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Thermostat programmableL’obligation d’équipement bel et bien reportée à 2030

Fabrice Pouliquen

par Fabrice Pouliquen

Le report avait été annoncé dès début décembre, il est désormais officiel. Un décret décale l’obligation d’équiper son logement d’un thermostat programmable de 2027 à 2030. Au regard des économies d’énergie que cet équipement permet de réaliser, il peut être bon de ne pas attendre.

En résumé

  • Report de l'obligation Initialement prévue pour 2027, l'obligation d'installer un thermostat programmable dans tous les logements (neufs et existants) est officiellement repoussée au 1er janvier 2030. Ce délai vise à laisser plus de souplesse aux ménages et aux professionnels pour s’équiper.
  • Pas d'obligation de modèles connectés Contrairement aux idées reçues, la loi n'impose pas de modèles connectés coûteux. Des thermostats simples suffisent pour être en conformité et sont plus abordables.
  • Économies d’énergie L'Ademe recommande de s'équiper sans attendre, car l'appareil permet de réduire sa facture d'énergie jusqu'à 15 %.

Roland Lescure, le ministre de l’Économie, l’avait annoncé le 4 décembre dernier. L’obligation d’équiper son logement d’un thermostat programmable serait repoussée de 2027 à 2030. C’est désormais officiel : un décret, publié au Journal officiel le 27 décembre, acte ce report.

Cet équipement permet un pilotage plus efficace du chauffage dans le logement, pièce par pièce ou par zone. À la clé, des économies d’énergie que l’Agence de la transition écologique (Ademe) évalue jusqu’à 15 %. Depuis 2018, l’installation d’un thermostat était déjà obligatoire lors de la pose d’une chaudière neuve. Dans le cadre du plan de sobriété établi en 2022 et conformément à une directive européenne qui prévoit cette obligation, le gouvernement avait élargi cette obligation d’équipement à tous les bâtiments, publics comme privés, neufs comme existants, en la faisant initialement commencer au 1er janvier 2027. En parallèle, un coup de pouce financier de l’État avait été instauré, avant d’être supprimé en raison de suspicions de fraudes massives.

Ce recul de 2027 à 2030 « vise à laisser plus de souplesse aux ménages et aux professionnels pour s’équiper », justifiait Roland Lescure début décembre. L’exécutif semble surtout avoir cédé à la pression de plusieurs responsables politiques qui avaient demandé au Premier ministre d’annuler cette mesure en raison de « la charge énorme pour nombre de propriétaires ».

Un investissement facilement rentabilisé ?

Rappelons que contrairement à ce que laissent entendre de nombreuses publications sur Internet et les réseaux sociaux, ces thermostats ne doivent pas forcément être connectés, c’est-à-dire pilotables depuis une application pour smartphone ou un site Internet. Le décret demande seulement qu’ils offrent la possibilité de définir des zones de température dans la maison ou l’appartement. S’ils n’apportent pas exactement le même niveau de service que les modèles connectés, ces thermostats simples coûtent généralement bien moins cher. L’Ademe estime entre 60 € et 250 € le prix d’un thermostat programmable, auquel il faut ajouter celui de l’installation, compris entre 150 € et 300 €. « Un petit investissement très rentable », précise-t-elle, au regard des économies d’énergie générées.

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