Banque en ligne Bien choisir sa banque en ligne

Banque en ligne

Bien choisir sa banque en ligne

Les banques en ligne et les banques mobiles tracent leur route, séduisant toujours plus de clients, et de nouvelles enseignes voient régulièrement le jour. À partir de campagnes publicitaires agressives, ces nouveaux opérateurs bancaires tentent de ringardiser les réseaux traditionnels. Mais que valent réellement ces banques en ligne et néo-banques ? Sont-elles fiables ? Peuvent-elles vraiment remplacer les agences bancaires classiques ou leur sont-elles complémentaires ? Tour d’horizon des acteurs de ce marché et présentation des spécificités d’une banque à distance par rapport à la banque traditionnelle.

 

Devenir client d’une banque à distance

Avant de vous engager, n’hésitez pas à poser des questions par téléphone ou par courriel. Des coordonnées sont disponibles sur les sites web de ces banques.

Quelle est la spécificité d’une banque en ligne ?

Une banque en ligne ne dispose pas d’agences bancaires « en dur » pour accueillir la clientèle, comme les réseaux traditionnels. Toute la relation est dématérialisée – via Internet ou la téléphonie mobile – même si des conseils par téléphone peuvent exister. Les salariés travaillent tous au même endroit (dans des bureaux uniques, souvent en région parisienne) pour répondre aux demandes de milliers de clients disséminés dans l’Hexagone. C’est ce fonctionnement particulier qui permet à ces établissements de proposer des tarifs beaucoup moins élevés que ceux des réseaux traditionnels : ils n’ont pas de frais immobiliers (location d’agences) et le nombre de leurs salariés est considérablement réduit. Les clients sont guidés, le cas échéant, par des conseillers dont le rôle est de tout faire pour que les clients deviennent autonomes dans leur relation quotidienne avec la banque.

Le principal avantage de ces banques réside dans leurs frais de gestion jusqu’à 3 fois moins élevés que ceux des banques classiques. Ce qui a marqué les esprits au démarrage de ces banques était la gratuité de la carte bancaire. Cette politique perdure avec les cadeaux offerts à l’ouverture d’un compte courant (80 € offerts, par exemple). D’une manière générale, les banques en ligne ne facturent pas ou peu de frais de tenue de compte (jusqu’à 200 €/an dans les banques classiques), de virement ou de prélèvement. Un grand nombre d’opérations sont quand même facturées (cf. « Les services payants »). Attention : les tarifs sont bas, mais il est impossible de les négocier.

L’ouverture d’un compte courant se fait-elle sous conditions ?

En matière de conditions financières, il est rare qu’une banque en ligne ou une néo-banque n’exige pas un versement à l’ouverture, un revenu mensuel minimum ou une épargne. C’est tout de même le cas de N26, Revolut et Boursorama. À partir de juillet 2018, ce sera aussi le cas d’Axa Banque, qui permettra à ses clients d’ouvrir un compte sans aucune condition (les 750 € de revenus minimum mensuels ne seront plus exigés). Le compte Nickel s’ouvre dans un bureau de tabac, sans conditions de revenus. Il est même accessible aux personnes frappées d’interdiction bancaire.

La plupart des autres établissements continuent d’exiger un dépôt initial à l’ouverture du compte : par exemple, 150 € chez Monabanq, 300 € chez BforBank et Fortuneo.

Un montant minimum d’encours sur les comptes du client peut également être demandé. Par exemple, pour avoir la gratuité de la carte Visa (pas celle de base, accordée sans conditions), Boursorama Banque demande 2 500 € déposés sur les comptes, ING Direct 5 000 €. Fortuneo, de son côté, exige de ses nouveaux clients 1 200 € de revenus nets mensuels ou 5 000 € d’épargne.

En revanche, ces banques n’exigent pas que vous domiciliiez vos revenus chez elles ou que vous deveniez leur banque principale, pratique pourtant courante dans les réseaux traditionnels.

Comment adhérer ?

L’inscription dans une banque à distance est simple et rapide. Il vous suffit de scanner ou de photographier vos justificatifs (carte d’identité et justificatifs de domicile et de revenus). Un conseiller va ensuite vérifier ces documents et, si tout est correct, le compte est ouvert en quelques minutes et la carte bancaire vous parvient, par courrier recommandé, quelques jours plus tard.

Il n’y a aucun engagement de détention du compte. Il est possible de le clore par un simple courriel, sans fournir de motif, ce qui est d’un réel confort comparé au formalisme encore en vigueur dans la plupart des banques (prise de rendez-vous et signature d’une multitude de documents).

Si vous ouvrez un compte dans une banque en ligne pour qu’elle devienne votre banque principale, ne fermez pas tout de suite votre ancien compte. Profitez-en – d’autant plus que le coût est moindre – pour tester son fonctionnement, vérifier qu’il est bien conforme à ce que vous en attendiez et vous assurer que vous êtes à l’aise avec l’absence de conseiller « physique ». Après un trimestre, par exemple, il sera temps de décider si vous le gardez ou pas.

