Pass touristiques Calculez avant de craquer

Pass touristiques

Calculez avant de craquer

Des forfaits visites + transports, vendus par les municipalités ou des sociétés privées, sont proposés dans la plupart des villes touristiques. Leur intérêt dépend de votre façon de voyager.

 

Les pass touristiques promettent monts et merveilles aux visiteurs : entrée gratuite dans des dizaines de musées et d’attractions, réductions dans des restaurants, transport illimité… Avant de craquer, mieux vaut établir un planning de vos visites. Si vous souhaitez prendre votre temps et flâner, un pass sera difficile à rentabiliser. Au contraire, si vous préférez courir de musée en monument, ce sera peut-être le cas, à condition de bien calculer les temps d’attente, de visite et de déplacement entre les sites. Les questions à se poser :

  • Les musées que je souhaite visiter sont-ils inclus ?
  • Puis-je bénéficier, sans pass, d’entrées gratuites (l’accès à beaucoup de monuments est libre, par exemple, le premier dimanche du mois) ou de réductions (étudiant, senior…) ?
  • La ville se découvre-t-elle facilement à pied ou prendrai-je souvent les transports en commun ?

 

Parmi les pass de trois jours rentables, citons :

  • le Berlin museum pass (29 €) ;
  • le Roma pass (38,50 €) ;
  • la Lisboa card (42 €) ;
  • le très cher London Pass (146 €), qui permet d’accéder aux (très onéreux) sites les plus importants de la ville.

À l’inverse, le Madrid city pass (97 € sans limite de temps) est difficile à rentabiliser sans visiter un grand nombre de musées… qui ne vous intéresseront pas tous forcément.

 

Voici aussi quelques conseils pour faire des économies dans les villes les plus chères de notre classement.

Venise. Évitez l’été, quand les tarifs sont multipliés par quatre. Pour les 6-29 ans, la carte Rolling Venice (6 €) offre des réductions sur les transports et les monuments.

Londres. En présentant un billet de la National Rail (comme celui depuis l’aéroport), vous bénéficierez de l’offre 2 for 1 (deux entrées pour le prix d’une) dans de nombreux monuments.

Florence. La Firenze card est chère (85 € pour 72 heures) mais fait office de coupe-file dans les musées. L’attente au guichet étant souvent supérieure à deux heures, ça s’étudie…

Copenhague. Pratiquement toutes les bouteilles y sont consignées, n’oubliez pas de les rapporter en magasin.

Rome. En raison du jumelage des deux villes, les musées romains sont gratuits pour les Parisiens.

Édimbourg. La boisson nationale, le whisky, est très taxée… et plus chère qu’en France.

Vienne. L’opéra propose des places debout à partir de 4 €.

Berlin. Le bus 100 dessert les principaux monuments. Une bonne solution pour éviter les bus touristiques.

Grégory Caret

Observatoire de la consommation

gregorycaret