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Guide d'achat

Matelas

Tout savoir pour bien dormir dans son lit

Difficile de s'y retrouver dans le domaine de la literie, notamment en raison de l'abondance des termes de pur marketing. Quelques réponses aux questions que l'on peut se poser avant d'acheter.

Test Que Choisir : Comparatif Matelas

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Ouate outlast thermorégulée, ventilation active brevetée, garnissage microclimat, matelas multi-actif, fibres enrichies d'extrait d'aloé vera, confort cocooning, suspension air spring 18/10e, biportance, cross system, bodyzones... lorsqu'il s'agit de vanter les mérites de leurs technologies exclusives, l'imagination des fabricants de matelas est sans limite. Difficile de s'y retrouver parmi ces termes qui relèvent avant tout du marketing. Voici des pistes pour mieux maîtriser le sujet.

Mousse, latex ou ressorts ?

Les ressorts et la mousse se partagent la préférence des Français, le latex arrivant en troisième position. Il est malaisé de résumer les caractéristiques de chaque matière, la façon d'apprécier un matelas étant éminemment subjective. Tout au plus peut-on dire que, dans les matelas à ressorts, la circulation d'air est a priori mieux assurée : les personnes qui transpirent beaucoup peuvent préférer. Les ressorts sont aussi mieux adaptés aux fortes corpulences.

Densité, nombre de ressorts, quelle incidence ?

On peut imaginer que la densité de la mousse ou du latex reflète la plus ou moins grande fermeté. Mais en réalité, ce n'est qu'un indice car le maintien offert par le matelas dépend également de la méthode de fabrication. Reste qu'une densité minimale est nécessaire : en dessous de 25 kg/m3, le confort n'est en général pas au rendez-vous. À l'inverse, attention aux densités très élevées, car l'effort à fournir pour déplacer le matelas sera à l'avenant. Sur les matelas à ressorts, plus ceux-ci seront nombreux, plus les différentes zones du matelas seront différenciées, avec un meilleur confort à la clé. Les ressorts ensachés apportent un plus en termes d'indépendance des couchages : on dérange moins son voisin lorsqu'on se retourne dans le lit.

Ferme ou souple ?

Aucune norme ne précise à quelles conditions un matelas peut être qualifié de « ferme », de « souple » ou autre. Chaque fabricant emploie ces mentions comme bon lui semble, selon ses habitudes ou ses orientations marketing. Notre test le montre, alors que tous les matelas évalués sont présentés comme « fermes », leurs comportements respectifs passent par toutes les gammes de dureté, de « très ferme » à « très souple ».

Faut-il essayer un matelas ?

Cela semble indispensable. En magasin, n'ayez pas peur du ridicule : allongez-vous sur les matelas qui vous tentent, à deux si l'achat est destiné à un couple. Déterminez d'abord quel type d'âme vous convient (mousse, latex ou ressorts) avant de tester quelques matelas. Dans l'idéal, votre coude ne doit pas trop s'enfoncer lorsque vous vous retournez (trop mou) et, lorsque vous êtes couché sur le dos, il ne doit pas y avoir d'espace entre les lombaires et le matelas (trop dur). Si vous êtes mince, attention aux modèles très fermes, qui pourraient vous occasionner des fourmillements. Pour le reste, tout est question de préférences personnelles. Sachez que certaines enseignes offrent des facilités du type « quinze nuits à l'essai » qui peuvent être utiles.

Doit-il être bien épais ?

Nous avons tendance à le penser car l'épaisseur des matelas est, dans l'inconscient collectif, liée à un certain statut social. Mais ce n'est vrai que jusqu'à un certain point. Au-dessous de 15 cm d'épaisseur, vous risquez de toucher le sommier lorsque vous enfoncez le coude dans le matelas. Pas très agréable ! Mais, entre un matelas de 15 à 20 cm et un autre beaucoup plus épais, il n'y a guère de différences de confort car ce sont les 5 à 6 premiers centimètres qui sont sollicités à longueur de nuit. Pensez aussi au fait qu'un matelas très épais sera plus difficile à déplacer et à loger dans un drap-housse.

Quant aux surmatelas, très utilisés dans des pays où les matelas sont traditionnellement durs, ils ne sont guère utiles chez nous où les couches de garnissages sont souvent épaisses.

Faces été/hiver, est-ce utile ?

Ça ne change pas grand-chose, comme l'avait montré l'un de nos tests il y a quelques années. En mesurant l'énergie nécessaire au maintien de la température selon la face du matelas, nous avions établi qu'il n'y avait pas de différences. Car, outre la nature du tissu employé, l'épaisseur du garnissage est déterminante. Et lorsque des matières prestigieuses (soie, cachemire) sont mises en oeuvre, les couches sont souvent trop minces pour jouer sur le confort. Cela dit, retourner son matelas au changement de saison permet de l'aérer et de mieux répartir les pressions.

Antibactériens, anti-acariens, c'est efficace ?

La multiplication des antibactériens dans notre environnement n'est pas souhaitable et le fait que le matelas soit recouvert d'un drap-housse, voire d'un protège-matelas laisse perplexe sur l'intérêt de cette propriété. Quant aux matelas anti-acariens, ils n'ont pas fait la preuve de leur efficacité et, si l'on est allergique, d'autres mesures d'éviction sont prioritaires : changement des draps et passage d'aspirateur sur le matelas une fois par semaine, lavage du linge de lit à 60 °C, sommier à lattes non recouvert (plus aéré), couettes et oreillers garnis de matières synthétiques plutôt que de laine ou de duvet, aération quotidienne et maintien d'une température fraîche dans la chambre.

La garantie en question

Vingt-cinq ans. C'est la garantie offerte par Ikea sur la plupart de ses matelas. Impressionnant mais sans intérêt. De deux choses l'une. Ou le matelas présente un réel défaut de fabrication et celui-ci se révélera rapidement. Ou il est correctement fabriqué et ne fera que s'affaisser au fil du temps. Or, la garantie exclut « l'usure normale inhérente à ce type de produits, comme par exemple une déformation des surfaces qui ne serait pas liée à une usure prématurée compte tenu de la durée de vie et du comportement communément admis pour des produits semblables ». C'est vague ! Mais cela signifie tout de même que si votre matelas est affaissé au bout de 10 ans, il ne faut pas compter sur la mise en oeuvre de la garantie.

Comme Ikea, la plupart des fabricants se dédouanent en prévoyant une clause selon laquelle l'usure normale est exclue du champ d'application. Toute la question est de savoir ce qu'on peut considérer comme une usure normale. Un creux très apparent qui se révèle dans les 3 ou 4 premières années d'usage ne semble pas normal. Si une telle mésaventure vous arrive, tentez un arrangement amiable avec le vendeur, qui se retournera contre le fabricant. Les professionnels acceptent souvent de changer le matelas s'il y a un défaut manifeste.

En cas d'échec de la procédure amiable :

Certains professionnels affichent des certifications. Si le matelas comporte le logo ci-dessous, vous pouvez saisir le Centre technique du bois et de l'ameublement, 10, avenue de Saint-Mandé 75012 PARIS, qui fera intervenir un expert.

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S'il comporte le logo « Belle Literie » ci-dessous, vous pouvez contacter le Conseil national de la literie, 6, avenue du Coq, 75009 PARIS.

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S'il ne comporte aucun logo, ou en cas d'échec de toutes les procédures précédentes, vous pouvez aller en justice sur le fondement du vice caché.

Test Que Choisir : Comparatif Matelas

Aissam Haddad
Fabienne Maleysson


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