Que trouve-t-on dans les applications mobiles des banques en ligne ?

Rien n’est plus facile que de gérer en toute liberté son compte bancaire au quotidien ! En raison de leur modèle sans guichet, les banques en ligne ont toujours une longueur d’avance sur les enseignes historiques.

Plus agiles que les « vieilles » banques, elles ont intégré l’omniprésence du téléphone dans nos modes de vie et de consommation. Pour elles, c’est devenu un instrument stratégique de conquête et de fidélisation du client. Résultat, l’ergonomie de leur application mobile est régulièrement revisité et les fonctionnalités s’améliorent sans cesse. Tous ces acteurs sont engagés dans une course à l’innovation technologique destinée à différencier leur offre mobile de la concurrence.

Le socle commun de toutes ces applis consiste à offrir des services à la carte. Après avoir franchi un « sas de sécurité » avec un déverrouillage à reconnaissance digitale ou faciale (bientôt vocale), un simple coup d’œil suffit pour consulter ses dernières opérations, connaître le solde de son compte en temps réel (alerte immédiate après chaque débit ou crédit) ou faire des virements entre ses comptes. Il est aussi possible de visualiser un historique de ses dépenses par catégorie ou sur une période choisie. Une nouvelle fonctionnalité permet de rembourser un repas au restaurant ou une place de cinéma à un ami via un simple SMS (envoyé depuis l’application de son téléphone). Ce système commence à devenir monnaie courante chez tous ces acteurs. Autre service innovant et pratique : bloquer et débloquer (momentanément ou définitivement) à volonté sa carte bancaire si elle manque dans votre portefeuille.

Comment choisir et juger l’application qui vous convient ?

Pour sélectionner l’application qui vous convient ou tout du moins celle avec laquelle vous vous sentez le plus à l’aise, donnez-vous un peu temps ou accordez-vous une période de test.

Sachez qu’il existe des critères subjectifs tels que le temps de téléchargement, l’univers graphique, la qualité de la navigation et la présentation, le parcours à suivre avec quelques pressions de doigt. Autant de détails qui vont influer sur votre satisfaction et sur l’usage que vous en ferez.

D’autres critères plus objectifs concernent le menu des services. Fin novembre 2017, une étude du cabinet WA intitulée Expérience utilisateur et banque mobile a passé au crible 10 applications de banques à distance. Il en résulte qu’Hello Bank, Orange Bank et N26 offrent à ce jour le plus grand nombre de fonctionnalités. À l’opposé, ce sont Monabanq, ING Direct et Fortuneo qui en proposent, à ce jour, le moins.

Début 2018, D-Rating, une agence de notation spécialisée dans l’analyse de la performance digitale des entreprises, a dévoilé son classement des banques françaises. En première position, toutes enseignes confondues, on trouve N26. La deuxième est Boursorama Banque, suivie quelques places plus loin de Hello Bank, Fortuneo et ING Direct. Ce sont les plus jeunes enseignes qui disposent d’une application digitale moderne, souple et évolutive. Leur arrivée dans le paysage a donné un coup de fouet aux applications mobiles des banques « à distance » de première génération. Cette concurrence les a obligées à revoir et améliorer leur offre digitale.

Pour se démarquer des acteurs existants, les nouveaux entrants jouent la carte du zéro papier, de l’innovation technique et de la singularité. Leur parcours client a été pensé uniquement pour un mobile. Si, en matière d’innovations, les néo-banques parviennent pendant quelques mois à faire cavalier seul, elles sont sans cesse rattrapées par leurs aînées.

Quid du paiement par téléphone ?

Le paiement sans contact avec smartphone se démocratise, même s’il n’est pas encore disponible chez toutes les banques en ligne. C’est une réalité chez N26, Hello Bank, Fortuneo, Orange Bank et Boursorama Banque. Ces établissements proposent les systèmes Apple Pay pour les téléphones de la marque à la pomme et Paylib pour les Android. Axa Banque et ING Direct n’offrent pas encore ce genre de service. Quant à la montre connectée, elle est compatible avec les applications de Revolut, N26, Hello Bank et Monabanq.

Peut-on ouvrir un compte professionnel ?

Pas encore partout. Seules Axa Banque, Boursorama Banque, Monabanq et N26 acceptent d’ouvrir un compte professionnel. Mais c’est le prochain enjeu des établissements à distance qui devraient donc tous, à terme, permettre à leurs clients chefs d’entreprise (autoentrepreneurs ou sociétés) d’y domicilier aussi leur compte société. Contrairement aux comptes particuliers, ces comptes professionnels ne sont pas gratuits, mais ils restent moins chers que dans les réseaux classiques.

Deux banques en ligne se sont spécialisées dans les comptes pour les sociétés : Qonto et Manager.one. Ces établissements n’ouvrent pas de comptes courants aux particuliers.

Y a-t-il des offres de bienvenue, des cadeaux de parrainage ?

Il n’est pas indispensable d’être une banque en ligne pour offrir à ses nouveaux clients une prime de bienvenue, des conditions préférentielles ou une exonération (permanente ou temporaire) de frais ! Certains réseaux traditionnels s’y attellent parfois, lors d’opérations commerciales, pour le réseau traditionnel ou pour promouvoir leurs e-agences.

