Tapis de caisse

Ça roule pas si bien

Publié le : 05/02/2012 

En magasin, le danger ne vient pas seulement des sols glissants, des chutes d’objets ou des chariots mal conçus. Dans un avis récent, la Commission de sécurité des consommateurs (CSC) met ces derniers en garde à propos des tapis de caisse afin d’éviter blessures aux doigts et contaminations par manque d’hygiène.

 

Aïe, les doigts ! Ça coince ou ça pince aux tapis de caisse… Non seulement ils peuvent blesser, mais ce sont aussi de véritables nids à microbes, à en croire la Commission de sécurité des consommateurs (CSC), qui conseille de ne pas y poser de denrées alimentaires non emballées. En cause d’abord, des défauts de conception : 30 % du parc actuel (de 120 à 150 000 caisses) ne serait pas conforme aux exigences de sécurité. Ensuite, le manque d’entretien : la maintenance est souvent sous-traitée et les notices des fabricants de tapis manquent d’informations sur les produits compatibles ou non avec les matériaux utilisés.

Une fois encore, la CSC déplore le manque de statistiques annuelles de la part des grandes surfaces (alimentaires, bricolage, jardinage). Elle les réclame depuis… 2001, date de ses premiers avis sur les accidents survenus dans ces lieux de vente (crochets d’exposition sans embout, caddies mal conçus, chutes d’objets lourds, objets coupants exposés sans protection, glissades sur des sols humides…). Des guides pratiques sur la sécurité ont été rédigés par les grandes fédérations professionnelles et des enquêtes régulièrement menées par les services de la Répression des fraudes (DGCCRF). Au vu des accidents dont elle a été informée, la CSC leur demande de mener une enquête spécifique sur ces tapis.

Nouvelles normes

Aux professionnels, elle demande de participer aux travaux de normalisation pour créer un référentiel sur les meubles de caisse (espace entre le bord du tapis et le meuble, capot de protection et son système de fixation, entretien….). Et de faire un inventaire de leurs meubles de caisse, de les désinfecter régulièrement, d’apposer un pictogramme demandant au public de ne pas poser les mains sur les tapis et enfin de rendre publiques leurs statistiques d’accidents. Aux consommateurs enfin, elle prône la vigilance. Vis-à-vis des enfants d’abord, mais la CSC signale que des adultes ont aussi été victimes d’accidents (un cas d’amputation d’un doigt ; un choc électrique subi par une caissière).

Micaëlla Moran