| 13/11/08 GPS Les GPS autonomes constituent la solution de navigation routière la plus répandue. Pour plusieurs raisons : leurs prix ont fondu au cours des dernières années et leur utilisation est globalement simple et intuitive. Tous, pour autant, ne se valent pas.
Pour un budget compris entre 100 et 500 euros, un GPS 1 autonome ouvre la voie à la navigation routière. En pratique, le boîtier intègre les quatre composants d'une solution de navigation, à savoir un récepteur GPS pour capter le signal, des cartes numériques, un logiciel de traitement de l'information et un processeur pour permettre au tout de fonctionner. Il suffit d'installer l'appareil sur son support, de le relier à l'allume-cigare pour écarter toute problématique d'autonomie et de le mettre en marche. Quelques précisions utiles, toutefois, avant le départ.
Affichage : le jour et la nuit
L'efficacité du guidage dépend, entre autres, de la qualité de l'affichage. La taille de l'écran constitue donc un premier critère à prendre en considération. Actuellement, la diagonale moyenne se situe entre 9 et 11 cm. Au-delà, l'encombrement global du boîtier devient gênant pour les utilisateurs réguliers, qui doivent sans cesse ranger leur équipement dans une poche ou un sac pour ne pas tenter les voleurs. Notez que grand écran n'est pas toujours gage de meilleure lisibilité. En effet, certains appareils n'affichent la carte que sur une partie de l'écran, réservant l'espace restant à l'affichage d'informations (kilométrage, vitesse...). Par ailleurs, un affichage de qualité ne va pas sans un mode nuit automatique. Loin d'être systématique, cette fonction est pourtant fort appréciable. Elle évite au conducteur un éblouissement gênant dès qu'il entre dans un tunnel ! S'il n'est activable que manuellement, le mieux reste d'avoir accès à la fonction directement depuis l'écran, sans devoir passer par le menu de l'appareil en pleine conduite. Idem pour le réglage du volume sonore : il doit être facile d'accès pour être rapidement ajusté en fonction de l'environnement. Cartographie : Navteq contre TeleAtlas
Les principaux constructeurs proposent leurs GPS accompagnés d'une cartographie comprenant la France ou l'Europe (compter entre 50 et 150 euros supplémentaires selon les marques) et parfois l'Amérique du Nord pour les plus chers (c'est le cas par exemple du TomTom Go 930, le meilleur choix de notre test de novembre). Tous se fournissent auprès de l'un ou l'autre des deux grands acteurs des cartes numériques, à savoir le Néerlandais TeleAtlas, qui appartient au fabricant TomTom, et l'Américain Navteq, qui est en passe d'être racheté par Nokia après que celui-ci a reçu l'aval de la Commission européenne l'été dernier. Nos tests ont révélé une plus grande précision générale des cartes du second fournisseur. TMC : info ou intox ?
La navigation GPS prend toute sa dimension lorsqu'elle est agrémentée d'informations en temps réel concernant les conditions de circulation : ralentissements, embouteillages, accidents, travaux, alertes météo, etc. C'est l'objet du Traffic Message Channel (TMC), diffusé par le canal RDS (Radio Data System) sur ondes FM 2. Deux sociétés (ViaMichelin et Mediamobile) sont spécialisées dans cette activité, qui consiste à collecter et agréger les informations sur l'état du trafic auprès de différentes sources (directions départementales de l'Équipement, collectivités locales, sociétés concessionnaires d'autoroutes, etc.) et à les diffuser sur les GPS compatibles. Attention, seul le TMC « Premium » offre des informations assez fournies dans les centres urbains fréquemment en proie aux bouchons, le TMC simple ne couvrant que des grands axes qu'il est de toute façon difficile de contourner. Elle est de plus déjà accessible sur la bande FM au travers de stations comme Autoroutes FM. Les constructeurs ne sont pas toujours clairs sur ce point. Et parfois, il s'agit d'un service complémentaire payant. Il est important de demander au vendeur la signification précise des caractéristiques mentionnées, et les surcoûts éventuels. Nos tests montrent qu'à ce jour, qu'il soit simple ou « Premium », le service est assez peu performant. D'abord parce qu'il dépend de sources multiples, ensuite parce que le débit d'information assuré par la bande FM est assez faible, enfin parce que l'information