Une politique marketing « agressive » sur ce plan est toutefois principalement le fait des banques en ligne. Ces opérations promotionnelles étant parfois ponctuelles, renseignez-vous sur le site de ces banques pour pouvoir en profiter le jour où vous serez intéressé.

Actuellement, par exemple, certaines banques créditent l’ouverture d’un compte d’un cadeau financier : 80 € chez Boursorama Banque, Hello Bank, ING Direct et Fortuneo, 160 € pour le compte courant et 80 € pour un livret d’épargne chez BforBank ou encore 120 € chez Monabanq. Chez Axa Banque, aucune prime de bienvenue pour les nouveaux clients, à l’exception des étudiants qui voient leur compte crédité de 40 €. Par ailleurs, cette banque offre 250 € de prime pour la domiciliation du salaire.

Attention : certains cadeaux de bienvenue sont soumis à conditions. Par exemple, Orange Bank n’offre 80 € à ses nouveaux clients qu’à partir de 3 paiements ou retraits réalisés avec la carte Visa et/ou le paiement mobile Orange Bank avant la fin du mois qui suit l’ouverture d’un premier compte.

Dans les banques en ligne, il est aussi d’usage de récompenser les parrains et parfois aussi les filleuls. Par exemple, Hello Bank et Monabanq offrent 100 € au parrain (et jusqu’à 170 € au filleul), Axa Banque (à partir de juillet 2018) 80 € au parrain et 80 € au filleul pour toute ouverture d’un compte équipé d’une carte et d’un livret bancaire. De son côté, BforBank crédite le compte du parrain de 120 €. Fortuneo offre 150 € au parrain et au filleul. N26, elle, offre 15 € pour un parrainage.

Les banques à distance sont-elles fiables ?

Oui, sans hésitation. En France, elles bénéficient toutes d’un agrément de l’Autorité prudentielle de contrôle et de résolution (ACPR) qui garantit leur sérieux et protège votre épargne. Par ailleurs, l’Autorité des marchés financiers (AMF), régulateur national, veille aux conditions générales et au respect des procédures et des obligations liées au statut bancaire. Ces autorités sont en principe garantes de la sécurité des services proposés ainsi que du respect des données personnelles.

La majorité des grandes banques à distance sont des filiales de banques traditionnelles, de compagnies d’assurance ou d’opérateurs de téléphonie mobile. Ainsi, Axa Banque est filiale de la compagnie d’assurance Axa, Boursorama Banque de la Société générale, BforBank du Crédit agricole, Fortuneo du Crédit mutuel Arkéa, Hello Bank de BNP Paribas, ING Direct de la banque néerlandaise ING, Monabanq du Crédit mutuel CIC, Orange Bank du groupe de téléphonie Orange. Les grands groupes bancaires n’ont pas voulu rater le train de la modernité et, souvent parallèlement à l’ouverture d’e-agences, ils ont créé des banques à distance capables de séduire les nouvelles générations de clients. S’ils jouent sur tous les tableaux aujourd’hui, ils anticipent certainement, à long terme, une prédominance de la banque en ligne et une fermeture des agences traditionnelles.

 

La banque en ligne au quotidien

Les banques en ligne sont réputées proposer des services gratuits, mais bon nombre d’opérations ou demandes particulières sont facturées. Vérifiez bien leur tarif.

Les services gratuits

L’argument séduction des banques en ligne est d’abord et avant tout de proposer certains services qui ne coûtent pas un centime d’euro. La plupart ne facturent pas les opérations en ligne, de frais de tenue de compte, la détention d’une carte bancaire internationale de base et les retraits dans les distributeurs automatiques de billets (DAB).

Par ailleurs, les frais conditionnels qui mettent à mal la gratuité de la carte de base restent très inférieurs aux frais de tenue de compte prélevés par les réseaux traditionnels : une centaine d’euros par an, en moyenne, pour une carte internationale.

Les services payants

Il est faux de penser que tout est gratuit chez les banques en ligne. Ces dernières sont loin d’être philanthropes. Même s’ils ne sont évidemment pas mis en avant, de nombreux services se paient. Toutefois, ces tarifications sont souvent plus douces que dans les banques traditionnelles. D’ailleurs, ces banques sans guichet ne proposent pas de packages bancaires forfaitaires « clés en mains » réputés inutiles et coûteux. Elles facturent « à la carte ». Le client ne paie donc que ce qu’il consomme.

Ce positionnement de tarifs modérés est régulièrement confirmé dans les différents classements et comparatifs. C’est un atout important car, selon l’enquête 2018 de l’UFC-Que Choisir sur les tarifs bancaires (toutes enseignes confondues), l’inflation des barèmes se poursuit avec un coût moyen annuel de 211 € en progression de 2,2 % par rapport à l’an passé.

