Gilet airbag pour motard Prise en main

Gilet airbag pour motard

Prise en main

Publié le : 18/01/2015 

Utilisé en compétition, le gilet airbag pour motard se démocratise pour les particuliers. Un peu contraignant à enfiler les premières fois, il s’avère discret à l’usage et, surtout, il ne gêne pas le conducteur.

 

Spécialiste de l’équipement du motard, Dainese propose un gilet airbag, le D-Air Street, destiné à protéger, en cas d’accident, le dos, les clavicules et le thorax. Des capteurs, installés sur la fourche et sous la selle, enregistrent les mouvements du deux-roues avant d’être analysés par un calculateur central. Ainsi, selon le fabricant, le système est capable de reconnaître toutes les situations critiques : chute seule, choc par l’arrière, choc frontal ou latéral… Dès lors, le gilet se gonfle en 45 millisecondes maximum. Mais l’intérêt principal de ce nouveau gilet est que la liaison entre le système et le gilet soit sans fil, ce qui laisse une totale liberté de mouvement. L’autre partie visible du dispositif, l’écran installé sur le guidon et qui permet de contrôler le bon fonctionnement du système est plutôt disgracieux et trop volumineux. Et cela d’autant plus qu’il ne fournit que deux informations réellement intéressantes : le niveau de charge de la batterie du gilet et la liaison correcte entre le gilet et le système.

Le gilet possède d’ailleurs une autonomie d’environ 10 heures, un délai que nous avons effectivement constaté. Espérons qu’au fil des mois, voire des années, celle-ci reste du même ordre. Toutefois, pour préserver l’autonomie de la batterie du gilet, il faudra penser à l’éteindre après chaque utilisation. De même, il est conseillé de ne l’allumer qu’une fois installé sur le deux-roues afin de s’assurer de la bonne interaction avec le boîtier électronique. Un détail agaçant : si le moteur se coupe alors que la liaison a déjà été établie, en cas de calage par exemple, il faudra alors éteindre puis rallumer le gilet pour qu’une nouvelle connexion s’établisse. Cette opération s’effectue toutefois sans problème et l’interrupteur est facile à manipuler, même avec un gros gant d’hiver.

Au moment de l’achat, il faudra faire attention à la taille du gilet car il faut prévoir les différences d’épaisseur entre la tenue d’été et celle d’hiver. Toutefois, comme il est doté de larges élastiques, il accepte des différences de taille, mais il ne faudra pas prendre une taille trop large si vous l’achetez en hiver (et inversement si vous l’achetez en été). Enfin, une fois l’habitude prise de l’enfiler, nous avons apprécié le maintien qu’offre le D-Air Street grâce, notamment, à une dorsale très efficace. Et, son dos réfléchissant jaune est également un plus non négligeable en termes de sécurité car il permet de se rendre visible de loin.

Notre avis

Sans fil, le gilet airbag est confortable et permet de conserver une totale liberté de mouvement. Deux reproches : son prix (799 € puis 299 € pour un reconditionnement après déploiement) et l’écran de contrôle disgracieux.