par Adeline Lorence
Maison de retraite : comment choisir un Ehpad et combien ça coûte ?
Perte d’autonomie, isolement, peur de la chute à domicile, épuisement des aidants ou aggravation de l’état de santé : plusieurs situations peuvent conduire à envisager une entrée en Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), établissements appelés progressivement à changer de nom pour devenir les Maisons France Autonomie. Mais comment savoir si c’est la bonne solution ? Existe-t-il des alternatives, et quel budget prévoir ? Voici quelques clés pour vous guider.
Quels besoins faut-il prendre en compte avant de choisir un Ehpad ?
Le premier critère est de bien vérifier que l’établissement répond aux besoins de la personne âgée. Il faut tenir compte de son état de santé, de son niveau d’autonomie, mais aussi de ses habitudes de vie. Les services proposés peuvent également faire la différence : coiffure, animations, restauration, espaces extérieurs… En cas de troubles cognitifs, il est important de vérifier si l’établissement dispose d’un espace adapté, ou d’une unité sécurisée en cas de troubles plus sévères.
Même si l’entrée en Ehpad n’est pas urgente, mieux vaut anticiper. « Réaliser une inscription de précaution, prendre rendez-vous pour visiter les établissements de son territoire, réaliser un court séjour d’hébergement temporaire “juste pour voir” n’engage absolument à rien, mais facilitera grandement l’orientation si, un jour, l’entrée en Ehpad devient nécessaire », préconise Audrey Le Roux, directrice de l’Ehpad public Amicie à Montfort-le-Gesnois, dans la Sarthe, et présidente de l’association des directeurs d’Ehpad publics de la Sarthe.
Faut-il choisir un Ehpad proche de son domicile ?

La localisation est un critère important. Souvent, la personne âgée aspire à rester dans le secteur de son ancien domicile pour conserver ses habitudes et être à proximité de ses proches. « Il me semble surtout important de tenir compte des points communs potentiels que les futurs résidents pourront retrouver dans leur nouveau lieu de vie », observe Audrey Le Roux. Retrouver des lieux connus, voire d’anciens camarades de classe ou de travail, peut faciliter l’adaptation des résidents.
Combien coûte un Ehpad ?
En 2024, le coût mensuel était de 2 164 € dans les établissements habilités à recevoir des bénéficiaires de l’aide sociale à l’hébergement (ASH) et de 3 128 € dans les autres, selon la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). Les tarifs dépendent donc du statut de l’établissement (habilité à l’aide sociale, privé, public, associatif) mais aussi de la localisation, des prestations proposées et du type de chambre.
Certains aménagements peuvent être discutés. « Le tarif d’hébergement des places non habilitées à l’aide sociale est fixé librement par l’établissement, mais nos adhérents proposent des solutions adaptées aux moyens de chacun », précise Jean-Christophe Amarantinis, président du Synerpa, le Syndicat national des établissements et résidences privés pour personnes âgées.
Comment comparer les prix des Ehpad ?

L’annuaire public des Ehpad, disponible sur le site pour-les-personnes-agees.gouv.fr, permet de comparer les tarifs en sélectionnant une localisation. Ces tarifs peuvent également être demandés directement aux établissements, par téléphone ou via leur site Internet.
Comment vérifier la qualité d’un Ehpad ?
La qualité du cadre de vie, du bâtiment et de l’accompagnement doit être examinée avant l’entrée. Les évaluations de la Haute Autorité de santé (HAS), accessibles sur l’onglet Qualiscope, constituent un indicateur utile. En recherchant le nom de l’établissement, il est possible de consulter les résultats de sa certification et les notes obtenues sur des critères comme les droits des résidents, la bientraitance ou la coordination des équipes. Attention toutefois, tous les établissements n’y apparaissent pas encore.
Faut-il visiter plusieurs Ehpad et quels points comparer ?
Il est vivement conseillé de visiter plusieurs établissements avant de faire son choix. La visite permet de découvrir les chambres, la salle à manger et les espaces communs, mais aussi d’observer la vie quotidienne. À cette occasion, vous pouvez poser plusieurs questions pratiques : la cuisine est-elle réalisée sur place ? Le linge est-il entretenu par l’établissement ? Les familles peuvent-elles partager des repas avec leurs proches ? Quel est le planning des animations ? Un véhicule adapté est-il disponible pour organiser des sorties ?
