Maisons de retraite

Pénurie de personnel

Publié le : 29/05/2007 

Du prix à la superficie des chambres, l'UFC-Que Choisir d'Orléans a testé les maisons de retraite de l'agglomération. Résultats corrects, mais le personnel fait trop souvent défaut.

 

« Je suis chargé par mon frère et ma soeur de prendre des informations, afin de pouvoir choisir la maison de retraite qui conviendra le mieux à notre mère de 80 ans. Son état ne permettra bientôt plus de la laisser seule dans son appartement. » C'est le scénario imaginé par les enquêteurs de l'UFC-Que Choisir d'Orléans pour se rendre de manière anonyme dans les 15 maisons de retraite de l'agglomération. Munis d'une grille d'évaluation, ils avaient 70 points à vérifier, des tarifs au personnel présent, en passant par les menus, l'état des locaux, les animations, etc. À chaque fois, la visite durait plus d'une heure. « Partout, l'accueil a été bon, reconnaît Jacques Adam, l'un des responsables de l'association locale, sauf dans les résidences Edylis d'Orléans-La Source et de La Chapelle-Saint-Mesmin où il fallait remplir un dossier d'inscription pour obtenir le moindre renseignement. » Globalement, les établissements sont bien entretenus et correctement équipés (salle à manger climatisée, barres d'appui, sol antidérapant dans les salles de bains...). « Ce qui nous inquiète, c'est un manque flagrant de personnel, déplore Jacques Adam. Dans un établissement sur deux, il n'y a pas d'infirmière de nuit. Et, parfois, il n'y a qu'une ou deux aides-soignantes pour cent résidants. » Autre constat : la pénurie de places. À trois exceptions près, toutes les maisons de retraite affichaient complet, avec une liste d'attente de trois mois à... trois ans ! Quant aux tarifs, ils s'échelonnent de 38 euros par jour aux Ombrages, à La Source, à 125 euros pour la Résidence du Lac, à Saint-Pryvé.

Jean-Paul Geai