ACTUALITÉ
Lutte contre les moustiques

Une option en plus avec le BTI

Quand il n’est pas possible d’évacuer l’eau stagnante, l’usage d’un insecticide en poudre appelé BTI représente une option à envisager, même dans un jardin particulier.

Dans la lutte contre la prolifération des moustiques, la chasse aux gîtes larvaires est, sans contestation possible, la clé de voûte. Les bébés moustiques se développant sous l’eau mais au contact de l’air, et à la verticale, tous les objets susceptibles de contenir de l’eau stagnante, de la piscine gonflable inutilisée au bouchon de bouteille oublié, en passant par le pied de parasol, la coquille d’escargot désertée, les coupelles de pot de fleurs ou la gamelle pour le chien ou les oiseaux, doivent être rangés ou vidés tous les 4 ou 5 jours. Un coup de chiffon chassera pour de bon tout résidu de ponte. Les récupérateurs d’eau de pluie sont à recouvrir d’un tissu (moustiquaire, vieux drap, voile de rideau) qui laisse passer l’eau mais pas les insectes.

Il y a toutefois des situations où la chasse aux eaux stagnantes atteint ses limites. Que faire quand l’humidité génère des flaques dans le vide sanitaire, sous la maison ? Le bâti sur plots ou pilotis, ou les irrégularités d’un toit-terrasse, peuvent aussi faciliter l’accumulation d’eau, et avec elle le développement des moustiques. Son évacuation peut poser problème. Un puits, ou un bassin en pierre sans écoulement, sont également impossibles à vider régulièrement.

Poudre à répandre sur l’eau à traiter

Dans ce cas, le recours au BTI, un insecticide composé d’une bactérie ancienne (Bacillus thuringiensis israelensis), peut être une option. En vente libre, le BTI se présente sous forme de poudre à répandre sur l’eau à traiter. Il est autorisé par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) pour usage professionnel, mais aussi à destination des particuliers. S’en servir, surtout à l’échelle de petites surfaces, ne représente pas de danger particulier, ni pour l’humain ni pour l’environnement (à grande échelle, son utilisation est discutée). « BTI est une bactérie spécifique, c’est-à-dire qu’elle ne nuit qu’aux moustiques », rassure Frédéric Caray, expert de la Fredon, réseau de préservation du végétal également compétent sur la lutte antivectorielle. Ingérée par les larves, elle libère, au contact de leurs sécrétions digestives, des toxines qui les tuent rapidement. Elle reste active plusieurs semaines. L’eau traitée reste utilisable pour l’arrosage des plantes, une bonne nouvelle si vous devez traiter l’eau d’un puits par exemple.  

Malheureusement, vous ne pourrez pas traiter ainsi les flaques présentes chez votre voisin ! Si vous avez tout tenté contre les moustiques dans votre jardin, et que les nuisances viennent du voisinage proche sans qu’il soit possible d’intervenir, il reste les moustiquaires, les pièges à moustiques ou encore le répulsif antimoustique.

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Anne-Sophie Stamane

Anne-Sophie Stamane

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