Si possible, mieux vaut visiter en famille, pour permettre aux proches de se projeter eux aussi dans ce futur lieu de vie.
Est-il obligatoire de rencontrer la direction ?
Dans ce parcours d’entrée en établissement, rencontrer la direction n’est pas la priorité. En général, la visite de l’établissement est organisée par l’infirmière coordinatrice, un cadre de santé, un adjoint administratif ou un chargé des admissions. La rencontre avec la direction intervient plutôt une fois la décision d’entrée prise.
Que faut-il vérifier dans le contrat d’un Ehpad ?

La signature d’un contrat de séjour est obligatoire lors de l’entrée en Ehpad. Quel que soit l’établissement, il doit préciser les conditions d’accueil et de séjour, le tarif de l’hébergement, le prix des prestations et la liste des prestations minimales. Ce document doit aussi préciser les modalités de rupture et prévoir un délai de rétractation de 15 jours. Au-delà de cette période, le contrat peut être résilié à tout moment par écrit, avec un préavis réglementaire de 1 mois.
Comment s’assurer de l’implication de la personne âgée dans le choix d’un Ehpad ?
Au-delà de tous ces aspects administratifs, l’un des points essentiels est d’associer, autant que possible, la personne âgée au choix de l’établissement. Lorsque son état de santé l’empêche de se déplacer, certains Ehpad proposent qu’un membre de l’équipe vienne à son domicile pour faire sa connaissance et répondre à ses questions.
Si elle refuse catégoriquement d’entrer en Ehpad, les proches peuvent toujours visiter l’établissement seuls. « Le futur résident reste le principal intéressé, mais cette visite de la famille peut permettre de lui en parler, de lui montrer des photos ou des vidéos et de l’aider à se projeter dans cette nouvelle vie », souligne Audrey Le Roux.
Que comprend le prix de l’hébergement en Ehpad ?
Le tarif de l’hébergement comprend un socle de prestations minimales obligatoires : la chambre, la salle de bains, l’entretien et le nettoyage, l’accès à Internet, la restauration, la blanchisserie et les animations. Le prix peut ensuite varier selon la taille de la chambre et ses équipements. Une chambre avec balcon peut, par exemple, coûter plus cher.
La localisation fait aussi évoluer le prix. À Paris, pour un même niveau de prestations, le coût sera plus élevé que dans certaines petites villes.
À quoi correspond le coût de la dépendance ?

Le tarif dépendance correspond à l’accompagnement nécessaire pour les actes de la vie quotidienne comme se lever, se laver ou manger. Tous les résidents doivent s’acquitter d’un ticket modérateur, soit le tarif appliqué aux résidents les moins dépendants. D’après la grille d’évaluation du Gir (groupe iso-ressources), il s’agit des Gir 5 et 6. Ces tarifs sont fixés par les conseils départementaux.
Qui paie les soins en Ehpad ?
Les soins médicaux pris en charge par l’équipe de l’Ehpad sont remboursés à 100 % par la Sécurité sociale. Le résident n’a pas à les avancer. La prise en charge des consultations réalisées par des professionnels extérieurs dépend du fonctionnement de l’établissement. Dans un Ehpad en « tarif soins partiel », le résident règle ses frais médicaux et il est remboursé par l’Assurance maladie et sa complémentaire santé, dans les mêmes conditions qu’à domicile.
Dans un établissement en « tarif soins global », certains soins réalisés par des professionnels extérieurs, comme le médecin généraliste ou certains examens de biologie et de radiologie, peuvent être couverts par l’établissement. Une enveloppe supplémentaire lui est alors versée par l’Assurance maladie.
Avec ce mode de fonctionnement, le résident doit s’acquitter de frais de dépendance et de soin. Pour simplifier la compréhension, depuis plus de 1 an, certains établissements expérimentent la fusion des deux soins. Les résidents s’acquittent d’un forfait unique.
Qui peut bénéficier de l’aide sociale à l’hébergement ?
Les personnes de plus de 65 ans qui ne peuvent pas payer l’intégralité de leur facture d’Ehpad en raison de ressources insuffisantes peuvent demander l’Aide sociale à l’hébergement (ASH) auprès du conseil départemental. Pour calculer le montant versé, les ressources de la personne âgée sont prises en compte, ainsi que, dans certains cas, celles de ses obligés alimentaires, principalement ses enfants.
