Tarifs postaux

Le timbre passe à 0,58 euro

Publié le : 18/05/2010 

À compter du 1er juillet prochain, le prix du timbre pour les lettres de moins de 20 grammes passera de 56 à 58 centimes, soit une hausse de 3,36 %. Dans sa nouvelle grille tarifaire, La Poste a choisi d'épargner les grands émetteurs : pour eux, les tarifs n'augmenteront pas.

 

Le 1er juillet prochain, envoyer du courrier coûtera en moyenne 1,6 % plus cher. Parmi les différents tarifs, c'est le timbre pour les lettres de moins de 20 grammes qui subit la plus forte augmentation : 3,36 %, pour un prix qui passera de 0,56 à 0,58 euro. Depuis 2003, date à laquelle il atteignait 0,50 euros, le prix du timbre croît régulièrement (0,53 euro en 2005, 0,54 euro en 2006, 0,55 euro en 2008 et 0,56 euro en 2009). Selon La Poste, l'impact de cette nouvelle augmentation sur les consommateurs sera faible, environ 0,10 euro par mois et par foyer. En tarif économique, le prix du timbre passera de 0,51 à 0,53 euro. Pour les lettres de 20 à 50 grammes, le timbre passe de 0,90 à 0,95 euro (+2,56 %).

Cette nouvelle grille tarifaire est conforme au cadre réglementaire fixé par l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep). En décembre 2008, le régulateur avait interdit une augmentation annuelle supérieure à 2,3 % entre 2009 et 2011. Elle est toutefois plus favorable aux entreprises qu'aux particuliers. La Poste dit avoir « tenu compte du contexte économique difficile » : pour les grands émetteurs (courriers relationnels et publicitaires), les tarifs n'augmenteront pas, et pour l'offre adaptée aux PME, la hausse sera limitée à 0,6 %. C'est pourtant bien grâce aux entreprises que La Poste pourrait rééquilibrer ses comptes : elles émettent en France 90 % des flux de courrier. Le volume de courrier géré par La Poste suit une tendance à la baisse depuis plusieurs années. En 2008, les envois en nombre ont encore diminué légèrement (-0,7 %), mais c'est surtout le courrier dit « égrené », c'est-à-dire l'ensemble du courrier des particuliers et des petites entreprises, et le courrier non industriel des entreprises en général, qui accuse une forte baisse (-5,7 %).

Camille Gruhier