Avant d’ouvrir un compte dans une banque à distance, il convient de regarder à la loupe la liste (toujours longue et détaillée) des tarifs pratiqués en matière d’opérations et de services bancaires. Mieux vaut repérer ceux que vous utilisez le plus fréquemment afin de savoir s’ils ne feront pas gonfler la facture de base.

Pour ces acteurs de la banque à distance, il existe un postulat de base à la construction de leur grille tarifaire : plus vous êtes autonome et indépendant, moins il vous sera facturé d’aides et de services. Soyez attentif, car certains postes sont parfois très lucratifs pour la banque. Ainsi, toutes les opérations ou demandes particulières, par exemple liées à des incidents de paiement ou dysfonctionnements du compte (rejet d’un chèque ou d’un prélèvement automatique ; commission d’intervention ; lettre de régularisation de solde débiteur) sont facturées au prix fort, soit au tarif maximum légal. Autant le savoir !

La carte bancaire est-elle toujours gratuite ?

La philosophie générale consiste la plupart du temps à vous faire cadeau de la carte de paiement de base. Mais la catégorie de la carte dépend des revenus ou des encours. Dans certaines banques en ligne, cette gratuité est conditionnée à un niveau minimum de revenu ou d’épargne. Les cartes haut de gamme sont souvent payantes, mais elles sont toujours moins chères que dans une banque de réseau.

Attention : il faut respecter les conditions d’utilisation de la carte liées à sa fréquence d’utilisation comme moyen de paiement. Si ce n’est pas le cas, certaines banques prélèvent des frais.

Existe-t-il des frais de tenue de compte ?

Quand on survole la grille tarifaire de ces établissements, on ne repère pas de frais de tenue de compte systématiques (sauf chez C-Zam, 1 € par mois). Ils apparaissent si vous ne dégainez pas assez souvent (dans le mois ou le trimestre) votre rectangle de plastique ou ne respectez pas les conditions de revenu ou d’épargne.

Le prélèvement s’élève à 5 € par mois chez Orange Bank, si vous effectuez moins de 3 paiements par carte (ou mobile) ou retraits dans le mois.

Même tarif chez ING Direct, si le compte dispose chaque mois de moins de 1 200 € de versement ou de moins de 5 000 € d’encours.

Cette tarification nuancée et à plusieurs vitesses est une façon subtile de se rémunérer.

Les découverts bancaires sont-ils autorisés ?

La majorité des établissements sans guichet accepte de pratiquer le découvert autorisé, et tous s’alignent sur le même barème : 7 ou 8 % par an. Lorsque le montant est dépassé, le découvert devient non autorisé et il est facturé 16 %.

À savoir : impossible d’avoir un compte dans le rouge chez les néo-banques N26, Revolut, Nickel et C-Zam.

Les retraits sont-ils payants ou limités à un réseau ?

En France

Contrairement aux banques de réseau qui cherchent à inciter leurs clients à retirer des liquidités dans les distributeurs automatiques de billets (DAB) « maison », les banques en ligne ne pratiquent pas cette politique car, tout simplement, elles n’en disposent pas. Globalement, retirer des liquidités en France ne vous coûtera pas un centime. Mais, comme toujours, il existe des contre-exemples. Chez Nickel, tout retrait est facturé 1 €. Du côté de C-Zam, on fait payer au client 1 € par retrait « déplacé », c’est-à-dire réalisé ailleurs que dans les DAB de Carrefour Banque et de BNP Paribas. Enfin, chez N26, les retraits sont gratuits jusqu’à 5 par mois, puis coûtent 2 € à partir de la 6e opération.

Dans la zone euro

Le retrait de liquidités à un distributeur d’un pays de la zone euro ne coûte rien dans la majorité des enseignes (Axa Banque, Fortuneo, BforBank, Boursorama Banque, Orange Bank), néanmoins quelques-unes se distinguent. C’est le cas de N26 qui (comme en France) fait payer à ses clients 2 € par opération dès le 6e retrait par mois. Revolut facture 2 % de la somme au-delà de 200 € retirés dans le mois (400 € pour la clientèle premium). Quant à Nickel, il prélève (comme en France) systématiquement 1 € à chaque sortie d’argent.

Hors de la zone euro

Dès qu’il s’agit de sortir du cash en dehors de la zone euro, toutes les enseignes s’alignent sur les mêmes tarifs qui grimpent considérablement. Cette facturation est donc loin d’être indolore. Ce détail est important pour ceux qui voyagent souvent vers d’autres continents. Pour la majorité des acteurs, la note comprend souvent des frais fixes forfaitaires (souvent 1, 50 ou 2 € par retrait) plus des frais variables compris entre 1,7 et 2 % du montant de l’opération.

La moins gourmande s’avère être Hello Bank, car elle permet de profiter du réseau Global Network du groupe BNP Paribas permettant la gratuité des retraits dans plus de 50 pays.

À savoir : certaines enseignes (Monabanq, N26) pratiquent des tarifs plus doux sur les retraits de devises pour un client premium détenteur d’une carte ou d’un compte haut de gamme.

Sans guichet, comment faire pour déposer de l’argent liquide, un chèque ou récupérer un chéquier ?

