Les diverses déclinaisons du Nurofen vont disparaître des rayons des pharmacies australiennes. Son fabricant n’hésitait pas à vendre plus cher, sous différentes dénominations selon la pathologie, le même produit ne contenant rien d’autre que… la même dose d’ibuprofène.

 

La justice australienne n’y est pas allée par quatre chemins. Dans un jugement rendu en décembre dernier, elle a ordonné le retrait des boîtes de Nurofen (ibuprofène) traitant spécifiquement le mal de dos, la migraine ou les crampes liées aux règles. Motif : ces produits ne se distinguent en rien de l’ibuprofène de base, puisqu’ils contiennent exactement la même dose de principe actif, et rien d’autre. Ce qui n’empêche pas son fabricant, Reckitt Benckiser, de le vendre deux fois plus cher ! Les poursuites avaient été lancées par la Commission australienne de la consommation et de la concurrence, qui accusait le laboratoire de miser sur l’ignorance des consommateurs pour faire des profits.

En France, le cas de figure existe aussi : le NurofenFem, « contre les règles douloureuses », sous emballage rose fuchsia évidemment, ne contient rien d’autre que 400 mg d’ibuprofène, soit exactement la composition du Nurofen classique. Les prix sont variables d’une pharmacie à l’autre, mais le NurofenFem est en général vendu 50 centimes plus cher.