Si l’aide est accordée, le département verse à l’établissement la différence entre la facture et la somme que le résident peut payer, à condition que l’Ehpad soit bien habilité à l’aide sociale. La demande peut être effectuée auprès du Centre communal d’action sociale (CCAS) ou du service social du conseil départemental.
Attention, cette aide est considérée comme une avance. À ce titre, elle est récupérable sur la succession.
Comment fonctionne l’APA en Ehpad ?
Pour aider à payer le coût de la dépendance en Ehpad, il est possible de demander l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) en établissement. Versée par le conseil départemental, elle est destinée aux personnes âgées de 60 ans ou plus dont le niveau de perte d’autonomie est compris entre les Gir 1 et 4, le Gir 1 qualifiant les personnes les plus dépendantes. Son montant dépend du niveau de dépendance, des ressources du résident et des tarifs pratiqués par l’établissement.
Un simulateur disponible sur l’annuaire public des Ehpad permet d’estimer le reste à charge. L’APA peut être versée directement à l’établissement, qui la déduit de la facture, ou au résident, qui l’utilise ensuite pour régler les frais.
Peut-on bénéficier d’une aide au logement en Ehpad ?
Comme à domicile, il est possible de percevoir l’Aide personnalisée au logement (APL) à condition que l’établissement soit conventionné. Dans le cas contraire, le résident peut demander l’Allocation de logement sociale (ALS).
Le montant perçu dépend notamment des ressources et du lieu de résidence. L’APL est versée directement à l’établissement et déduite de la facture. L’ALS peut être versée au résident ou à l’établissement.
Existe-t-il une réduction d’impôt pour les frais d’Ehpad ?

Les résidents imposables peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt correspondant à 25 % des sommes payées au titre de l’hébergement et de la dépendance dans la limite de 10 000 € par an, soit une réduction maximale de 2 500 € par an. Les aides perçues, notamment l’APA ou l’APL, doivent être déduites des sommes déclarées.
Peut-on bénéficier du chèque énergie en Ehpad ?
Le chèque énergie peut contribuer au paiement des dépenses d’énergie comprises dans les frais d’hébergement, sous conditions de ressources. C’est l’établissement qui en fait la demande.
Quelles sont les erreurs à éviter au moment de choisir un Ehpad ?
Choisir dans l’urgence
Même s’il n’est pas toujours facile de se projeter, mieux vaut réfléchir à une entrée en Ehpad avant d’être dos au mur. « La première erreur, c’est d’agir dans l’urgence. Trop souvent, la recherche d’un Ehpad démarre au moment d’une hospitalisation ou lorsque la perte d’autonomie est déjà très avancée », constate Jean-Christophe Amarantinis.
Le président du Synerpa conseille plutôt d’anticiper cette question dès les premiers signes de fragilité. « Cela permet de prendre le temps de comparer plusieurs établissements, de les visiter sereinement, et surtout de ne pas subir un choix par défaut, faute de place disponible. »
Ne pas visiter l’établissement ou n’en visiter qu’un
La visite d’un, et même mieux, de plusieurs établissements est indispensable pour se faire une idée concrète des conditions de vie. Si le temps manque pour en visiter plusieurs, il est au minimum possible de contacter par téléphone d’autres établissements pour les interroger sur l’accueil, le personnel ou les services proposés.
« La précipitation n’est jamais bonne conseillère lorsqu’on choisit son dernier lieu de vie. Avoir anticipé des visites, des prises de contact ou des séjours courts sera un atout », affirme Audrey Le Roux.
Ne pas associer la personne âgée à la décision

Que ce soit dans l’urgence ou en prenant son temps, la personne âgée doit être partie prenante de la démarche, autant que possible. « L’erreur la plus importante à mes yeux, c’est de ne pas associer la personne âgée. C’est son lieu de vie, son choix doit rester central du début à la fin du processus », rappelle Jean-Christophe Amarantinis.
