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Auto | Décryptage

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Sièges auto

La fixation Isofix

Ce système permet de fixer très rapidement dans la voiture tout siège muni d'attaches Isofix à partir du moment où le véhicule est équipé à cet effet. Décryptage.

La fixation Isofix est aujourd’hui ­présente sur 60 % des véhicules.

La fixation Isofix est aujourd’hui ­présente sur 60 % des véhicules.

Obligatoire depuis 2005 sur tous les nouveaux modèles de voitures, puis sur tous les véhicules qui sortent d’usine depuis ­février 2011, la fixation ­Isofix demeure méconnue. Dès lors, elle est souvent mal et/ou peu employée. Ainsi, la Sécurité routière constate, dans son étude de mars 2012, que 10 % des automobilistes ­seulement se servent de leur fixation Isofix alors qu’environ 60 % des voitures circulant en France en sont équipées sur au moins une place. Pourtant, l’installation d’un siège Isofix sur une place du même nom dans le véhicule est on ne peut plus simple : il suffit de clipser les deux attaches Isofix du siège aux points d’ancrage inférieurs Isofix du véhicule et de placer le troisième point d’attache (un pied béquille, aussi appelé jambe de force, ou une sangle en partie supérieure dite « top tether »). Grâce à cela, toujours selon la Prévention routière, lorsque l’enfant est assis dans un siège Isofix, il est, dans 44 % des cas, bien maintenu (contre 34 % en moyenne pour des sièges traditionnels). Si les fabricants essaient de mettre en avant cette solution, le manque d’information ­(seulement 31 % des conducteurs déclarent connaître le système) et le surcoût du siège (80 à 100 € de plus qu’un siège traditionnel) peuvent expliquer ce mauvais taux d’utilisation.

Ce que dit le règlement

Selon le règlement R44-04 en vigueur (voir « Sièges auto - La réglementation »), le système de retenue Isofix à proprement parler ne peut être que de deux types : universel ou semi-universel (hormis les cas de sièges spécifiques à un véhicule). Dans tous les cas de figure, le système de retenue possède deux attaches Isofix qui s’accrochent aux points d’ancrage inférieurs Isofix du véhicule.

  • Un siège universel est un siège du groupe 1 installé face à la route, équipé d’une « top tether » (sangle supérieure antirotation) et homologué pour être installé aux places Isofix que l’on trouve dans tous les véhicules neufs.
  • Un siège semi-universel est homologué pour être installé aux places Isofix d’une liste de véhicules neufs (liste fournie par le fabricant du siège). Il est forcément de l’un de ces 4 types :

– un siège du groupe 0 ou 0+ installé dos à la route, équipé d’une top tether ou d’une jambe de force ;

– un siège du groupe 1 installé face ou dos à la route, équipé d’une top tether ou d’une jambe de force ;

– une nacelle (groupe 0) installée transversalement, avec un système antirotation si nécessaire ;

– un système de retenue utilisant les points d’ancrage Isofix inférieurs de la place du passager avant et la planche de bord comme système antirotation.

Les pseudo-Isofix

Siège du groupe 1 avec bouclier d’impact.

Siège du groupe 1 Isofix avec bouclier d’impact.

Plusieurs types de sièges utilisent les points d’ancrage inférieurs Isofix du véhicule sans pour autant être de véritables systèmes Isofix selon le règlement. Mais la sécurité qu’ils assurent n’en est pas moins bonne. En voici les exemples les plus courants.

  • Les sièges du groupe 1 installés face à la route utilisant un bouclier d’impact. Démunis de système antirotation, ces sièges utilisent la ceinture de sécurité adulte en plus des deux attaches Isofix. La ceinture enveloppe le bouclier d’impact placé devant le thorax de l’enfant, à la place d’un harnais classique.
  • Les sièges du groupe 2/3, dont les attaches Isofix viennent en complément de la ceinture de sécurité adulte. Si elles ne sont pas prévues à l’origine pour améliorer la sécurité, le fait est que les sièges de ce type utilisables avec et sans les attaches Isofix procurent systématiquement une meilleure protection lorsque les attaches Isofix sont utilisées.
  • Les sièges du groupe 1 face à la route sans système antirotation. Ces sièges sont conçus pour pouvoir se passer du système antirotation, ils sont spécifiques à un ou des véhicules.

À l’avenir, d’autres systèmes pseudo-Isofix verront probablement le jour, mais la nouvelle réglementation I-size qui remplacera le R44-04 d’ici fin 2014 pourrait également les déclarer comme Isofix universels ou semi-universels.

Pas si universel

Si nos tests mettent en évidence les avantages indéniables en termes de sécurité de la fixation Isofix (meilleure stabilité du siège sur la banquette, facilité d’installation, risque d’erreur diminué…), celle-ci ne tient pas toujours ses promesses. Alors qu’elle se présente comme une solution universelle, dans la réalité, elle ne l’est pas vraiment. En effet, certains sièges ne peuvent pas être utilisés avec la ceinture de sécurité du véhicule et ne ­pourront donc pas être placés dans les anciennes voitures non équipées de points d’ancrage inférieurs Isofix. Et pour les autos qui ne possèdent pas de troisième point d’ancrage de fixation supérieure (pour la top-tether), il est parfois impossible d’installer un siège Isofix équipé d’un pied béquille (sur certaines Audi notamment). Certes, les véhicules concernés se font de plus en plus rares, mais l’appellation « universelle » du système Isofix est quelque peu trompeuse.

Attention, certains sièges Isofix ne peuvent pas être installés dans  les véhicules qui ne sont pas équipés des points d’ancrage adéquats.

Attention, les sièges Isofix ne peuvent pas forcément être installés dans tous les véhicules.

Lars Ly
Yves Martin

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