Compteur Linky « Des risques sanitaires peu probables »

Compteur Linky

« Des risques sanitaires peu probables »

Publié le : 16/12/2016 

L’expertise de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) sur les effets sanitaires potentiels des compteurs communicants Linky était très attendue. Elle vient de sortir et devrait rassurer les inquiets.

 

Face aux inquiétudes que suscite le compteur électrique Linky, la direction générale de la Santé avait chargé l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, d’une expertise visant à évaluer l’exposition de la population aux champs électromagnétiques émis par les compteurs communicants et les effets sanitaires potentiels associés.

Cette expertise était très attendue, tant par les élus locaux soumis à la forte pression des militants anti-Linky que par les usagers légitimement inquiets face à ces nouveaux compteurs.

Les consommateurs peuvent être rassurés par l’expertise publiée jeudi 15 décembre. Elle conclut en effet « à une faible probabilité que l’exposition aux champs électromagnétiques émis par les compteurs communicants, dans la configuration de déploiement actuelle, engendre des effets sanitaires à court ou long terme ».

Que ce soit en champ électrique ou magnétique, précise l’Anses, « les compteurs Linky sont à l’origine d’une exposition comparable à celle d’autres équipements électriques déjà utilisés dans les foyers depuis de nombreuses années ». Autrement dit, les compteurs Linky ne présentent pas plus de risques pour la santé que les téléviseurs, les chargeurs d’ordinateur portable ou les tables de cuisson à induction.

 

Rapport à venir de l’Agence sur l’électrosensibilité

L’Anses note cependant que les objets connectés se multipliant, la question de l’exposition de la population aux champs électromagnétiques doit être anticipée et systématisée avec de nouvelles normes techniques et une information claire et compréhensible fournie aux usagers. Une avancée qui serait précieuse pour les personnes électrosensibles, le rapport à venir de l’Agence sur l’électrosensibilité est également très attendu.

Concernant Linky, on devrait prochainement confirmer avec précision les niveaux d’exposition, déjà reconnus faibles. À la demande de l’Anses, le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) est en train de mener une campagne de mesures en situation réelle. Elle porte à la fois sur l’exposition des usagers aux compteurs électromagnétiques classiques et aux nouveaux compteurs Linky.

Mais quels que soient ses résultats, il y a fort à parier que les militants anti-Linky radicaux ne désarmeront pas, eux qui usent et abusent de la désinformation en accusant même l’UFC-Que Choisir d’être pro-Linky ! Toutes les prises de position de l’association et tous les articles consacrés au sujet dénoncent pourtant sans relâche l’absence d’intérêt de Linky pour les consommateurs, son coût et le risque vis-à-vis de la protection des données personnelles. Sans pour autant inventer des risques pour la santé ou mettre les usagers face à un risque ultérieur de coupure de courant ou de facturation de relevé.

Élisabeth Chesnais

echesnais@quechoisir.org