L’absence de contact direct et physique exige de changer ses habitudes, notamment en cas de dépôt de chèques et d’espèces.

Déposer un chèque

Chez Hello Bank (BNP Paribas) et Monabanq (groupe Crédit mutuel-CIC), il est possible de déposer les bordereaux de chèque ou d’argent liquide dans les agences et aux automates des agences bancaires de leur banque mère.

Pour les autres, la seule solution consiste à envoyer les chèques par courrier. Depuis peu, certaines banques en ligne (BforBank, Hello Bank) proposent de scanner le chèque, de le prendre en photo avec son portable ou de remplir en ligne un bordereau numérique dans son espace client. Mais il faut toujours poster le chèque.

Verser des espèces

Faute de guichets, le dépôt d’argent liquide est généralement impossible (sauf pour quelques banques en ligne filiales d’une banque de réseau). Il faudra se résoudre à déposer le liquide sur le compte bancaire d’une banque traditionnelle puis effectuer un virement vers le compte de la banque en ligne.

Recevoir un carnet de chèques

Même si l’usage de ce moyen de paiement a tendance à reculer au profit de la carte de paiement, le carnet de chèques reste nécessaire dans la vie quotidienne (inscription à une association culturelle ou sportive, remboursement d’argent à un ami…). Sachez que l’envoi à domicile en recommandé est payant comme dans une banque classique.

À savoir : les dernières-nées des néo-banques (N26, Nickel) ne proposent pas de chéquier.

Commander un chèque de banque

On peut le demander gratuitement en ligne (Hello Bank), mais cela coûte 5 € si l’on se fait aider par un conseiller (Fortuneo).

La facturation de l’envoi de ce chèque va de 5 € (ING, Fortuneo, Monabanq) à 12 € (Axa Banque).

Sans agence, comment entrer en contact avec un conseiller ?

Pour compenser l’absence de contact physique avec le conseiller, ces banques sans guichet usent de tous les autres moyens de communication.

Toutes sont joignables par téléphone 6 jours sur 7 avec des plages horaires plus étendues que celles des heures d’ouvertures des agences. Il est possible d’appeler en semaine jusqu’à 21 h, parfois même 22 h. Le samedi, jour de fermeture dans de nombreux réseaux classiques (certains sont ouverts le matin), la plupart des banques en ligne sont sur le pont entre 9 h et 18 h. Il est parfois possible de dialoguer avec son interlocuteur par écran interposé.

Contrairement aux banques avec guichets, les conseillers de ces plateformes téléphoniques ne sont pas attitrés, sauf chez Axa Banque (pour les clients VIP) et Monabanq. Toutefois, l’historique de vos comptes et l’accès à votre dossier permettent un suivi « continu et personnalisé ». Certaines enseignes (Hello Bank) revendiquent une équipe d’interlocuteurs spécialisés destinés à répondre à des demandes spécifiques (prévoyance, assurance vie, crédits).

D’autres canaux de communication sont à votre disposition pour contacter la banque : le conseiller virtuel (qui, lui, ne dort jamais), les courriels, les SMS, les messageries instantanées via l’application mobile de la banque et les réseaux sociaux (Facebook, Twitter).

Pour séduire, les néo-banques mettent le paquet sur leur offre digitale accessible sur mobile, souvent plus rapide et intuitive que leur site web. De leur côté, les plus « anciennes » jouent la carte de la complémentarité de tous les canaux. Ainsi, leur gamme de services est à la fois accessible sur téléphone, tablette et ordinateur.

Quel est le prix d’une assurance de moyen de paiement ?

Cette protection très utile mais facultative coûte finalement assez cher chez les banques en ligne et l’écart entre les cotisations annuelles des différentes enseignes est important : de 12 € à 99 €. À surveiller de près !

Combien coûte le remplacement d’une carte perdue ou volée ?

Vous perdez votre carte et avez besoin de la remplacer ? Il vous en coûtera, selon les enseignes, entre 6 € (N26) et 15 € (ING Direct).

À savoir : le rappel du code secret de la carte est facturé 7 ou 8 € (Boursorama Banque, Axa Banque, Fortuneo), mais gratuit chez ING Direct, N26 (avec un changement illimité de son code) et Nickel.

Nouveauté : de plus en plus banques proposent d’activer gratuitement, depuis l’espace personnel en ligne, l’option de blocage momentané de la carte. Cette nouvelle option est sécurisante si l’on croit avoir oublié sa carte quelque part et que l’on souhaite se donner du temps pour la chercher ou aller la récupérer. C’est une solution (d’attente) réversible bien utile avant de procéder à une opposition définitive.

 

Les offres spécifiques

Outre le fonctionnement simple de la banque au quotidien, certains établissements en ligne proposent une gamme de placements et prêts, plus ou moins étoffée.

À quels produits d’épargne a-t-on accès ?

En général, plus la banque en ligne est ancienne, plus son offre de placements et de financements est riche et complète. Les pionnières ont eu le temps d’étoffer progressivement leur gamme. C’est justement avec ces produits d’appoint qu’elles gagnent leur vie et empochent de coquettes marges.