n'est renouvelée que toutes les 5 minutes, ce qui est largement suffisant en milieu urbain pour se retrouver dans un bouchon. Le plus souvent, il n'est capable d'indiquer que les événements perturbant les principaux axes et s'il est capable de prévenir d'un bouchon sur le périphérique, par exemple, il n'est généralement pas en mesure d'indiquer si la petite rue perpendiculaire qui permettrait de s'en échapper est elle aussi complètement encombrée. Petite précision utile, il ne faut pas confondre « information trafic » et TMC : le TMC est le standard européen de codage et de transmission de l'information trafic par les ondes radio FM. Un GPS intégrant un récepteur TMC est capable de capter et de traduire les informations trafic. Mais il n'intègre pas automatiquement le service ! Les points d'intérêt
En plus des informations routières, les éditeurs de logiciels proposent, en série ou en option, de jalonner leurs cartes de points d'intérêt (ou PoI) : banques, hôtels, radars (lire aussi l'encadré), restaurants, stations-service, etc. Les bases de données fournies sont en général assez riches. Mais leur exploitation est plus ou moins pertinente, car elle dépend de nombreux facteurs : qualité du logiciel, puissance du processeur, quantité de mémoire disponible... L'utilisateur peut toujours choisir les points d'intérêt qu'il souhaite afficher (les pharmacies, par exemple). Mais tous les GPS ne gèrent pas la recherche d'un point d'intérêt (une pharmacie, pour reprendre l'exemple) dans un secteur donné. Les fonctions annexes
Pour se distinguer, les constructeurs ajoutent parfois des fonctions annexes à leurs boîtiers : lecture de fichiers musicaux ou vidéo, fonction kit mains libres pour répondre aux appels en gardant les deux mains sur le volant, etc. Réciproquement, certains appareils commencent à intégrer la fonction GPS (voir l'encadré). C'est le cas des téléphones mobiles (plusieurs modèles HTC et Nokia notamment), ou encore de certains baladeurs multimédias. Archos a récemment présenté le 605, un modèle capable de lire de la musique, des films, d'enregistrer les programmes TV, d'afficher des photos... et de guider son propriétaire sur les routes.
 |  | | | Les autres voies de la navigation | | | Le téléphone mobile Connecté en Bluetooth à un récepteur GPS (entre 50 et 150 euros), ou équipé d'un récepteur intégré, un téléphone mobile peut se transformer en système de navigation. Il faut y installer un logiciel de navigation (type Garmin Mobile XT, TomTom ou Wayfinder). Pour les cartes numériques, deux solutions. Elles sont stockées soit sur une carte mémoire à insérer dans le téléphone, soit sur le serveur d'un prestataire qui transfère les itinéraires à la demande, via le réseau de téléphonie mobile. Les opérateurs proposent désormais leur propre solution (Orange Navigation ou SFR Navigation), incluant récepteur, logiciel de navigation, cartes et communications pour 10 euros par mois, sans engagement.
Les GPS de série Ces systèmes de navigation sont intégrés au tableau de bord des véhicules, en première monte. La facture est souvent salée pour cette option (entre 1 000 et 3 000 euros), proposée principalement sur des véhicules haut de gamme. Le système est relié au compteur de vitesse, ce qui lui permet d'estimer la position du véhicule en cas de perte du signal (dans les tunnels ou en cas de nuages denses, par exemple). Ce type d'installation est en général composé d'une centrale, située dans le coffre ou dans la boîte à gants, et d'un écran déporté, placé sur le tableau de bord ou ventousé au pare-brise. Les câblages sont assez complexes, mais discrets. Il est possible de le faire poser en seconde monte moyennant un passage par l'atelier.
Les autoradios GPS Les modèles de base (DIN 1, environ 700 euros) offrent un affichage restreint en raison de la taille réduite de l'écran. Seules les indications dynamiques (intersection, direction...) sont affichées. À moins d'opter pour un modèle avec écran motorisé rétractable (à partir de 900 euros). Certains modèles récents de véhicules permettent d'installer un autoradio « double DIN », deux fois plus large : dans ce cas, il intègre un grand écran que l'on peut ranger dans la boîte à gants, comme un autoradio classique (entre 400 et 2 000 euros).
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