Camping-cars cloués au sol

Publié le : 19/11/2014 

Une dizaine d’habitants du Tarn n’arrivaient pas à faire immatriculer les camping-cars qu’ils venaient d’acheter. Le vendeur était en liquidation judiciaire et n’avait pas respecté ses engagements vis-à-vis du constructeur.

 

Au printemps dernier, une dizaine d’habitants du Tarn font l’acquisition d’un camping- car, de marque Rapido, auprès du magasin la Maison du plein air de Castres. Chacun prend possession de son véhicule mais se retrouve obligé de le laisser au garage, car il est impossible de le faire immatriculer faute de certificat de conformité ! Propriétaires de véhicules flambant neufs, mais interdits de circulation, les consommateurs décident de saisir l’UFC-Que Choisir du Tarn de leur problème. À 70 000 € le camping-car, le litige porte sur un total d’environ 700 000 €. « Nous nous sommes aperçus que la Maison du plein air avait été placée en liquidation judiciaire, raconte Francis Escande, président de l’UFC-Que Choisir du Tarn. Mais le vendeur s’était bien gardé de le dire aux acheteurs ! Nous avons aussi découvert qu’il existait une convention juridique entre Rapido, le constructeur, et la Maison du plein air, le dépositaire. Cet accord obligeait le magasin castrais à reverser à Rapido une partie de la somme récupérée grâce à la vente des camping- cars. Or, cela n’avait pas été fait. » Par conséquent, tant que la Maison du plein air ne payait pas Rapido, les camping- cars appartenaient à l’industriel, qui pouvait même les récupérer s’il le voulait. D’où l’impossibilité d’obtenir les certificats de conformité pour les immatriculer, et donc les assurer. Face à une telle impasse, l’association locale contacte le directeur de Rapido. Après plusieurs échanges, la situation finit par se débloquer : Rapido accepte d’adresser les certificats de conformité à chacun des propriétaires des camping-cars de sa marque.