Contrairement aux banques à guichets, vous aurez toujours moins de choix. C’est d’ailleurs une stratégie marketing assumée de ces acteurs. L’offre est volontairement simple avec un seul produit proposé par famille de placement : un livret d’épargne, un contrat d’assurance vie, un crédit immobilier ou un prêt à la consommation. La plupart de ces banques ne proposent pas toutes le Plan épargne logement (PEL), le Livret d’épargne populaire (LEP) ou encore les produits destinés aux jeunes (Livret jeune, prêt étudiant).

Dans un avenir proche, les banques mobiles et les fintech (les startups de la finance) souhaitent développer encore plus d’interaction en exploitant vos données. Leur objectif ? Développer le coaching financier via le mobile pour vous orienter vers des produits d’épargne « maison » ou d’enseignes partenaires. Bientôt, l’intelligence prédictive permettra tout cela avec l’envoi de leur part de davantage de messages, de conseils et de notifications.

À savoir : les néo-banques – les dernières arrivées sur le marché – ne proposent pas de placements financiers. Une fois qu’elles se seront fait une place dans ce paysage bancaire, nul doute qu’elles viendront à leur tour défricher ces nouvelles pistes et bousculer leurs aînées avec des offres innovantes.

Les livrets bancaires sont-ils compétitifs ?

Pour les plus « anciennes » banques en ligne (Axa Banque, Boursorama Banque, ING Direct, Fortuneo), les livrets bancaires se sont révélés  comme une arme efficace de conquête de clientèle. Aujourd’hui encore, malgré la baisse des taux, ces « super » livrets affichent les meilleures rémunérations, battant à plate couture les livrets des banques de réseau. Mais gare à ces affichages aguichants, souvent en trompe-l’œil : au gré des promotions soigneusement distillées tout au long de l’année, ce taux dopé ne dure qu’un temps et concerne un montant de dépôt limité. Réservée aux nouveaux et/ou anciens clients, cette offre ne s’applique généralement que pendant 2, 3 ou 6 mois pour un versement limité à 25 000, 50 000, 75 000, voire 100 000 €. Après, ce taux dopé se dégonfle et se retrouve au niveau de la rémunération normale de base qui stagne sous la barre des 1 %. Veillez donc à bien lire les conditions de l’offre.

Que penser des contrats d’assurance vie en ligne ?

C’est, avec le livret bancaire, le produit phare des banques à distance. La souscription du contrat d’assurance vie s’effectue bien sûr à 100 % en ligne.

Seulement proposés par les enseignes de la première génération, ces contrats se sont révélés de bonne qualité sur la durée. Les fonds en euros affichent de bonnes performances. En 2017, les rendements ont été compris entre 1,7 et 3 % tandis que le rendement moyen du marché affichait 1,8 %. Fidèles à leur réputation, les banques en ligne continuent de jouer la carte du « low cost ». Elles ne facturent pas de frais d’entrée, de frais sur versement ni même de frais d’arbitrage. Quant aux frais de gestion, ils sont plus modérés qu’ailleurs. Ces contrats donnent accès à un large panel d’unités de compte, le tout avec un pilotage à la carte (libre, profilé).

Seules Hello Bank et Axa Banque « vendent » le contrat de leur maison mère ; les autres ont noué des partenariats avec un assureur extérieur.

Quels sont les solutions et les outils pour investir en bourse ?

Si vous aimez « gérer » en solo et en toute autonomie votre portefeuille de titres, les banques en ligne « historiques » sont idéales, d’autant plus que certaines ont démarré sur ce créneau (Boursorama Banque, Fortuneo).

Leurs points forts ? Afficher des frais de bourse et des commissions de transaction moins onéreux que ceux des banques classiques. De plus, elles donnent un accès facile et simple à une mine d’informations utiles (actualité économique, historique de marchés financiers, analyse de valeurs…) pour gérer son portefeuille en temps réel.

Quant à l’univers des placements collectifs (les OPCVM) accessibles en ligne, il est plutôt large : 9 000 fonds chez Fortuneo, 6 000 chez Boursorama Banque, 3 000 chez ING Direct, 2 000 chez Axa Banque et BforBank.

L’activité boursière est inexistante chez les néo-banques.

Quelle est l’offre en matière de crédits immobiliers ?

En 4 ans, cette offre s’est étoffée. Le crédit immobilier est notamment proposé chez Axa Banque, Boursorama Banque, Fortuneo, ING Direct et Hello Bank. Désormais, il est possible d’effectuer une simulation en ligne, de formuler une demande et d’obtenir une réponse de principe en quelques heures, le tout sans avoir besoin de domicilier ses revenus ou de détenir un compte courant.

En quelques années, le processus de souscription de ce prêt s’est considérablement simplifié et amélioré. Tout est digitalisé et s’effectue en ligne avec des documents signés à scanner ou photographier.

