Chaudières à gaz

Sécurité à revoir

Publié le : 12/10/2008 

Malgré des améliorations, les installations de chaudières à gaz neuves présentent toujours des taux importants de non-conformité. Étant donné le danger pour les consommateurs, la Commission de sécurité des consommateurs (CSC) se prononce pour des contrôles inopinés et des sanctions plus sévères pour les professionnels.

 

Une chaudière à gaz mal réglée comporte des risques importants d'incendie ou d'explosion, voire d'intoxication au monoxyde de carbone. Heureusement, depuis 1990, des progrès notables ont été faits. Les installations neuves sont plus fiables. Pour autant, elles sont loin d'être parfaites. Selon les organismes chargés des contrôles, 5 % d'entre elles présentent encore des anomalies sérieuses, dont 1 % sont ni plus ni moins que des dangers graves et immédiats. La Commission de sécurité des consommateurs (CSC), qui a reçu de nombreuses plaintes, estime que cela n'est « évidemment pas admissible s'agissant de défauts pouvant conduire à un risque grave pour la santé des consommateurs présents dans le logement ». D'autant que les chiffres ne reflètent probablement pas la réalité : les contrôles ne sont effectués que toutes les 25 installations, et jamais de façon inopinée. Les installateurs ont donc tout le temps de s'y préparer. Au final, l'état général du parc est certainement plus dégradé que ne le laissent penser les statistiques.

Ne plus sous-traiter la sécurité

La CSC réclame logiquement que le problème soit pris au sérieux. Relevant dans un avis récent « l'inadaptation des formations professionnelles dédiées à l'installation et à l'entretien des chaudières à gaz », elle demande aux pouvoirs publics de muscler les compétences des professionnels du chauffage. Parallèlement, l'instance s'adresse directement aux chauffagistes, les appelant à ne pas sous-traiter leur travail à des entreprises moins qualifiées. Enfin, un « renforcement de la réglementation sur le contrôle des chaudières nouvellement installées » s'impose, et à ce titre, la CSC plaide pour des contrôles inopinés, avec, en cas de non-conformité, des sanctions sévères à la clé, comme le retrait de la qualification professionnelle de l'installateur.

Anne-Sophie Stamane

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