Huile d’olive Connaissez-vous bien les vertus santé de l’huile d’olive ?

Huile d’olive

Connaissez-vous bien les vertus santé de l’huile d’olive ?

Publié le : 12/04/2018 

La réputation de l’huile d’olive n’est plus à faire mais parmi toutes les allégations qui ont la vie dure, surtout celles provenant de campagnes marketing, toutes ne sont pas exactes. Notre vrai-faux.

 

Elle est moins calorique que les autres huiles

Faux. Toutes les huiles contiennent 100 % de lipides, soit 900 kcal pour 100 g. L’huile d’olive est donc aussi grasse et calorique que les autres huiles et il ne faut pas en abuser. Une à deux cuillerées à soupe par jour suffisent.

Elle appartient à la famille des acides gras mono-insaturés

Vrai. L’huile d’olive est composée à 70 % d’acide oléique (oméga 9), un acide gras mono-insaturé, qui n’affecte pas la santé cardiovasculaire. Elle contient peu d’acides gras saturés et d’acides gras polyinsaturés (notamment d’acide linoléique ou oméga 6) dont l’excès est néfaste pour la santé.

Elle protège des maladies cardiovasculaires

Vrai. Elle est riche en polyphénols et en vitamine E, des antioxydants naturels. Ils protègent les ­vaisseaux sanguins du stress oxydatif et des radicaux libres responsables du durcissement des artères ­(athérosclérose). Elle est à la base du régime méditerranéen, lequel réduit le risque d’infarctus, d’AVC, de diabète de type 2 mais aussi de cancers, de maladies inflammatoires, etc. 

Elle contient beaucoup d’oméga 3

Faux. Elle est pauvre en oméga 3, des acides gras polyinsaturés dit essentiels car l’organisme ne peut pas les fabriquer lui-même. Il faut donc les lui apporter par la nourriture mais nous n’en consommons pas assez. Pour bénéficier d’un apport intéressant en oméga 3, dont les effets protecteurs dans les pathologies coronariennes et la dépression sont reconnus, il est recommandé d’associer à sa consommation quotidienne de l’huile de colza et occasionnellement de l’huile de noix qui en sont riches.

Elle est la plus consommée en France

Faux. C’est l’huile de tournesol la plus consommée alors qu’elle est moins recommandable en raison d’une teneur élevée en acides gras oméga 6 qui ne doivent pas être absorbés en trop grande quantité.

Elle s’altère à la lumière

Vrai. Mieux vaut choisir une huile dans une bouteille opaque et la conserver à l’abri de la lumière. Il est recommandé de la consommer dans les trois à quatre mois après ouverture car elle s’oxyde vite et devient rance. Attention : la date limite d’utilisation optimale indiquée sur les bouteilles est habituellement définie en ajoutant dix-huit mois à la date d’embouteillage (et non de récolte).

Elle résiste bien à la cuisson

Vrai. Sa teneur en acide gras mono-insaturé lui procure une très bonne résistance à la chaleur. Néanmoins, un chauffage à plus de 190 °C n’est pas recommandé, car cela entraîne la dégradation de ses polyphénols et l’apparition de composés indésirables.

Elle est meilleure si elle porte la mention « première pression à froid »

Faux. La « première pression à froid » signifie que l’huile est obtenue par un chauffage à moins de 27 °C qui n’altère pas ses qualités. Cette mention ne se justifie plus aujourd’hui que par le marketing : grâce aux progrès techniques, une deuxième pression avec de l’eau chaude, nécessaire autrefois pour extraire la totalité de l’huile, n’est plus utile.

Elle est, en théorie, de qualité supérieure quand elle est « vierge extra »

Vrai en théorie seulement. Cette dénomination désigne le meilleur niveau de qualité des huiles vierges. L’huile « vierge extra » doit répondre à des critères physicochimiques et de dégustation précis. Mais en pratique, les tests réalisés par Que Choisir montrent que toutes les huiles qui se disent « vierge extra » ne le méritent pas. Par exemple, dans notre test sur les huiles d’olives bio, plusieurs marques se sont révélées de moindre qualité, avec un goût rance ou moisi et non fruité comme il se devrait avec cette appellation.

Brigitte Bègue