par Audrey Vaugrente
par Audrey Vaugrente
L’été 2026 a déjà dépassé celui de 2025 en nombre de décès « excédentaires ». Alors qu’une quatrième vague de chaleur traverse la France, le bilan des deux premières est très lourd.
Une quatrième vague de fortes chaleurs en deux mois touche la France. Cette succession inédite de canicules affecte rudement les organismes. Dans un premier bilan, Santé publique France estime que 5 764 décès en excès se sont produits entre le 17 juin et le 2 juillet. S’y ajoutent les 300 décès déjà recensés pour la vague de fin mai et les 274 noyades mortelles – essentiellement survenues lors des canicules. C’est plus que sur toute la saison estivale de 2025.
« Inédit par sa précocité, son intensité et sa durée » : c’est en ces termes que Santé publique France décrit l’épisode de très fortes chaleurs survenu mi-juin dans le pays. Et pour cause, c’est l’excès de mortalité le plus élevé depuis 2003 – 15 000 décès étaient alors survenus.
Sur les plus de 5 700 décès recensés, plus de la moitié sont survenus sur les seules journées du 25 au 27 juin. Hormis la Corse, l’Occitanie et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, où les températures étaient moins élevées, tout le territoire est concerné par ce lourd bilan. L’Île-de-France en premier lieu, avec 2 000 décès excédentaires.
Plusieurs travaux ont montré que Paris est l’une des villes les plus exposées d’Europe en cas de canicule, notamment à cause de l’effet d’îlot de chaleur urbain, du manque de végétation et du nombre élevé de bouilloires thermiques.
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Le fardeau risque de s’alourdir encore, puisque la troisième vague de chaleur extrême a démarré le 4 juillet. Les corps n’ont donc pas eu le temps de se remettre d’un épisode très éprouvant. Cette fois encore, 98 % de la population a été placée en vigilance orange ou rouge et les premiers indicateurs montrent une hausse des passages aux urgences pour hyperthermie – ou coup de chaleur – sur la période.
Particulièrement intense, cet été 2026 rappelle que la chaleur tue. Elle affecte en particulier les plus vulnérables (jeunes enfants, personnes âgées, malades ou précaires, travailleurs en extérieur), mais menace la santé de tous. Intense, elle peut aussi dégrader la santé de personnes en bonne santé et ayant une activité physique régulière.
C’est d’autant plus vrai quand les températures nocturnes ne baissent pas suffisamment, empêchant le corps de récupérer. Le risque d’épuisement par la chaleur est alors augmenté. De même pour le risque de déficit en sodium dans le sang (hyponatrémie), en raison d’un apport en eau trop élevé ou d’une transpiration excessive.
Audrey Vaugrente
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