Hôtel des horreurs

Publié le : 25/04/2014 

Le corps d’une jeune femme ayant été retrouvé dans la citerne d’eau potable de leur hôtel, à Los Angeles, des touristes français doivent changer d’établissement à leurs frais. Expedia rechigne à les indemniser.

 

Un couple de Nantais achète un voyage à Los Angeles, aux États-Unis, auprès d’Expedia.fr. Dix jours après son arrivée au Cecil Hotel, on découvre un corps flottant dans un des réservoirs d’eau potable de l’établissement. La police ordonne la fermeture de l’hôtel pour les besoins de l’enquête. Les Français se retrouvent sans toit quatre jours avant la fin de leur séjour. Ils préviennent le voyagiste, qui leur propose un autre hébergement aux prestations nettement inférieures à celles de leur réservation. Ils préfèrent chercher par eux-mêmes un autre établissement. Leurs démarches entraînent des frais et, de retour en France, ils demandent le remboursement des dépenses engagées pour se reloger. Le voyagiste leur propose 330 €, ainsi qu’un avoir de 200 €, alors que le total de leurs frais s’élève à 960 €. Le couple saisit donc l’UFC-Que Choisir de Nantes. Dans un courrier à Expedia.fr, l’association locale rappelle qu’agissant en tant qu’agence de voyages le site n’a pas rempli ses obligations contractuelles. Si les clients ne pouvaient prétendre au remboursement intégral de leurs dépenses, au moins pouvaient-ils exiger réparation du préjudice subi (tracas du relogement, changement de résidence, consommation d’eau du réservoir contenant le corps…). D’autant que l’hôtel était connu pour avoir été le cadre de plusieurs suicides et avoir servi de résidence à deux tueurs en série dans les années 80. Le couple a obtenu 1 257 € en réparation, dont 300 € pour préjudice d’agrément.