L’offre est volontairement basique. Elle concerne presque toujours le financement d’un bien ancien sans aucune possibilité de négocier le taux, qui dépend du montant et de la durée. Aucun frais de dossier n’est facturé. Ces acteurs ne proposent pas tous, comme c’est le cas dans une banque à guichets, un montage « sur mesure » avec une combinaison de prêts réglementés (Plan épargne logement, prêt à taux zéro), de prêts aidés (Action logement, département, ville) ou un crédit permettant d’acheter un bien neuf ou de construire une maison. Le financement de travaux « secs » n’est parfois pas possible (Fortuneo, ING Direct). À noter que les portes du crédit immobilier de Fortuneo ne s’ouvriront que si vous disposez d’au moins 10 % d’apport personnel. Mieux vaut toujours surveiller les offres des banques traditionnelles qui, à tour de rôle, sont agressives et compétitives sur ce terrain.

Précision : pas de crédit immobilier chez les nouveaux « entrants » comme Nickel, C-Zam, N26, Revolut et Orange Bank.

Quels sont les autres crédits possibles ?

La grande majorité des banques en ligne proposent des prêts personnels à des taux compétitifs. En revanche, elles sont moins nombreuses à distribuer des crédits renouvelables (Axa Banque, Boursorama Banque, Hello Bank, ING Direct, Monabanq).

À savoir : aucune offre concernant ce crédit n’est commercialisée chez Nickel, N26 et Revolut.

Quels sont les placements peu proposés en ligne ?

Le placement via des plateformes de crowdfunding a fait son entrée par la petite porte chez les banques en ligne. Cette solution est proposée chez Hello Bank et Fortuneo.

De même, l’investissement dans des produits de placements immobiliers collectifs comme les SCPI et les OPCI est rarement accessible. Et lorsqu’il l’est, la détention n’est jamais directe. L’achat de parts s’effectue via des unités de compte des contrats en assurance vie (BforBank, Boursorama Banque, Fortuneo).

 

Le paysage bancaire dématérialisé évolue à vitesse grand V

Une étude Ipsos, publiée par la Société générale en février 2018, indique que si les Français utilisent de plus en plus souvent le digital, ils revendiquent le droit à l’utilisation simultanée des deux possibilités : digital et contact humain. Ainsi, note l’étude, si le digital est privilégié pour les opérations courantes telles que les virements ou la gestion de l’argent au quotidien – essentiellement pour la réactivité qu’il permet – le contact humain, sur place ou à distance, reste irremplaçable, quel que soit l’âge, lorsqu’il s’agit d’opérations plus sensibles comme la résolution d’un problème, la demande de conseil ou encore la souscription d’un prêt immobilier. « La banque reste donc un métier dont la valeur ajoutée repose en partie sur les contacts humains », conclut l’étude… qui fleure bon la méthode Coué et en dit long sur l’inquiétude des banques traditionnelles vis-à-vis des banques en ligne !

Face à une concurrence de plus en plus féroce, les réseaux bancaires traditionnels tentent de persuader leurs clients que le tout-digital n’est pas la panacée… tout en multipliant les services dématérialisés sur Internet ou mobile. Une attitude qui peut être jugée d’autant plus contradictoire que la plupart des banques en ligne ont en fait été créées par des réseaux traditionnels. Le fait est que près de 4 millions de personnes en France ont déjà un compte dans une banque en ligne et, selon plusieurs études, d’ici à 2020, ce sont plus de 10 millions de clients qui ouvriront un compte dans une telle banque.

Par ailleurs, cette idée est-elle totalement juste ? Certains clients ne sont-ils pas prêts à se passer entièrement de contact humain en adhérant au tout-digital ? Si, bien sûr, répondent les banques en ligne qui voient le nombre de leurs clients augmenter sans cesse. En toute logique, la jeune génération est aujourd’hui leader parmi la clientèle… mais dans quelques années, elle aura vieilli et tout un chacun sera peut-être prêt à n’avoir qu’une banque en ligne. Question d’habitude. En attendant, les banques dématérialisées ont compris le message et optent pour la méthode douce en proposant à leurs clients un minimum de contact humain. C’est un peu l’inverse des banques traditionnelles, qui proposent un peu de digital et beaucoup d’humain : elles misent sur beaucoup de digital et un peu d’humain.

À quoi ressemble le paysage bancaire en ligne aujourd’hui ?

Le secteur des banques dites « en ligne » peut paraître confus au néophyte compte tenu des nombreux organismes revendiquant cette appellation, désireux de profiter du succès de la formule. Tapez « banque en ligne » sur un moteur de recherche et vous obtiendrez une multitude de noms de sociétés qui n’ont pas toutes grand-chose à voir avec la banque dématérialisée, mais représentent plutôt une alternative aux réseaux classiques. Les vraies banques en ligne ne sont pas si nombreuses.

Les e-agences des grands réseaux

Par exemple, ne peuvent pas être considérées comme telles les agences dématérialisées des grands réseaux bancaires : l’Agence directe de la Société générale, l’Agence en ligne de BNP Paribas, Mon banquier en ligne des Caisses d’épargne, Nordirect du Crédit du Nord, La Banque postale chez soi, e-Banquepopulaire ou encore e-LCL représentent l’agence dématérialisée du réseau, mais fonctionnent de la même façon que les agences « physiques ». Plus originale : Tookam, du Crédit agricole mutuel Pyrénées-Gascogne, en plus de proposer un service totalement accessible sur la Toile, permet de soutenir des projets responsables et solidaires dans la région.

