Faillite de Made.com Des centaines de victimes sur le carreau

Faillite de Made.com

Des centaines de victimes sur le carreau

Publié le : 12/11/2022 

Confronté à des difficultés financières, le vendeur de meubles design Made.com, basé en Angleterre, a mis la clé sous la porte. De nombreuses commandes risquent fort de ne jamais être honorées.

 

Après plusieurs semaines de flou, Made.com a définitivement baissé le rideau. Confronté à une baisse des ventes et à des problèmes d’approvisionnement, le vendeur de meubles et d’accessoires design à bon prix a annoncé la nomination d’administrateurs chargés de gérer ses affaires. Sur leur site, ces derniers ont annoncé la vente de la marque et du site web à la société Next Retail Limited. Mais les centaines, voire les milliers de Français qui attendaient une livraison en sont pour leurs frais car les risques sont grands qu’ils ne reçoivent jamais le produit qu’ils ont payé, ni ne revoient l’argent qu’ils ont versé.

Plusieurs cas se présentent.

1 – Le produit a été confié à un transporteur.

Les administrateurs de Made.com ont indiqué que près de 4 500 commandes de clients basés au Royaume-Uni et en Europe, qui avaient déjà été confiées à des transporteurs, sont en cours de livraison. Les clients qui sont dans ce cas devraient donc finir par recevoir leur colis. Néanmoins, il n’est pas impossible qu’un transporteur refuse de livrer un produit tant qu’il n’est pas certain d’être payé. Dans ce cas, il est en droit de demander au client final de payer à nouveau le transport, ce qui peut être un moindre mal pour éviter de perdre trop gros.

2 – Le produit est toujours en cours de fabrication.

Dans ce cas, il ne sera pas livré. Les administrateurs invitent les victimes concernées à déclarer leur créance en respectant une procédure qui devrait être dévoilée prochainement. La société étant basée à Londres, celle-ci devra certainement se faire en langue anglaise, pour un résultat très aléatoire. Dans ces conditions, l’idéal est de trouver rapidement une solution de remboursement alternative, notamment en s’adressant à son prestataire de carte bancaire (Visa, Mastercard ou autre). Ils intègrent en effet dans certains de leurs contrats une assurance en cas de non-livraison de commandes passées en ligne. N’hésitez pas à appeler le service client pour lui demander si une telle clause est présente dans votre contrat. En revanche, méfiez-vous des professionnels (notamment de certains avocats) promettant, contre rémunération, de vous inscrire dans une action collective. Les délais de justice sont tellement longs que la moindre action ne sera pas finalisée avant plusieurs années.