Ryanair

Et maintenant, l'enregistrement !

Publié le : 19/03/2009 

En facturant, à partir d'aujourd'hui, des coûts d'enregistrement, la compagnie Ryanair allonge une nouvelle fois la liste des suppléments imposés à ses clients. Une tendance lourde dans le monde du transport aérien.

 

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Provocation ? Il y a quelques semaines, Michael O'Leary, l'iconoclaste patron de la compagnie aérienne à bas coût (low cost) Ryanair, avait envisagé de facturer l'accès aux toilettes de ses avions. Le projet n'a finalement pas vu le jour. Pour l'instant, du moins. Car sa compagnie se montre toujours très imaginative pour alourdir la note de ses passagers !

Depuis aujourd'hui, ceux qui voyagent avec des bagages en soute doivent payer 5 euros par trajet lors de leur enregistrement en ligne. S'ils le font à l'aéroport, cela leur coûte 10 euros. Dans tous les cas de figure, ce nouveau prélèvement s'ajoute aux frais de transport desdits bagages (10 euros pour le premier, puis 20 euros à partir du deuxième).

Mais cette mesure est appelée à évoluer dans le temps. À partir du 1er mai, elle concernera tous les passagers Ryanair enregistrés en ligne, qu'ils aient ou non des bagages en soute. Pour ceux qui s'obstineront à s'enregistrer à l'aéroport, la note passera à 20 euros. Une possibilité qui sera supprimée le 1er octobre prochain. Par la suite, il n'y aura pas d'autres solutions qu'Internet. Une « option obligatoire » qui restera facturée 5 euros par personne et par trajet.

D'ici à l'automne prochain, Ryanair espère en effet avoir complètement supprimé ses comptoirs d'enregistrement dans les aéroports. Mais, paradoxalement, ces gains de productivité (moins de personnel et plus de rapidité) alourdissent... la facture du passager, celui-ci devant donc payer pour s'enregistrer exclusivement en ligne !

Exceptionnelle il y a encore une vingtaine d'années, la facturation de services, en sus du prix du billet en lui-même et des taxes d'aéroport, est devenue la norme dans le transport aérien. Ce sont les compagnies à bas coût, comme Ryanair ou Easyjet, qui ont lancé le mouvement, très vite suivies par les compagnies classiques. Ainsi, sur certains de ses vols, Air France applique désormais un supplément de 50 euros aux passagers qui souhaitent s'asseoir près des issues de secours afin de bénéficier de davantage d'espace pour leurs jambes.

La différence entre le tarif toutes taxes comprises de départ et le prix réellement payé par l'usager peut être importante. Bref, à quand un supplément pour le sourire de l'hôtesse ou « l'option obligatoire payante » ceinture de sécurité sur son siège ?

Arnaud de Blauwe

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