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Guide d'achat

Livres électroniques

Faut-il craquer pour une liseuse ?

Techniquement, les différents modèles de livre électronique se valent. Les critères de choix relèvent principalement de la maniabilité, des équipements annexes et des formats de fichier compatibles.

Test Que Choisir : Comparatif Livres électroniques

Livre électronique - ebook

Quel type d’ouvrages peut-on lire sur une liseuse ?

Les liseuses sont bien adaptées au texte, et donc à la lecture de romans. Elles sont aussi capables d’afficher des images et permettent de consulter du texte enrichi, comme des guides de voyage, des ouvrages pratiques, des articles de presse illustrés ou des bandes dessinées. Ces dernières obligent toutefois à zoomer dans la page pour lire les phylactères (les « bulles »). Il est aussi possible d’y glisser des documents personnels, si la liseuse est compatible avec leur format (aucun souci pour lire des documents jpeg, pdf ou txt). Dans la plupart des cas, il suffit de les transférer par un simple copier-coller une fois l’appareil connecté en USB à son ordinateur. Seul Amazon, avec ses Kindle, oblige à envoyer ses fichiers à une adresse e-mail dédiée depuis une adresse e-mail préalablement approuvée.

Où se procure-t-on des livres ?

L’offre d’« eBooks » est pour une grande part constituée d’œuvres classiques libres de droits, donc gratuites. Elles sont à disposition sur le Web sur des sites comme Ebooksgratuits.com, Livrespourtous.com ou encore Manybooks.net. Vous les trouverez parfois en version payante (autour de 1 €), avec la garantie que le texte est sans coquilles ni fautes d’orthographe, et mis en forme pour les liseuses. Parallèlement, l’offre payante se développe. Entre Amazon, Fnac.com, Virginmega.fr et des plateformes comme Numilog.com ou ePagine.fr, des millions d’ouvrages de tous les types sont proposés (en majorité des romans, mais également des guides pratiques, des bandes dessinées, etc.). Toutefois, peu sont en français : 260 000 sur 2,7 millions sur le site Fnac.com, par exemple. Amazon propose aussi une offre vaste de journaux français et étrangers. Différentes enseignes, comme Carrefour, Darty ou Boulanger, ont également ouvert une « e-librairie », accessible depuis leur site Internet.

Pourquoi sont-ils à peine moins chers que leur version papier ?

L’écart de prix entre livres numériques et en papier s’est creusé. Lors de notre dernier test, nous avions constaté des tarifs inférieurs d’environ 15 % pour les versions électroniques. Cette fois, notre relevé montre que l’écart peut frôler 40 % (37 % exactement pour Le guide des meilleurs vins de France 2013, Hachette). La moyenne est plutôt de l’ordre de 25-30 % pour les nouveautés de la rentrée littéraire. Pourtant, le prix passe mal dans l’esprit du consommateur. Mais sachez que si la dématérialisation supprime les coûts d’impression et de stockage physique, elle engendre des frais liés à la numérisation, au stockage et à la sécurisation des fichiers. Difficile, toutefois, de savoir dans quelles proportions. De plus, depuis novembre 2011, la loi sur le prix unique du livre s’applique à l’eBook. Mais la France est en désaccord avec la Commission européenne sur le taux de TVA. Le gouvernement applique aux versions numériques le taux réduit (7 %) dont profitent les ouvrages papier. Or, pour la législation européenne, il s’agit de « services fournis par voie électronique » taxés, eux, à 19,6 %. À l’heure où nous écrivons ces lignes, la ministre de la Culture, Aurélie Filippeti, a reçu un deuxième avertissement, accordant à Paris un mois pour se conformer. Sinon, l’affaire sera portée devant la Cour de justice européenne.

Comment transfère-t-on les fichiers sur la liseuse ?

La plupart des liseuses intègrent une puce Wi-Fi pour se connecter à Internet. Il est donc possible d’acheter des livres directement depuis l’appareil. Amazon et la Fnac donnent un accès direct à leur propre librairie depuis leurs liseuses (respectivement Kindle et Kobo). Pour les autres, l’utilisateur peut accéder à n’importe quelle librairie en ligne en saisissant son adresse dans le navigateur Internet. L’autre méthode consiste à acheter des ouvrages chez les mêmes libraires en ligne depuis son ordinateur et à connecter ensuite sa liseuse en USB pour la synchroniser. Pour les livres payants, cette étape exige l’installation du logiciel Adobe Digital Editions, qui permet de gérer sa bibliothèque, mais surtout… les verrous liés aux fichiers (lire ci-dessous). Sony impose son propre logiciel, Sony eBook Library. Amazon fonctionne différemment : les livres achetés sur son site sont stockés gratuitement en ligne, dans le « cloud », et accessibles en permanence depuis son Kindle.

Liseuses et livres sont-ils toujours compatibles ?