Un point sur lequel insiste aussi beaucoup Audrey Le Roux : « La principale erreur serait de ne pas associer la personne âgée à cette orientation lorsqu’elle s’avère inéluctable ou, pire, lui mentir, en affirmant par exemple qu’il s’agit d’un hébergement temporaire alors qu’il n’y aura pas de retour à domicile. »
Regarder uniquement le prix et oublier les frais annexes
Le tarif est un critère important, mais il ne doit pas être le seul. Il faut aussi prendre en compte les frais annexes comme l’entretien du linge, certaines sorties ou activités exceptionnelles. Il est également nécessaire de vérifier les aides auxquelles la personne peut prétendre. Elles peuvent réduire sensiblement le reste à charge.
Ne pas lire le contrat
Cela peut parfois sembler fastidieux, mais la lecture de l’intégralité du contrat est indispensable avant l’entrée en établissement. Elle permet notamment de vérifier les prestations incluses et les conditions de facturation. Il faut regarder ce qui se passe en cas d’absence ou d’hospitalisation : les frais d’hébergement continuent-ils toujours à être facturés ? Mieux vaut aussi vérifier que les prestations minimales sont clairement mentionnées, notamment le logement, l’entretien et la restauration.
Les réponses aux questions les plus courantes avant de choisir un Ehpad
Quel est le prix moyen d’une maison de retraite ?
En 2024, le coût mensuel moyen était de 2 164 € dans les établissements habilités à l’aide sociale et de 3 128 € dans les autres. Le prix varie toutefois selon le statut de l’établissement, sa localisation et les prestations proposées.
Quels sont les critères d’un bon Ehpad ?
Il n’y a pas de cases à cocher pour définir « un bon » établissement. Quelques repères peuvent toutefois vous aider. L’un d’entre eux est le taux d’encadrement, c’est-à-dire le nombre de professionnels qui s’occupent des résidents. Selon la direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques (Drees), en 2019, le ratio était de 7 professionnels pour 10 résidents. Celui préconisé par de nombreux acteurs du secteur tourne plutôt autour de 8 professionnels pour 10 résidents.
Le ressenti lors de la visite compte également. Si la personne âgée souffre d’une pathologie particulière, il faut vérifier que l’établissement dispose du personnel et des locaux nécessaires pour l’accompagner.
Peut-on visiter plusieurs fois ?
Rien ne vous empêche de visiter un Ehpad plusieurs fois. Le mieux est de le faire à différents moments de la journée. Une visite à l’heure du déjeuner permet par exemple d’observer le fonctionnement du repas, tandis qu’une visite l’après-midi peut donner la possibilité d’assister à une animation.
Qui paie les frais d’une maison de retraite ?
Le résident paie les frais d’hébergement et de dépendance. S’il ne dispose pas de ressources suffisantes, il peut bénéficier de différentes aides comme l’APA ou l’ASH. Lorsque ces aides ne suffisent pas, les obligés alimentaires (enfants, gendres et belles-filles) peuvent être sollicités.
Ils doivent alors s’entendre à l’amiable sur le montant à verser à leur proche. Depuis la loi Bien vieillir de 2024, les petits-enfants ne sont plus considérés comme des obligés alimentaires pour leurs grands-parents en Ehpad.
Quelle différence entre un Ehpad et une résidence autonomie ?
La résidence autonomie s’adresse principalement à des personnes encore autonomes. L’Ehpad accueille des personnes ayant perdu une part importante de leur autonomie et nécessitant un accompagnement pour les actes de la vie quotidienne ainsi qu’une prise en charge médicale.
Comment obtenir rapidement une place en Ehpad ?
Le délai d’obtention d’une place en Ehpad dépend de la disponibilité des établissements et varie selon les territoires. Une admission en urgence après une hospitalisation peut parfois être envisagée, mais elle dépend des places disponibles et de l’adéquation entre les besoins du futur résident et les capacités de l’établissement.
« À ma connaissance, il n’existe pas de place d’Ehpad réellement opérationnelle pour une sortie d’hospitalisation », prévient Audrey Le Roux. Lorsqu’aucune démarche n’a été engagée avant la sortie de l’hôpital, un séjour temporaire de longue durée peut constituer une solution intermédiaire.
Peut-on changer d’Ehpad ?
