Allianz joue la montre

Publié le : 22/03/2017 

Le couple de retraités bénéficiait d’une assurance assistance en cas de décès. Mais à la mort de l’épouse, l’assureur prétexte une déclaration tardive pour refuser sa garantie.

 

Client de La Banque postale, un couple de retraités habitant la Mayenne souscrit, à travers la carte Visa Classic, une assurance assistance en cas de décès, doublée d’une garantie d’assurance décès accidentel. L’épouse décède à Limoges le 5 décembre 2014 et son corps est rapatrié à Ernée, son lieu de résidence. C’est en consultant différents documents que sa fille s’aperçoit, six jours plus tard, de l’existence de ces assurances. Elle compose le numéro indiqué sur la carte Visa. Il s’agit de celui de la société Allianz, qui gère les contrats de La Banque postale. Mais l’assureur refuse la prise en charge du transfert du corps au motif de ne pas avoir eu l’accord préalable. La fille du couple s’adresse alors à l’UFC-Que Choisir. L’association locale interpelle Allianz sur son refus de prise en charge et saisit le médiateur de la Fédération française des sociétés d’assurances. Allianz persiste néanmoins dans son refus. L’UFC-Que Choisir de Laval insiste, rappelant que si le contrat carte Visa Classic remis aux retraités lors de leur souscription prévoit bien qu’il faut déclarer le sinistre sous 15 jours, il précise aussi qu’Allianz doit démontrer avoir subi un préjudice pour refuser la prise en charge au-delà. Ce qui n’était nullement le cas, la fille du couple ayant contacté l’assureur six jours après le décès de sa mère. Allianz a fini par indemniser les frais de rapatriement (821,50 €) du corps de la défunte de Limoges à Ernée.