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Etude

Accès aux soins

La carte de la fracture sanitaire

Protocole

Analyse réalisée à partir des données publiques de l’Assurance maladie sur la localisation et les tarifs des médecins de 4 spécialités (généralistes, gynécologues, ophtalmologistes, pédiatres) relevées, au cours du 3ème trimestre 2012, sur www.ameli-direct.fr . Le tarif retenu a été celui le plus souvent facturé par le médecin pour une consultation simple. Parallèlement, la population de chaque commune a été retravaillée pour tenir compte de la demande de soins spécifique des différentes tranches d’âge, et ce pour chaque spécialité étudiée. Par ailleurs, nous avons tenu compte, pour chaque commune, des praticiens installés jusqu’à 30 minutes de route pour les généralistes, et jusqu’à 45 minutes pour les spécialistes.

 

Ces éléments ont permis de définir une densité de médecins disponibles pour 100 000 habitants. Ainsi, conformément à la méthode retenue par les pouvoirs publics pour identifier les déserts médicaux, nous avons travaillé relativement à la densité nationale pour chacune des spécialités. Pour permettre l’identification des situations problématiques, nous avons classé les communes en 5 catégories :

  • Désert médical : densité inférieure d’au moins 60 % à la moyenne nationale
  • Accès difficile aux médecins : densité comprise entre 30 % et 60 % en-dessous de la moyenne nationale
  • Accès satisfaisant aux médecins : densité comprise entre la moyenne nationale et 30 % en-dessous
  • Offre abondante de médecins : densité comprise entre la moyenne nationale et 30 % au-dessus
  • Offre surabondante de médecins :  densité supérieur d’au moins 30 à la moyenne nationale

 

La définition que nous avons retenue pour les déserts médicaux est particulièrement favorable aux médecins. Ainsi, alors que les pouvoirs publics considèrent qu’un territoire est un désert médical quand, au-delà d’une activité soutenue des médecins, leur densité par rapport à la population est de 30 % inférieure à la moyenne nationale, nous avons doublé ce critère, en ne considérant comme désert médical que les territoires dont la densité est 60 % inférieure à la moyenne

 

Pour chacune des 4 spécialités étudiées, afin de tenir compte de la capacité financière des usagers, nous avons calculé l’accès aux soins dans trois situation différentes :

  • L’indifférence tarifaire : en prenant en compte tous les médecins,
    quel que soit leur tarif ;
  • La tolérance aux dépassements pris en charge : en prenant en compte les médecins dont le tarif est au maximum de 40 % au-dessus du tarif de la sécurité sociale (soit la prise en charge médiane par les complémentaires santé aujourd’hui) ;
  • La capacité financière limitée des ménages : en prenant en compte uniquement les médecins qui ne pratiquent pas de dépassements d’honoraires.