Encore trop de médicaments inutiles ou dangereux en circulation !

Publié le : 28/03/2011 

Alors que la publication par l’AFSSAPS de la liste de 77 médicaments placés sous surveillance a semé le trouble chez de nombreux patients, l’UFC-Que Choisir rend publique ce jour son analyse de cette tristement fameuse liste, et au vu de son constat accablant appelle les pouvoirs publics à agir sans délai.

En attirant pêle-mêle l’attention sur des médicaments à la dangerosité avérée et d’autres qui, bien qu’à surveiller, sont utiles, la publication de la liste des 77 médicaments, non accompagnée de recommandations, a accru la défiance des Français vis-à-vis des médicaments. L’UFC-Que Choisir a analysé chacun des médicaments et le résultat est sans appel (

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  • 31 d’entre eux sont à éviter, dont 8 particulièrement dangereux, sont à retirer du marché sans attendre : Actos, Arcoxia, Equanil, Hexaquine, Nexen, Valdoxan, Vastarel et Zyban. Plusieurs de ces médicaments sont d’ailleurs d’ores et déjà interdits à l’étranger. Faudra-t-il attendre de nouveaux drames pour que les autorités prennent leurs responsabilités ?

  • L’UFC-Que Choisir a par ailleurs passé en revue les médicaments à « vignette orange » (pris en charge à 15 % par l’assurance maladie). Alors que certaines de ces spécialités sont utiles, et mériteraient une meilleure prise en charge par la collectivité nationale, il apparaît à l’inverse que d’autres sont sans efficacité, voire, comme certains vasodilatateurs, dangereux.

Refusant que l’intérêt économique des laboratoires passe avant les impératifs de santé publique, l’UFC-Que Choisir rappelle que seuls les critères de santé doivent entrer en considération dans les décisions de mise sur le marché et de remboursement des médicaments.

Dans un double objectif de santé publique et d’économies, l’UFC-Que Choisir réclame une action sans délai des pouvoirs publics qui passe concrètement par :

  • Le retrait du marché des huit médicaments précités qui sont dangereux pour la santé ;

  • Le déremboursement des médicaments inefficaces, qui grèvent inutilement les finances publiques et contribuent à l’augmentation des primes d’assurances complémentaires santé.

En tout état de cause, la communication défaillante de l’AFSSAPS s’agissant des médicaments placés sous surveillance est une nouvelle preuve de l’urgence de la réforme de la politique du médicament, réforme qui se fait toujours attendre…

 

N.B. :