Fraude nigériane

Gare aux faux remboursements

Publié le : 28/08/2009 

La Répression des fraudes (DGCCRF) met en garde contre un courrier diffusé par courriel qui, sous son aspect officiel, a pour objectif de soutirer un peu plus d'argent à d'anciennes victimes de fraude nigériane.

 

Les escrocs ne manquent ni d'imagination ni de culot. La preuve en est avec cette nouvelle pratique dans laquelle certains d'entre eux n'hésitent pas à s'ériger en défenseurs des victimes pour leur soutirer encore un peu plus d'argent. C'est la direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes qui donne l'alerte. Dans un communiqué, la DGCCRF évoque un étrange courrier à en-tête censé provenir de la Sacem, la société des auteurs compositeurs, que des consommateurs ont reçu par courriel. Le cachet de la DGCCRF y figurerait également. Ce courrier est censé les informer de la mise en place d'une campagne de remboursement des victimes de la fraude à la nigériane, une arnaque en vogue sur Internet dans laquelle l'escroc, le plus souvent basé en Afrique, se fait passer pour une personnalité importante cherchant à sortir une forte somme d'argent de son pays. Pour y parvenir, elle demande à son interlocuteur de verser une somme destinée à couvrir d'imaginaires frais de transfert. Une somme que la victime ne reverra jamais.

Le courrier évoqué par la DGCCRF est censé venir en aide à ces victimes. Pour bénéficier du remboursement promis, il suffirait de verser, par virement, la somme de 350 euros et d'envoyer par courriel quelques données confidentielles, dont des données bancaires relatives au fameux virement.

Évidemment, sous ses airs officiels, ce courrier est un faux. Aucune campagne de remboursement de ce genre n'est prévue par une quelconque institution ou un ministère. À l'origine de cette missive, des escrocs qui profitent du désarroi des victimes pour leur soutirer encore plus d'argent. La DGCCRF, qui a porté plainte, conseille à ceux qui auraient déjà versé les 350 euros de se rapprocher de l'antenne de la Répression des fraudes de leur département afin, à leur tour, d'engager une procédure. Pour ceux qui ont reçu ce courriel, il n'y a qu'une chose à faire : le mettre à la poubelle.