Évidemment non, ce serait trop simple ! Les eBooks payants sont protégés par des verrous numériques (des « DRM », pour Digital Rights Management). Concrètement, vous ne pourrez pas lire sur un Kindle un livre acheté sur Fnac.com. Et inversement. En fait, il existe deux grands systèmes. Le premier est propre à Amazon, qui vend ses fichiers au format propriétaire AZW. Seules ses liseuses Kindle le comprennent. Les autres libraires utilisent tous le format ePub, auquel est greffé un verrou mis au point par l’éditeur Adobe, compatible avec toutes les liseuses.

Peut-on « prêter » ses eBooks ?

On ne prête pas aussi facilement un eBook qu’un bon vieux « poche ». Avec Amazon comme avec le système Adobe (ePub DRM), seules six copies d’un même ouvrage sont autorisées.

Amazon propose depuis peu un service qui permet d’emprunter des ouvrages. L’abonnement, facturé 49 € par an, donne droit à un livre par mois, sans date de retour.

Combien d’ouvrages peut-on stocker ?

Le poids d’un livre varie selon son contenu (présence d’images, notamment) et son format (pdf, ePub, etc.). Ainsi, un article de presse pèse environ 10 Ko, un roman de 300 pages de 20 à 30 Mo. Avec une mémoire interne de 1 à plus de 3 Go, les liseuses permettent donc de stocker des milliers de pages (entre 1 000 et 3 000 romans environ). La majorité des modèles (9 sur les 12 de notre test) peuvent accueillir une carte mémoire pour étendre la capacité de stockage.

Les capacités de stockage annoncées sont théoriques, la mémoire disponible est toujours inférieure de 20 % en moyenne.

La lecture numérique est-elle confortable ?

Oui. L’écran d’une liseuse n’est pas rétro-éclairé, comme c’est le cas sur un téléviseur ou un smartphone. Cela évite de se fatiguer les yeux. Revers de la médaille : impossible de lire dans le noir, à moins que l’appareil n’intègre un éclairage (comme c’est le cas du Kobo Glo et de la Kindle Paperwhite). On peut grossir la taille du texte, changer la police de caractère, chercher un terme dans l’ouvrage ou bien dans un dictionnaire intégré. Autre point fort des liseuses, leur autonomie : elles tiennent des semaines entières ! Autres critères à prendre en compte : la réactivité de l’écran lorsqu’on tourne une page, la facilité d’en marquer une, ou encore la possibilité de prendre des notes.

Liseuse et tablette tactile : quelles différences ?

On peut lire des eBooks sur une tablette tactile. Apple (iOS) et Google (Android) proposent tous les deux une bibliothèque en ligne, l’offre y est comparable à celles des autres libraires. Néanmoins, l’écran d’une tablette fatigue les yeux, au point de décourager la lecture. À l’inverse, une liseuse intègre souvent des fonctions annexes comme l’affichage de photos, la lecture de MP3 ou la navigation sur Internet. Mais l’appareil n’est pas non plus adapté à ces usages : l’écran n’est pas lumineux, et il n’offre pas la réactivité nécessaire. Conclusion : une liseuse est conçue pour lire, une tablette tactile pour tous les usages multimédias.

Question de vocabulaire

Le terme « livre numérique » prête à confusion. Tantôt il désigne le support de lecture (la tablette, ou « liseuse », ou « eBook »), tantôt il désigne l’ouvrage lui-même, qu’on appelle aussi « livre numérisé ». Notez qu’un livre numérique (le fichier) peut également être lu sur un écran d’ordinateur.

Glossaire

 

Carte mémoire. Un emplacement pour carte mémoire permet d’augmenter la capacité de stockage. Malheureusement, tous les livres électroniques n’en possèdent pas.
Le format le plus répandu est le format de carte SD (Secure Digital). On peut également trouver des formats Micro SD.

 

Encre électronique. Il s’agit d’une technique d’affichage qui cherche à se rapprocher de l’apparence d’une feuille imprimée. Cette technique ne nécessite pas d’énergie pour laisser le texte affiché, elle ne consomme que lorsqu’on clique pour tourner une page. Principale application de cette technologie : les livres électroniques. L’absence de rétroéclairage de l’écran permet de surcroît d’éviter la fatigue de l’œil lors de la lecture à l’écran. En revanche, il n’est pas possible de lire dans le noir.

 

Mémoire interne. Elle est de type flash. La mémoire flash est une mémoire de masse à semi-conducteur réinscriptible, permettant de stocker des données qui ne disparaissent pas lors de la mise hors tension. Sa vitesse élevée, sa durée de vie et sa faible consommation la rendent très utile. De plus, ce type de mémoire est très résistant aux chocs.

 

Réflexion. Un écran a tendance à réfléchir la lumière. Cette réflexion doit être la plus faible possible afin de ne pas être gêné par des sources parasites.

Test Que Choisir : Comparatif Livres électroniques

Camille Gruhier
Vincent Erpelding


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