Afer

Nouvelle stratégie

Publié le : 25/05/2013 

La nouvelle voie judiciaire envisagée par l’un des groupes d’épargnants adhérents de l’Afer vise directement l’actuel président de l’association d’assurés.

 

Plusieurs groupements d’adhérents dénoncent les mesures illégales prises par Gérard Bekerman, l’actuel patron de la célèbre Association française d’épargne et de retraite (Afer) qui regroupe 730 000 adhérents. Sont particulièrement pointées des rémunérations exorbitantes sans respect de la procédure prévue et surtout la non-assistance aux adhérents dans leurs efforts pour se faire indemniser.

En réclamant la démission de l’actuel président, il s’agit  d’essayer de relancer le processus de réparation des adhérents victimes des détournements des fondateurs. Et d’espérer l’arrivée d’une nouvelle direction plus soucieuse des intérêts des épargnants.

Volte-face

La Cour de cassation a reconnu en 2009 les abus de confiance au détriment des adhérents, et évalué le préjudice à 129 millions d’euros. Mais les épargnants n’ont toujours pas vu la moindre couleur de cet argent. Gérard Bekerman s’était bien engagé dans ce sens et avait initié en 2012 une requête en restitution devant la cour d’appel de Paris au bénéfice des adhérents... Mais depuis, plus rien. Plusieurs responsables de groupements d’épargnants lésés pensent que cette procédure n’aurait servi qu’à gagner du temps. Effectivement, la constitution de partie civile dans l’affaire des détournements se prescrit en juin prochain.

Déficit de démocratie

Une voie judiciaire semble d’autant plus nécessaire pour les groupements de défense d’adhérents que tous dénoncent le déficit de démocratie qui règne dans les assemblées générales de l’Afer. « C’est totalement verrouillé. Que peut-on attendre d’une AG où le président détient plus de 60 000 pouvoirs sur 100 000 ? L’année dernière, on m’a même arraché le micro des mains pour que je ne puisse pas m’exprimer », dénonce François Nocaudie, fondateur de SOS Principes Afer, le plus ancien groupement d’adhérents de l’Afer. Affaire à suivre, sans jeu de mots, notamment lors de la prochaine AG du 25 juin à Nice où certains, moins pessimistes, estiment que Gérard Bekerman pourrait se retrouver minoritaire sur certains points.

Élisa Oudin