Orthodontie

Témoignages

Publié le : 28/09/2010 

Lors de notre enquête sur l’orthodontie publiée en septembre 2010, nous avons reçu de très nombreux témoignages, souvent édifiants. Nous en publions ici quelques-uns.

 

Marianne E. « 600 euros de l’heure ! »

« Le premier rendez-vous pour poser l’appareil multibagues de ma fille a duré 50 minutes, puis nous avons eu quatre rendez-vous de 10 minutes chacun durant le premier semestre. Soit 1 heure 30 au total, et ça m’a coûté… 900 euros ! Déduction faite du prix de l’appareil (en métal et sur une seule arcade) qui doit s’élever à 200 euros maximum, on arrive à un tarif de 466 euros de l’heure. Le second semestre est au même prix, bien qu’il n’y ait pratiquement plus de matériel à acheter ; cela fera donc du 600 euros de l’heure : qui dit mieux ! »

Catherine Le B. « Trois ans de traitement inutile ! »

« Le traitement d’orthodontie de ma fille Alice par un médecin stomatologiste conventionné par la MGEN s’est très mal passé. Au bout de 3 ans, il n’avait obtenu aucun résultat. Nous nous sommes alors adressés à un chirurgien-dentiste spécialiste en orthodontie (non conventionné par la MGEN) qui a dû tout reprendre à zéro. Avec succès, cette fois. Au total, le traitement “actif” aura duré 9 semestres, auxquels s’ajoute la période de “contention” actuellement en cours. La Sécurité sociale ne prenant en charge que 6 semestres au maximum, nous avons fait appel à l’Ordre des chirurgiens-dentistes pour trancher le différent avec le premier praticien. Le résultat a été sans appel : sa responsabilité dans l’échec du traitement a été reconnue par les experts, nous avons été dédommagés de nos frais et le préjudice moral de notre fille a été reconnu. »

Anne C. « Une vraie torture »

« Mon fils a beaucoup souffert avec cet appareil : aphtes, douleurs tendineuses, maux de tête chroniques, douleurs articulaires. À chaque consultation, il doit être sous traitement antidouleur pendant 48 h. Nous regrettons d’avoir entrepris ce traitement, même s’il n’est pas encore terminé. Nous avons failli tout arrêter en cours de route. »

Marie-Cécile A. « Une pathologie surgie du néant »

« Les praticiens exagèrent avec les tarifs. La plupart du temps, la consultation dure 15 minutes et ils resserrent juste un fil. Un rendez-vous toutes les 6 semaines, comme cela, le nombre de semestres augmente… Une profession qui ne doit pas avoir de soucis de fin de mois et dont l’objectivité sur la nécessité de porter un appareil laisse rêveur.

L’orthodontiste a culpabilisé mon fils en lui prédisant une usure prématurée des dents à la soixantaine, sous prétexte que ses molaires ont une légère tendance à se chevaucher. C’est bizarre que cette pathologie surgisse du néant, car mes quatre grands-parents ont tous eu des dents en bon état à 90 ans ! »

Sophie D. « Ratage grave »

« À la suite de son traitement d’orthodontie, ma fille se retrouve avec une rhizalyse (résorption des racines) importante des incisives. Le praticien qui l’a soignée veut nous faire croire que celle-ci serait due à un choc vieux de 6 ans (choc si minime que nous n’en avons pas de souvenir) et qui de plus ne l’a pas empêché d’installer un appareil multibagues, multipliant ainsi les risques. Selon le parodontologue que nous avons consulté, il est possible que Sidonie perde ses dents dans un avenir plus ou moins proche, le seul traitement restant les implants. »

Valérie O. « Traitement interminable »

« Il faut savoir que lorsqu’on s’engage avec un orthodontiste, le traitement est souvent plus long que prévu. De plus, vous devez avancer la somme au début de chaque semestre (780 euros dans mon cas), la prise en charge par l’Assurance maladie intervenant 6 mois plus tard. Une fois déduits les remboursements de la Sécurité sociale (193,50 euros) et de ma mutuelle (350 euros), le reste à charge est d’environ 247 euros pour chaque semestre. »

Catherine C. « J’ose enfin sourire ! »