Ces e-agences accordent parfois des ristournes sur les tarifs, mais pas toujours et, en tout cas, pas de façon aussi avantageuse que les vraies banques en ligne qui ont « cassé les prix ». En revanche, elles offrent la possibilité, comme les banques en ligne, de contacter un conseiller à des horaires élargis.

Ces e-agences ont été créées pour satisfaire le désir de certains clients (les plus jeunes, en général) souhaitant un rapport dématérialisé à leur banque et désirant contacter un conseiller de clientèle en dehors des heures de bureau. Une clientèle qui pourrait bien leur échapper pour se tourner vers les versions originales moins chères, d’autant plus facilement depuis le 6 février 2017 et l’obligation pour les banques (inscrite dans la loi Macron) de proposer un service gratuit d’aide à la mobilité bancaire.

Les banques en ligne « première génération »

Les premières vraies banques en ligne accessibles d’abord via Internet ont été créées au début des années 2000. Axa Banque, ING Direct et Boursorama Banque ont été suivies, à partir de 2010, par Fortuneo, Hello Bank, BforBank et Monabanq. De nombreux consommateurs utilisent déjà ces plateformes bancaires comme unique établissement, tandis que d’autres sont en phase transitoire, possédant un compte classique et un compte en ligne. De fait, il est aujourd’hui possible de ne posséder qu’un seul compte bancaire dans une banque en ligne car elles deviennent de plus en plus généralistes en proposant, parallèlement au compte courant, des crédits, des produits d’épargne et parfois aussi des produits d’assurance.

Les « néo-banques »

Nouvelles sur le marché, elles proposent des comptes courants avec carte bancaire classique prioritairement accessibles via des applications mobiles de dernière génération (sur smartphone), mais sont aussi accessibles par Internet. Parmi ces banques mobiles : N26, Revolut (originaire du Royaume-Uni), Orange Bank (ex-Groupama Banque), Nickel (détenu par BNP Paribas) et C-Zam (dans le giron de Carrefour Banque et Assurance). Pour être activé, le compte C-Zam doit être acheté dans les magasins du groupe. La gestion peut ensuite se faire en ligne.

EKO, du Crédit agricole, est une offre de services de base à bas coût, à souscrire dans les agences du réseau ou en ligne. Elle comprend un compte courant, une carte de paiement et une application mobile pour 2 €/mois. EKO, clairement créée pour contrer la concurrence générée par la faible tarification des banques en ligne, est dédiée aux clients capables de gérer leur compte au quotidien de façon autonome, tout en continuant à bénéficier d’avis de conseillers « en chair et en os » pour leurs projets financiers (épargne, crédit).

Hush (en provenance du Luxembourg), le groupe BPCE et la Banque postale devraient être les prochains à créer des banques mobiles en France. On peut estimer que ces banques dernière génération font partie du groupe des banques à distance (elles pratiquent aussi des tarifs très avantageux puisqu’elles n’ont pas de frais d’agence et sont très faciles d’accès), bien qu’elles s’en dissocient par une gamme de services beaucoup moins étendue pour l’instant que celle proposée par la majorité des banques en ligne.

Des acteurs en ligne spécialisés dans des services ciblés

Certains opérateurs s’engouffrent dans des domaines précis, mais ne peuvent être considérés comme des banques en ligne offrant une gamme classique de services bancaires (au moins un compte courant et une carte de paiement). Ils ne peuvent pas représenter la banque principale, mais plutôt un établissement financier complémentaire, car ils se consacrent à un service précis. C’est le cas, par exemple, d’IbanFirst (paiements internationaux pour les entreprises), de Linxo (gestion de compte), de Pretup (financement participatif), de Sharepay (partage des paiements), de Wesave (dédié à l’épargne) ou encore de Morning (carte bancaire de paiement permettant des échanges d’argent avec des proches ou autres). Quant à Nestor, de la MAIF, à Max, du Crédit mutuel Arkéa, ou à Mesbanques, ils proposent l’agrégation de comptes bancaires. Ditto Bank, enfin, se consacre à la gestion des devises : ses clients peuvent créer de multiples comptes dans différentes devises, tous liés à une unique carte Gold Mastercard, qui leur permet d’effectuer paiements et retraits partout dans le monde, sans frais supplémentaires. Notons que certaines banques en ligne font la promotion de ces services auprès de leurs clients, comme BforBank qui a intégré dans son offre l’agrégateur de comptes Mesbanques.com.

Les fameux « GAFA » (Google, Apple, Facebook et Amazon) vont bientôt investir ce marché, comme ils le font aux États-Unis. Apple a tiré le premier avec son application Apple Pay.

Les fiches détaillées des principales banques en ligne et néo-banques

Françoise Paoletti

Laurence Boccara