Fragile chaudière

Publié le : 15/10/2015 

Mal posée, la chaudière à gaz murale chute brutalement et arrache toute la tuyauterie. L’installateur reconnaît ses torts mais son assureur refuse d’indemniser le client.

 

Désirant remplacer sa chaudière à gaz murale, un habitant de Chartres recourt aux services d’une entreprise locale. Facturée 2 896 €, la nouvelle chaudière donne satisfaction jusqu’à son premier entretien annuel, confié à un artisan. Au cours de l’opération, la chaudière se descelle brutalement, arrachant toute la tuyauterie (gaz, eau chaude, eau froide). L’artisan réa­lise alors que la chaudière n’était fixée que par trois vis. Prévenu, l’installateur refuse d’intervenir, exigeant une expertise préalable contradictoire. Le client sollicite l’aide de l’UFC-Que Choisir d’Eure-et-Loir. L’association locale adresse plusieurs courriers à l’installateur pour qu’il vienne réparer les désordres et remettre en marche la chaudière. Entre-temps, le client a dû acheter des radiateurs électriques pour se chauffer. Mais l’entreprise tarde à intervenir. Une expertise contradictoire est faite à la demande de l’artisan, en présence de l’installateur et des assureurs respectifs. Le client avance les frais d’expertise (750 €). L’installateur reconnaît son entière responsabilité et s’engage à réaliser les travaux de remise en état. La réparation est faite mais son assureur refuse d’indemniser le client. Ce dernier demandait 1 500 € pour la privation de chauffage et d’eau chaude pendant trois mois, un montant accepté par l’expert de l’entreprise. Devant ce refus, l’association locale conseille au particulier de saisir le tribunal d’instance. Au final, l’installateur et son assureur ont été condamnés solidairement à verser 3 445 € au titre de la réfection du local chaufferie, du préjudice de jouissance, des frais d’expertise et des frais de justice.