par Virginie Bourgeois
GymnasiumLe marketing musclé
Huit ans après notre dénonciation des abus des centres de sport Gymnasium, les plaintes des clients sont toujours aussi nombreuses. D'anciens salariés nous révèlent les dessous de certaines pratiques commerciales.
Chrystèle Dupont se souviendra longtemps des trois ans passés comme hôtesse commerciale du Gymnasium de Vitry-sur-Seine (94). «Chaque jour, raconte-t-elle, les commerciaux de tous les centres étaient notés selon le nombre d'inscriptions réalisées. Les moins performants voyaient circuler des fax avec en face de leur nom des bombes, des têtes de mort ou un pendu.» Son contrat de travail indiquait qu'elle devait réaliser 200 000 F de chiffre d'affaires par mois. Si ce seuil n'était pas atteint, c'était la porte. Tous les responsables de centres étaient soumis à la même pression. «Il fallait atteindre en moyenne 100 000 F par jour dans les centres parisiens, se souvient Isabelle Mercury qui a dirigé plusieurs centres. À défaut, nous recevions une dizaine d'appels téléphoniques par jour et des menaces de mutation.» Pour arriver à ces chiffres, toutes les inscriptions étaient bonnes à prendre. Seule restriction, début 1999, lors d'une soirée pour récompenser les meilleurs commerciaux, Denis Mevel, directeur de la franchise leur déclare : «Je ne veux plus que vous inscriviez de personnes de plus de 70 ans.» Excepté les septuagénaires et plus, pas de restrictions particulières. Jean-Jacques Valsin, professeur de sport dans différents
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