« Je regrette surtout de ne pas avoir eu le temps de le faire plus tôt ! J’ose enfin sourire de toutes mes dents et je trouve que cela me rajeunit ! »

Fabienne P. « J’ai gagné en confiance en moi »

« J’ai été complexée par mon sourire pendant 20 ans avant de franchir le pas. Le seul regret que je puisse avoir, c’est le prix qui m’a fait hésiter pendant des années. Mais aussi les jours de congé que j’ai dû sacrifier à ce traitement pendant 2 ans, mon praticien se trouvant à 100 km de chez moi – c’était le seul à faire de l’orthodontie linguale dans ma région. Mais en contrepartie, j’ai gagné en confiance en moi, ce qui m’a valu un poste plus important dans ma société avec une augmentation très appréciable à la clé. Je suis persuadée que je n’aurais pas eu ce poste sans ce traitement, car dès les premiers mois, mon rapport aux autres a changé, le complexe que j’avais au niveau du visage a disparu, ce qui m’a permis d’être plus avenante avec les gens et de leur parler sans grimacer pour cacher mes dents bancales. »

Carine D. « Une petite usine à patients »

« Le reproche principal adressé à mon orthodontiste relève d’un manque absolu d’information ou d’informations parcellaires : sur la durée du traitement, sur la douleur, sur les “effets indésirables” (chuintement, zézaiement, problèmes gastriques), sur les soins prodigués pour l’essentiel par des assistants qui changeaient régulièrement et non par lui. Période réellement affreuse. Orthodontiste soucieux de son image (cabinet luxueux, diplômes américains affichés partout dans la salle d’attente), et de l’extrême rentabilité de sa pratique (cinq ou six assistants exerçaient à sa place, lui allant d’un patient à l’autre pendant quelques minutes), bref une petite usine exploitant des patients. »

Anne C. « Mâchoire bloquée »

« Ma fille a souffert de nombreux effets secondaires après quelques mois de traitement, tels que scoliose, raideur cervicale avec disparition de la courbure cervicale, douleurs musculaires, mâchoire qui se bloque et craque, douleurs dorsales importantes et invalidantes nécessitant ostéopathie et kiné (avec le coût financier que cela implique…). Nous en avons parlé au praticien qui nous a dit que son traitement n’avait rien à voir avec tout ceci. Nous avons tout arrêté en signant une décharge. En quelques jours, les douleurs se sont estompées, la mâchoire ne craque plus, ne se bloque plus. Nous continuons l’orthodontie avec un dentiste qui propose un système beaucoup mieux toléré par le corps, sans résistance. Ce qui est très énervant, c’est le fait de ne pas avoir été entendus par le premier praticien, et qu’il n’ait même pas envisagé que son traitement puisse éventuellement poser de tels problèmes. »

Marc T. « Orthodontie à prix cassés »

« Après visite chez l’orthodontiste et demande de coût du traitement (plus de 1 200 euros à ma charge), je me suis documenté sur Internet et me suis orienté vers la faculté dentaire du CHU. Très bons soins, moins rapides car ils sont réalisés par un étudiant en orthodontie sous la houlette du professeur, mais je m’en tire pour 200 euros au lieu de plus de 1 200, sauf surprise de dernière minute. À conseiller à ceux qui peuvent en bénéficier. »

Marie C. « De la colle sur les dents »

« Nous n’avons jamais eu la moindre explication cohérente concernant le traitement de notre fils. Elles différaient à chaque fois (une dent de travers, puis trop d’écartement, puis problème d’un côté et ensuite c’était l’autre côté). Nous devions prendre rendez-vous 1 mois à l’avance pour rencontrer le spécialiste. Le traitement devait durer 3 semestres et au bout du 5e, nous avons exigé qu’il retire les bagues. Le spécialiste s’est mis très en colère et a refusé de lui délivrer un appareil de contention… Et il lui a laissé toute la colle sur les dents ! Donc notre fils a dû aller chez le dentiste la faire retirer. Celui-ci a râlé disant que ce n’était pas son travail ! Les bagues n’ont rien changé, car il est aujourd’hui évident que notre fils n’en avait pas besoin ! Ce médecin est un charlatan. »

Florence Humbert