Indesit dérouille

Publié le : 25/09/2012 

À peine achetée, la plaque de cuisson se révèle piquée de rouille. « Défauts esthétiques », soutient le fabricant pour ne pas accorder sa garantie. À tort.

 

Huit jours après l’achat d’une table de cuisson Scholtès (4 feux gaz) payée 299 €, monsieur T., de Loire-Atlantique, découvre que la grille de support en fonte et la plaque Inox sous un brûleur sont piquées de rouille. Il en informe immédiatement le vendeur et le fabricant, Indesit. Des représentants Indesit viennent chez lui constater les défauts. Pourtant, le fabricant n’accorde pas sa garantie au motif qu’elle « ne s’applique pas sur les pièces esthétiques ». Le client conteste. Dans sa nouvelle réponse, l’industriel persiste et ajoute que sa « garantie ne saurait s’appliquer aux pièces en matière plastique, émail, verre ou caoutchouc ». Le consommateur s’adresse alors à l’UFC-Que Choisir de Nantes. Aucun des motifs invoqués par Indesit n’est recevable, affirme l’association locale. Les organes en cause ne sont pas de nature esthétique, la grille de support est essentielle pour le maintien des récipients et les matières en cause sont en métal. Le client s’étant manifesté moins d’un mois après l’achat, la garantie de conformité (art. L. 211-1 et suivants du code de la conso) joue à plein. Elle prévoit, entre autres, que les défauts qui apparaissent dans les six mois après un achat sont présumés avoir existé lors de la vente, ce qui dispense l’acheteur d’en faire la preuve. Et la solution passe par la réparation ou le remplacement du bien, voire son remboursement si le client l’exige. Mais Indesit récuse ces arguments. Reste la procédure judiciaire. Devant une telle menace, le fabricant a fini par accepter le changement de la plaque de cuisson.

Jean-Paul Geai