courriels, la télévision, etc. Un peu rapidement, ils les qualifient d'« illimités ». Mais gare, il s'agit en fait d'un illimité... limité. Bouygues Télécom, Orange et SFR accordent aux clients de ces offres un « fair use » (« usage raisonnable ») de 1 ou 2 Go d'échanges de données mensuels. Passée cette limite, ils restreignent le débit, le téléchargement de données (courriels, pages web, etc.) est donc plus lent.

Des systèmes et des « stores »

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Les différentes boutiques d'application

Sous l'impulsion d'Apple, un nouvel écosystème s'est mis en place. Les éditeurs de systèmes d'exploitation ont bâti tout un environnement autour de leur logiciel, en lançant leur boutique d'application en ligne : l'App Store chez Apple, l'Android Market chez Google, Windows Marketplace chez Microsoft, le Blackberry App World chez RIM. Et le succès est au rendez-vous. Les développeurs d'applications se battent pour intégrer le catalogue, et les utilisateurs se délectent de ces petits logiciels qui pimentent leur smartphone. Il faut dire que le choix est extrêmement varié, tantôt pratique tantôt ludique (traduction, grammaire, localisation de restaurants, de stations essence, jeux, actualités, Pages Jaunes, plan du métro, météo, retouche d'image... et ce ne sont que quelques exemples !). Et qu'on trouve sur ces boutiques de nombreuses applications gratuites. Le champion du genre, Apple, totalise 3 milliards de téléchargements et 100 000 applications disponibles.

1. Edge : Edge 384 kbps, 3G : 1,92 Mbps et 3G+ jusqu'à 7,2 Mbps

Camille Gruhier