Disparition du « 12 » programmée en avril

Annuairistes, opérateurs : la soupe est servie !

Publié le : 02/11/2005 

Avec l'arrivée des 118XYZ et la disparition du 12 en avril prochain, l'ARCEP a tout organisé pour jeter les consommateurs dans les filets de 27 sociétés (annuairistes et opérateurs de téléphonie) qui, sous couvert de fournir le service universel de base, sont surtout impatientes de pouvoir les diriger vers des services additionnels lourdement surtaxés (horaires d'ouverture et menu d'un restaurant, itinéraire routier, prévision météo...).

Le dispositif est aberrant pour plusieurs raisons :

- Le service universel, feu le 12, sera à terme utilisé comme produit d'appel pour un nouveau marché de services de renseignements dits à « valeur ajoutée ». Les consommateurs ne pourront plus obtenir simplement un numéro de téléphone de l'hôpital, d'un collègue de travail ou d'un ami sans devoir faire face aux sollicitations d'un marchand de services en tous genres. Il est donc mensonger de dire que le 118XYZ est l'équivalent du « 12 ».

- L'actuel prix de France Télécom sur le 12, régulé par l'ARCEP, est en principe orienté vers les coûts. En ce cas, comment les différents prix du service de base en 118XYZ pourraient-ils être moins élevés, si ce n'est à le faire au détriment de la qualité ?

- La multiplication des numéros (57 attribués à ce jour) pour accéder à un même service de base est source de complication et d'opacité pour le consommateur. En Angleterre, où ce dispositif existe, les consommateurs perdus et excédés par l'attitude des annuairistes appellent de moins en moins le service de renseignement universel !

- Les consommateurs qui ont choisi de restreindre leur ligne aux appels locaux ne pourront pas accéder au 118XYZ. Cela concerne plus d'un million d'abonnés. Par contre, tous les 118XYZ seront accessibles depuis un mobile à un prix fortement majoré : les parents de jeunes consommateurs apprécieront !

Dans ces conditions, l'UFC-Que Choisir :

- appelle les consommateurs à continuer, jusqu'à sa disparition en avril, à n'utiliser que le 12.

- réitère auprès de l'ARCEP sa demande d'obliger les sociétés à réserver certains 118XYZ à la délivrance exclusive du service de renseignement de base, sachant que pour les services additionnels dits « à valeur ajoutée », les professionnels disposent potentiellement de plusieurs centaines de numéros 118XYZ pour les développer.