Un résident peut quitter un Ehpad pour un autre s’il exprime librement et de manière éclairée sa volonté de changer. Il n’a pas à justifier sa décision. « S’il ne faut pas rester là où on ne se plaît pas, il faut cependant mesurer l’enjeu de réadaptation que cela impliquera pour une personne âgée », rappelle Audrey Le Roux.
Avant de choisir : une maison de retraite est-elle la bonne solution ?
Quand faut-il envisager une entrée en Ehpad ?
Il n’existe pas de situation type justifiant une entrée en Ehpad. « Néanmoins, plusieurs éléments peuvent alerter les proches : les premiers signes de perte d’autonomie dans les gestes du quotidien, un isolement social qui s’installe, ou un état de santé qui nécessite des soins et une présence professionnelle continue », énumère Jean-Christophe Amarantinis, président du Synerpa, le Syndicat national des établissements et résidences privés pour personnes âgées. Il peut donc être utile de se renseigner sur ces établissements lorsque plusieurs pathologies s’accumulent ou lorsqu’une maladie dégénérative, comme Parkinson ou Alzheimer, est diagnostiquée.
L’entrée en Ehpad peut également devenir nécessaire lorsque les aides mises en place à domicile ne suffisent plus. « La question deviendra plus urgente quand, malgré des aides mises en place à la maison, le maintien à domicile deviendra insécurisant ou à risque pour la personne elle-même et son entourage », estime Audrey Le Roux, directrice de l’Ehpad public Amicie à Montfort-le-Gesnois, dans la Sarthe, et présidente de l’association des directeurs d’Ehpad publics de la Sarthe.
L’épuisement des aidants est aussi un critère important. Lorsque les proches ne sont plus en mesure d’assurer l’accompagnement, l’Ehpad peut offrir une solution de répit, à temps plein ou temporairement.
Peut-on rester à domicile en cas de perte d’autonomie ?
Des services d’aide et de soins à domicile peuvent intervenir pour les gestes de la vie quotidienne, comme se lever, se laver, prendre ses repas, mais aussi dispenser des soins. Mais lorsque la perte d’autonomie est trop importante, cette solution peut être difficile à maintenir, notamment pour des raisons financières. « Rester à domicile avec une perte d’autonomie grave et un besoin d’aide de l’ordre de 24 heures sur 24 coûte très cher, plus cher qu’un Ehpad », rappelle Audrey Le Roux.
À qui s’adressent les résidences autonomie ?
Alternatives aux Ehpad, les résidences autonomies, auparavant appelées « foyers-logements », s’adressent aux personnes de plus de 60 ans encore largement autonomes. Elles proposent des logements indépendants, souvent de type T1 ou T2, ainsi que des services collectifs comme la restauration, le ménage ou la blanchisserie.
Elles ne proposent pas de prise en charge médicalisée, mais il est possible de faire intervenir des professionnels de santé à domicile. Ces structures sont principalement gérées par les villes, via les CCAS (Centres communaux d’action sociale), ou par le secteur associatif.
Quelle est la différence entre une résidence autonomie et une résidence services seniors ?
Comme les résidences autonomie, les résidences services seniors s’adressent aux personnes de plus de 60 ans autonomes ou relativement autonomes. Elles proposent différents services selon les établissements. À la différence des résidences autonomie, elles sont principalement gérées par des opérateurs privés. Le logement peut être loué ou acheté. Le coût est plus élevé qu’en résidence autonomie.
Quand se tourner vers l’accueil familial ?
Pour vivre dans un cadre plus confidentiel qu’en établissement, l’accueil familial peut être une bonne solution. Les accueillants familiaux, formés et salariés, peuvent héberger une personne temporairement ou durablement. La personne âgée accueillie dispose d’une chambre ou d’un logement meublé d’au moins 9 m2.
L’accueillant peut l’aider pour les gestes du quotidien et des services d’aide ou de soins infirmiers peuvent également intervenir à domicile, si besoin. La personne âgée rémunère les services de l’accueillant et paie des indemnités correspondant notamment au logement et à la nourriture.
Peut-on être accueilli temporairement en maison de retraite ?
L’accueil temporaire peut être proposé après une hospitalisation ou pour permettre aux aidants de souffler. Il peut être organisé en Ehpad, en résidence autonomie, en résidence services ou chez un accueillant familial. Il peut durer une journée, une nuit ou plusieurs jours.
Adeline Lorence
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