Lisez bien le contrat

Publié le : 23/04/2012 

À la mort de son mari, une habitante de la Haute-Vienne souhaite faire jouer l’assurance décès invalidité que son époux avait souscrite dans le cadre d’un emprunt immobilier. L’assureur refuse. Motif : l’époux s’est donné la mort et le suicide figure ­parmi les clauses d’exclusion. La veuve contacte alors l’UFC-Que Choisir de Limoges. La lecture attentive du contrat montre que si le suicide fait bien partie des exclusions, il ne peut être retenu que s’il intervient au cours de la première année après la signature du contrat. Or, l’assuré est décédé deux ans et quatre mois plus tard. L’UFC-Que Choisir locale rappelle les termes du contrat à l’assureur, ­lequel annule le solde du crédit ­immobilier en cours, soit 46 000 €.

Jean-Paul Geai