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Guide d'achat

Appareils photo numériques hybride

Le choix de l'objectif sur un boîtier compact

À mi-chemin entre les compacts et les reflex, pas tout à fait des bridges non plus, les « hybrides » sont les derniers-nés des appareils photo numériques. Ils ont été spécialement conçus pour ceux qui sont à la recherche d’une qualité proche de celle des reflex associée à la maniabilité des compacts.

Les hybrides combinent les avantages de deux technologies. Grâce à leur boîtier similaire à ceux des appareils photo compacts, ils bénéficient d’un encombrement et d’un poids limités. Mais, comme les reflex, ils offrent la possibilité de changer d’objectif afin de bénéficier d’une bonne qualité d’image et de la possibilité d’adapter sa prise de vue à chaque situation. Au final, les modèles hybrides s’adressent tout particulièrement aux amateurs de belles photos qui ne veulent pas trop s’encombrer.

Plus ou moins compact

Appareil photo numérique hybride

Appareil photo Sony NEX3

Tous les membres de la famille des hybrides ne se ressemblent pas. Certains fabricants cherchent avant tout à rendre leurs appareils les plus compacts possibles. Mais dans ce cas, certains éléments peuvent être sacrifiés. C’est le cas le plus souvent du viseur. Heureusement, certains fabricants livrent avec leur appareil un viseur électronique externe ou le proposent en option (180 € chez Sony, 200 € chez Panasonic). Il demeure toutefois moins précis que le viseur optique propre aux reflex. D’autres jouent plus sur la ressemblance avec les reflex. Ils sont généralement un peu plus imposants. À vous de choisir.

La qualité au rendez-vous

Avec leurs hybrides, les fabricants promettent une « qualité reflex » grâce au fait notamment qu’ils intègrent un capteur large, au moins quatre fois plus grand que ceux des appareils compacts. Leur diagonale atteint 21,6 mm sur un Micro 4/3 (17 × 13 mm), comme chez Olympus ou Panasonic, et dépasse 28 mm lorsque l’appareil hybride est équipé d’un format APS C (24 × 16 mm), comme sur les modèles de Samsung ou Sony.

Les modèles que nous avons essayés à ce jour en attestent : la qualité de l’image est globalement au rendez-vous, tout comme la facilité d’emploi. La réactivité des appareils dépend quant à elle du mode de visée choisi. Si on utilise le viseur (reflex ou électronique selon le type d’appareil), le délai de déclenchement est plus court avec un reflex. En revanche, si on utilise le mode de visée par écran (mode Live View), les appareils reflex sont bien plus lents (une exception : le système utilisé par les reflex Sony Alpha permet des prises de vue très rapides). Quant au mode vidéo, sur ces modèles, il semble être aussi performant que celui des appareils reflex testés (les résultats en laboratoire sont comparables), au moins lorsque les conditions sont bonnes. En lumière faible, ils sont un peu moins performants.

Le prix n’est pas compact

Une ombre au tableau : le prix de ces appareils. S’équiper d’un hybride coûte cher, entre 500 et 1 300 €. De quoi se demander s’il ne vaut pas mieux acheter un bon compact à large plage focale (un gros zoom), pour lequel un budget de 300 € suffit, ou bien un vrai reflex, même d’entrée de gamme. D’autant que, s’ils sont livrés avec une optique « passe-partout » (14-42 mm ou 18-55 mm), les hybrides, pour être utilisés pleinement, devront être assortis d’objectifs complémentaires. Les coûts sont loin d’être négligeables : de 300 à 1 300 € pièce ! Autre bémol, ces objectifs peuvent alourdir considérablement l’appareil. C’est notamment vrai sur les modèles équipés de capteurs APS-C, hormis ceux au format « Pancake » (« crêpe », très fins).

Les limites du recyclage des vieilles optiques

bague_sony.jpg

La photo reflex laisse plusieurs générations de photographes avec un lourd héritage : de nombreux objectifs accumulés au fil des ans. La question de leur compatibilité s’était déjà posée avec le passage de l’argentique au numérique, elle surgit à nouveau avec les hybrides. La réponse est la même : par défaut, elles sont incompatibles. Les montures des appareils diffèrent d’une marque à l’autre et d’une famille d’appareils à l’autre. Pour fidéliser leurs clients, les fabricants ont toutefois mis au point des bagues qui permettent d’adapter une monture à l’autre (visuel ci-contre). Il suffit de trouver la bonne dans la jungle des fabricants et des formats. Et, bien sûr, d’y consacrer un certain budget. Chez Sony, la bague qui permet d’adapter les optiques de la gamme reflex Alpha sur un appareil hybride NEX coûte 200 €. Et elle n’assure pas l’autofocus (les automatismes ne sont le plus souvent pas disponibles lorsqu’on utilise un vieil objectif sur un appareil numérique). Surtout, les objectifs des reflex sont nettement plus volumineux et plus lourds que ceux conçus spécialement pour les hybrides.

 

Camille Gruhier
Cyril Brosset


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