SMS commerciaux

Les bons réflexes pour les éviter

Publié le : 04/06/2008 

Tout formulaire de contact est prétexte à la collecte d'informations concernant les consommateurs. Le numéro de téléphone mobile, notamment, permet aux annonceurs d'envoyer des publicités par SMS. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) formule ses conseils pour éviter ces messages importuns.

 

Le téléphone mobile fait le bonheur des spécialistes du marketing, qui voient en lui un nouveau canal de diffusion de campagnes de publicité. Des dizaines de sociétés se sont spécialisées dans l'exploitation de fichiers contenant, notamment, le profil et le numéro de téléphone de consommateurs. Et pour cause, ces bases de données se vendent (ou se louent) à prix d'or pour les envois massifs de publicités par SMS.

Si vous recevez ce genre de messages, c'est que... vous l'avez accepté. C'est d'ailleurs ce qui les distingue des spams, ou pourriels, qui pullulent également sur les téléphones mobiles. Tout formulaire rempli, à quelque occasion que ce soit (souscription d'un contrat, livraison de courses à domicile, achat sur Internet, participation à un jeu...), est prétexte à la collecte d'informations. Adresse postale, adresse de courrier électronique, numéro de téléphone fixe, mobile, date d'anniversaire, hobbies... tout est bon à prendre ! Car ces informations permettent aux annonceurs de cibler leurs campagnes publicitaires. Par défaut, le consommateur accepte que ces données soient utilisées à des fins de prospection. Pour s'y opposer, il faut cocher une case, souvent très discrète.

Pour permettre aux consommateurs d'y voir plus clair, la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) vient de publier une notice d'information concernant ces SMS commerciaux. Elle rappelle en outre qu'« une société peut adresser des SMS de prospection à des personnes qui sont déjà ses clients pour des produits ou services analogues à ceux qu'ils ont déjà achetés. Les clients doivent néanmoins avoir la possibilité de demander gratuitement à ne plus recevoir de SMS ».

« STOP »

Une bonne initiative pour faire cesser les envois, poursuit la Cnil, consiste à demander à son opérateur mobile s'il a mis en place une procédure d'opposition. Par exemple, SFR et Bouygues proposent à leurs abonnés de répondre « STOP » à l'émetteur (SMS décompté du forfait). « En retour, l'émetteur doit vous adresser un Texto confirmant qu'il a pris en compte votre demande », précise SFR sur son site Internet.

En cas d'abus, de messages à caractère mensonger ou engendrant des coûts de communication excessifs, les consommateurs peuvent adresser un courrier à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) (1). La commission invite également les destinataires de messages récurrents à rapporter leur mésaventure sur la boîte de signalement ouverte sur son site Internet (www.cnil.fr). La Cnil peut contrôler les sociétés les plus souvent mises en cause et prononcer à leur encontre des sanctions, notamment financières, en cas de manquement à la loi.

Pour limiter ou faire cesser les SMS commerciaux

- Faire preuve de vigilance lors de la communication de son numéro de téléphone. Il convient de vérifier si la société qui collecte cette information indique que des cessions à des partenaires commerciaux sont envisagées et donne la possibilité de s'y opposer.

- Ne pas rappeler les numéros spéciaux mentionnés dans les SMS.

- Demander à son opérateur de téléphonie mobile s'il a mis en place une procédure d'opposition.

1. DGCCRF-Teledoc 080 - 59, boulevard Vincent-Auriol - 75703 Paris Cedex 13

Camille Gruhier