Profits de l'eau

Véolia et Suez critiquent l'UFC-Que Choisir mais ne sortent pas leurs chiffres

Publié le : 20/11/2007 

L'UFC-Que Choisir a pris connaissance des critiques publiques émises ce lundi par la Fédération des entreprises de l'eau (F2PE) relatives à l'étude qu'elle a réalisée sur le prix de l'eau. Cependant, l'UFC-Que Choisir réaffirme la validité de ses calculs et de ses conclusions.

Sur le fond, l'étude de l'UFC-Que Choisir se distingue des propos de la F2PE sur deux points principaux :

- Pour établir ses calculs, l'UFC-Que Choisir s'est appuyée sur des rapports émanant des pouvoirs publics qui sont cités et sourcés par son enquête. La F2PE se contente de puiser quelques chiffres dans les factures de Véolia et Suez en estimant qu'il s'agit de données objectives. Très clairement, nous préférons notre choix méthodologique et il ne sera pas modifié.

- L'étude de l'UFC-Que Choisir propose un compte détaillé en 67 lignes de coûts qui, au minimum, permet de cerner poste par poste les calculs de notre étude. La F2PE se contente de critiquer notre étude... mais ne propose aucun compte détaillé. Elle préfère renvoyer à des comptes administratifs extrêmement agrégés, donc illisibles, qui, par exemple, regroupent en un seul chiffre les investissements réalisés dans les usines d'eau, les canalisations et les branchements.

C'est sur ce deuxième point que l'attitude de Véolia et Suez est inacceptable : avant de disserter sur le raisonnement de l'UFC-Que Choisir, ces entreprises devraient déjà proposer de rendre publics leurs comptes détaillés pour les agglomérations que nous avons étudiées. Le débat pourrait alors s'établir sur des bases factuelles.

Pour ce faire, nous avons mis à disposition des entreprises et des collectivités concernées une rubrique de notre site internet www.quechoisir.org qui propose, sans commentaires, les calculs détaillés de ces acteurs. A ce jour, faute de participants, cette rubrique est une page blanche.

L'UFC-Que Choisir réitère son appel aux maires : la clé d'une meilleure gouvernance de l'eau reste dans les mains des élus locaux qui doivent renégocier leurs contrats et initier des baisses de prix. De ce point de vue, l'agglomération de Lyon est un modèle : les calculs de l'UFC-Que Choisir soulignaient que le prix était trop élevé et la collectivité a contraint les distributeurs d'eau à une baisse de 16 % du tarif.

Pour consulter les résultats de notre enquête, cliquez ici.